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 Parce qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis | Summer

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MessageSujet: Parce qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis | Summer    Dim 11 Déc 2011 - 17:00


→ Summer & Stew

Dans cette ruelle sombre j’étais soudainement livré à moi-même, je regardais Summer partir sans même se retourner et j’étais comme figé par cette saleté d’orgueil mal placé. J’étais incapable de bouger et de la rattraper. Cette pseudo dispute était tellement idiote, tellement puéril, que je n’étais pas capable d’y mettre fin. Je me sentais trahis par elle alors qu’elle avait tous les droits et que nous étions rien d’autre que des amis. La colère m’a fait dire des choses idiotes que je ne pensais même pas mais que je me sentais obligé de dire pour la blessée et lui faire du mal. Accompagné de ma nouvelle conquête Leila je regardais la jeune blonde partir avant de me retourner vers celle-ci, mon regard était clair, je n’irais pas plus loin ce soir, je n’étais plus du tout en état pour une folle partie de jambe en l’air avec cette jeune femme aussi séduisante soit elle. Vexée elle est partie me laissant totalement seul dans ma prison. Rentrant chez moi je repensé à tous cela, je ne comprenais pas pourquoi j’avais été si agressif avec Summer, pourquoi j’étais si furieux de la savoir en lien avec Clark ou bien avec un autre homme, pourquoi je ressentais ce besoin d’être jaloux chaque fois que je l’imaginais demander de la drogue à mon associé. Est-ce qu’il était réellement question de drogue ? Pas sûr. C’était bien autre chose et je ne voulais même pas penser à cette autre chose qui germer au fond de mon esprit, je mettrais tout en œuvre pour le rejeté de mon esprit et cela commence par ne surtout plus reprendre contact avec la jeune blonde. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait. Une fois arrivé chez moi, j’ai regardé le numéro de téléphone de Summer et je me suis demandé si je ne devais pas le supprimer définitivement de mon téléphone, après tout nous avions dit ce que nous avions sur le cœur, elle n’était soit disant plus rien pour moi et je n’étais plus rien pour elle. Nous en avions finit des prises de tête et de la rancœur que je lui lancer au visage sans pouvoir contenir cette rage sourde qui me brulait de l’intérieur. Au bout de quelques verres de whisky et de quelques cigarettes je me suis refusé à supprimer son numéro, au cas où… Oui au cas où, je me rendais compte que j’étais un idiot qui n’est pas capable de pardonner ou du moins de passer outre quelque chose qui le ronge. Je n’étais pas cet idiot et je me savais particulièrement têtu et horriblement rancunier pour revenir sur mes mots, encore une histoire d’égo mal placé je devais bien l’avoué mais on ne me changera, pas maintenant, je n’étais plus capable de changer et je ne souhaitais pas non plus. Un mois et demi plus tard. Je n’ai toujours pas de nouvelle de Summer et je dois avouer que je ne vais pas la voir non plus, j’espérais qu’elle fasse le premier pas mais je me doutais qu’elle ne le ferait pas. Elle à presque le même caractère que moi c’est donc évident qu’elle ne veuille pas me parler non plus. Parfois lorsque je suis dans le quartier de la jeune femme je vais jusqu’à son appartement et j’y passe devant sans pour autant m’y arrêter, c’est tellement pathétique que j’ai honte de me le rappeler. Devant cet appartement, devant cette porte je pourrais sonner et rentrer dans celui-ci, parler tranquillement avec elle et lui dire tous ce que j’ai sur le cœur. Mais il faudrait que je lui dise pourquoi je me suis tellement emporté la dernière fois et pour cela faudrait que je lui avoue que j’étais jaloux du fait qu’elle aille voir ailleurs. Et c’était définitivement impossible pour ma part alors j’attends, j’attends un signe de sa part qui n’arrivera surement jamais. Parfois je regarde mon téléphone, je regarde on numéro et j’hésite à l’appeler simplement pour lui demander comment elle va, mais très vite j’abandonne préférant me fumer une cigarette afin de garder mes mains prise et ne pas faire une bêtise que je ne pourrais pas effacer d’un seul coup de main.

Pourtant un soir alors que j’étais chez moi tranquillement installé devant mon verre et écoutant de la musique mon téléphone à sonner, dès que j’ai regardé celui-ci le prénom de Summer c’est affiché. Avant même que je ne puisse répondre celui-ci avait déjà disparu ne laissant qu’une simple trace de son appel sur l’écran de mon téléphone. Assis devant celui-ci je me demandais quoi faire, si elle avait téléphoné c’est qu’elle avait sans aucun doute un problème ou un besoin quelconque terriblement important sinon elle ne se serait jamais donner la peine de m’appeler et de raccrocher ensuite. J’ai bu la dernière gorgée de mon verre, j’ai fermé la porte de chez moi et j’étais déjà dehors pour rejoindre son appartement. Prendre la voiture alors que j’avais quelques verres dans le nez ? Ce n’était décemment pas la première fois c’est bien pour cela que j’ai pris celle-ci pour aller plus vite qu’à pied et si Summer avait réellement besoin de moi il fallait que j’y aille vite. A peine dix minutes plus tard j’étais devant chez elle, figé devant la porte de son immeuble je me posais des questions alors que je ne m’en étais pas posé auparavant. Est-ce que je rentre ? Est-ce qu’elle a fait mon numéro par erreur sous un coup de manque ? Est-ce qu’elle compte m’envoyé sur les roses et reportait les blessures que j’avais surement dû lui faire un mois auparavant ? Enfin ma tête était rempli de question toutes plus idiotes les unes que les autres. Paralysé par cette angoisse, cette peur, je restais devant sans bouger avant que quelqu’un ne me tienne la porte pour me laisser rentrer. Cette fois ci des que mon corps est arrivé devant la porte de l’appartement de la jeune femme j’ai frappé à celle-ci sans aucune hésitation alors que mon cœur battait la chamade à l’intérieur de ma poitrine. Alors que l’obscurité faisait place à un vaisseau de lumière provenant de la porte de Summer je me sentais idiot d’être venu jusque-là comme un bon petit toutou. Quand j’ai vu celle-ci dans l’encadrement de la porte j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai enfin ouvert la bouche. « Salut… » Certes c’est un beau discours mais peut être que je pouvais faire mieux que ça non ? Mon téléphone dans ma main je le secoue légèrement devant moi. « Tu… tu m’as appelé. J’ai supposé que ça devait être important. » Un petit peu mieux. Peut-être que d’ici dix minute je pourrais parler un petit peu plus.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis | Summer    Dim 8 Jan 2012 - 17:15


Stew W. Shacksfil & Summer K. Jones

La folie faisait partie intégrante de mon être. Toute pensée cohérente semblait avoir déserté mon esprit pendant que j’enfonçai violemment le couteau dans le ventre de cette pauvre femme. Je réitérai mes gestes encore et encore. J’étais hors de contrôle, perdue dans la folie du moment. Etait-ce la peur de mourir qui me procurait le courage suffisant pour ôter la vie à un être vivant ? Ou bien tout simplement le manque de drogue ? Sans doute un mélange des deux. Dans cette pièce sombre, sale, atroce, je pétai littéralement un plomb. Le psychopathe qui m’avait enfermée ici, en compagnie de deux autres inconnues, devait se délecter du spectacle. Je faisais exactement ce à quoi il s’attendait : je tuai une parfaite inconnue pour sauver ma peau. La raison m’avait abandonnée, seule restait le désir de survivre. J’avais beau avoir sans arrêt prétendue que mourir ne me faisait pas peur, me retrouver dans une telle situation me forçait à reconnaître que j’étais terrifiée. Terrifiée à l’idée de ne plus jamais revoir la lumière du jour. Les larmes coulant le long de mes joues sans même que j’y prête attention, je continuai à sortir et rentrer le couteau du ventre de la jeune femme. Sans doute était-elle déjà morte. Mais j’étais parfaitement incapable d’avoir la moindre pensée dans ce sens là pour le moment. Les yeux clos, l’odeur du sang envahissaient mes narines, me donnant la nausée. Mais là encore, je n’y prêtai pas attention, poursuivant sur ma première lancée. Pour la première fois de ma vie, j’ôtai la vie à une innocente. Je n’en sortirai pas indemne, la culpabilité rongerait sans doute ma conscience pour le restant de mes jours. Mais y pouvais-je quelque chose ? Pas le moins du monde. C’était notre seule chance, à la jeune femme qui ne devait pas avoir plus de vingt ans, et à moi-même de nous sortir de là. C’était la seule issue que l’on nous laissait et c’était tout ce que je pouvais faire pour ne pas mourir ici, sans que qui que ce soit ne s’en rende même compte. Les yeux clos, je tentai au maximum de faire abstraction de l’horreur de la situation.

Dans un sursaut, j’ouvris les yeux. La pièce dans laquelle je me trouvais était plongée dans l’obscurité. Mon souffle était coupé, j’étais en sueur. Je portai avec brusquerie une main à mes joues pour effacer au plus vite les larmes qui s’y étaient éternisées. J’avais beau être seule, je ne voulais – et ne devais – pas me montrer faible ! Il n’était pas nécessaire que je cesse de vivre à cause d’un cinglé. Toutes mes tentatives pour essayer d’oublier cette épreuve qui remontait à plusieurs jours en arrière étaient vaines. Les derniers jours avaient plus que catastrophiques. J’avais passé tout mon temps enfermé dans mon appartement minable, cloitrée dans ma chambre la plupart du temps. Je ne parvenais pas à me décider à sortir, par peur qu’une autre situation comme celle que j’avais déjà vécue ne se répète. Bien sûr, je savais depuis que je m’étais installée à Chicago ce que je risquais dans cette foutue ville. Ce n’était pas pour autant que je m’étais préparée mentalement à… tout ça. Mes réserves de drogue avaient considérablement diminué et même s’il m’en restait assez pour quelques jours supplémentaires, je n’étais pas persuadée de réussir à faire des réserves bien longtemps. Ce qui me retenait de tout prendre d’un seul coup ? La peur de devoir sortir de mon petit cocon pour aller en racheter. C’était sans doute idiot puisque je serai bien forcée, à un moment ou un autre, de me décider à faire quelque chose. Je n’allais pas croupir ici pendant des mois. Pourtant, à chaque fois que je songeai seulement à ouvrir la porte de l’appartement, une peur panique s’insinuait dans chacune des pores de ma peau. Je n’aurai jamais assez de courage pour quitter cet endroit. Je n’aurai jamais assez de courage pour reprendre une vie normale. Ou tout du moins, aussi normale que pouvait l’être ma vie de toxico. Les deux plus grands problèmes qui s’imposaient à moi en ce moment étaient les réserves de drogue qui ne cessaient de diminuer, mais également, le fait que je n’étais pas allée travailler depuis bien trop longtemps. Allais-je me faire virer ? J’espérais bien que non. Je m’étais habituée à recevoir chaque mois une paye plus qu’astronomique, qui me permettait de faire des achats considérables de cocaïne et je me voyais mal retourner chaque soir danser dans le bar miteux du coin. Pas parce que je n’aimais pas ça, mais uniquement parce que le salaire y était misérable. Je me roulai en boule sous ma couette, incapable de songer plus longtemps à tous les ennuis qui m’attendaient si je continuai sur cette voie là. Sincèrement, je ne savais pas si je serai un jour capable de sortir de là. Il suffisait déjà que je ferme les yeux pour retourner en arrière, au moment où j’avais ôté la vie à une femme que je ne connaissais pas le moins du monde. Je me revoyais très nettement la tuer, sans la moindre once de pitié. La culpabilité me rongeait de l’intérieur, mais ce n’était rien, absolument rien, à côté de la peur qui me tordait le ventre à chaque fois que je me remémorai ce jour-là. Pourrais-je un jour passer à autre chose ? J’avais de sérieux doutes sur ce point là. Alors, pour oublier, ou tout du moins, pour tenter de penser à autre chose l’espace de quelques heures, j’attrapai mon sac à main qui se trouvait sur le sol et j’en sortis un sachet. Il était à moitié vide et je me rendis compte à quel point j’allais avoir besoin de nouvelles doses rapidement. Ne voulant pas m’enfoncer un peu plus dans les ennuis, je pris une pincée de poudre que j’étalai sur la paume de ma main et sans plus attendre, je posai mon nez dessus, reniflant. Un délir pur et simple. Je n’avais plus de notion du temps. Allongée dans mon lit, j’avais la sensation de planer, d’être à des milliers d’années de l’endroit où je me trouvais réellement. Plusieurs s’écoulèrent, des heures que je passai dans mon lit, sous ma couette, à planer, littéralement. Des tremblements se faisaient ressentir mais je n’en avais que faire. J’étais dans un monde à part, totalement vidée de toute crainte. Pour l’instant, en tout cas. Surviendraient plus tard les effets plus négatifs… Mais cela valait le coup si, durant quelques temps, je pouvais faire disparaître toute l’anxiété que j’avais ressentie en me réveillant, quelques temps plus tôt. Perdue dans mon délire, j’oubliai. Pour quelques heures, j’oubliai totalement ce qui m’avait poussée à ingurgiter une dose de cocaïne, j’oubliai le cauchemar qui m’avait fait me réveiller en sueur. A ce moment précis, je n’avais plus rien à craindre. J’étais soulagée, mais perdue en même temps. Les formes auraient été floues autour de moi, si j’avais pensé à rouvrir les volets. J’avais, de temps en temps, l’impression de ne pas être seule, dans cette pièce. Mon esprit finit par être totalement engourdie… La cocaïne me laissa dans un monde à des années lumière de tout le reste.

La chute fut dure. Comme toujours. Une descente lente et douloureuse. Mon cœur semblait avoir pour objectif de quitter ma poitrine en traversant tout le reste. J’étais toute tremblante et complètement dépressive. Toute raison avait quitté mon esprit. J’étais juste totalement perdue. Sans même prendre la peine de réfléchir, j’attrapai mon téléphone et appelai le seul numéro que j’avais en tête à ce moment précis. Stew. Je semblai réaliser à temps de ce que je m’apprêtais à faire. Dans un mouvement brusque, j’écartai le téléphone de mon oreille et appuyai sur la touche pour raccrocher. Venais-je réellement de téléphoner à Stew ? Stew avec qui je m’étais disputée pour des raisons totalement stupides la dernière fois que je l’avais croisée ? Je balançai mon téléphone au sol sans plus de cérémonie et m’engouffrai sous la douche. Sans prendre la peine de me déshabiller, j’allumai l’eau froide et me glisser sous le jet. Cela me permettrait peut-être de me rafraichir les idées. Si j’avais été jusqu’à appeler Stew, j’avais plutôt intérêt à me remettre d’aplomb. Je ne pouvais pas me permettre de faire quelque chose dans le genre… Certes, j’avais la sensation d’avoir besoin de lui pour qu’il me remette les idées en place, mais comme s’il avait envie de me revoir après tout ce que je lui avais dit un mois plus tôt ! Je fermai les yeux et laissai l’eau froide me vider l’esprit. Je ne tardai pas à sortir de la douche, plus réveillée que quelques minutes auparavant, mais toujours aussi bas au niveau moral. Je n’avais même plus la notion du temps. J’étais parfaitement incapable de dire l’heure qu’il était. Un coup d’œil dans le miroir me suffit à réaliser à quel point j’étais fatiguée – bien que la fatigue ne soit pas au rendez-vous pour l’instant – et à quel point j’avais une tête plus qu’effrayante. Grommelant, j’enfilai un tee-shirt large et un pantalon de jogging après avoir retiré mes anciens vêtements trempés. Mon esprit était toujours aussi perdu, j’étais confuse et désespérée. J’allai jusque dans la cuisine, dans l’objectif de prendre un café, peut-être que ça, au moins, me permettrai de me remettre les idées en place. J’allumai la lumière et alors que je passai juste devant la porte d’entrée, des coups se firent entendre sur celle-ci. Je fis un bond monumental, faisant brusquement accélérer les battements de mon cœur. Qui pouvait venir me voir chez moi ? Je pris une profonde inspiration pour me donner suffisamment de courage pour aller ouvrir cette maudite porte. Par mesure de précaution, j’attrapai un couteau ridiculement petit par rapport à celui que j’avais enfoncé dans le ventre d’une inconnue quelques jours plus tôt, et ouvris la porte. Le poing serré autour du couteau, je levai légèrement la tête pour me retrouver face à Stew. Finalement, mon appel n’était pas passé inaperçu. Un soulagement indescriptible s’empara de moi. Non seulement parce que ce n’était pas un cambrioleur ou quelque chose dans le genre qui était venu me rendre une petite visite, mais aussi parce que j’étais sincèrement heureuse de voir Stew. « Salut… » dit-il d’une voix peu assurée. Ne voulant pas qu’il me prenne pour une cinglée, je décalai ma main sur la gauche et déposai le couteau sur le comptoir, là où il ne pouvait pas le voir. Le silence ne s’éternisa pas, Stew reprit la parole avant que je n’ai pu dire quoi que ce soit. « Tu… tu m’as appelé. J’ai supposé que ça devait être important. » Je me raclai la gorge, légèrement mal à l’aise. Qu’allais-je lui dire ? Que je l’avais appelée parce que j’étais trop faible pour supporter tout ça seule ? Mieux valait que j’élude le sujet pour l’instant. Quoi qu’en même temps, il ne devait pas être bien compliquée de voir à quel point j’étais au bout du rouleau. Mes cernes le confirmaient, tout comme les cicatrices formées sur mes mains à cause du temps que j’avais passé à fouiller des morceaux de verre, à la recherche d’une clé. Un frisson de panique me gagna pendant que je me remémorai, une fois de plus, ces évènements traumatisants. Je fis un léger sourire à l’intention de Stew, le premier depuis bien longtemps d’ailleurs. « Je t’en prie, entre. » lui dis-je d’une voix légèrement rauque. Normal, je n’avais pas parlé depuis si longtemps que ma voix semblait m’avoir abandonné ! Je me décalai sur le côté pour qu’il puisse entrer. « Je… euhm… Je suis désolée de t’avoir dérangée à cette heure là. Euhm, d’ailleurs, il est quelle heure ? » bafouillai-je en passant une main dans mes cheveux humides. Comment allais lui expliquer tout ça ? Cela risquait d’être bien compliqué…




When she was just a girl, she expected the world, But it flew away from her reach, so she ran away in her sleep. And dreamed of para-para-paradise, para-para-paradise, para-para-paradise, every time she closed her eyes. When she was just a girl, she expected the world, but it flew away from her reach, and the bullets catch in her teeth.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis | Summer    Lun 16 Jan 2012 - 19:14


→ Summer & Stew

Debout devant cette porte close je me demandais soudainement pourquoi je m’étais précipité si rapidement chez la jeune femme, c’était totalement idiot d’être venu jusqu’ici, peut être que j’aurais mieux fait d’abandonner mon téléphone dans un coin, laissait le nom de Summer s’affichait sur mon écran sans bouger. J’aurais surement dû fermer les yeux et j’aurais mieux fait de tiré un trait sur la demoiselle. Oui sauver les demoiselles en détresse ce n’était pas trop mon truc, je n’étais pas identifié aux gentils dans les films mais bien au méchant. Mais dès lors que son numéro est apparu j’ai su que je ne la laisserais pas seule, quoi qu’elle me demande je le ferais. C’était faible, je me détester mais je savais que c’était la meilleure chose à faire. Elle était partie sur un coup de tête, une dispute idiote entre nous deux, je lui ai dit des choses horribles que je regrette. J’aurais bien voulu la rattraper lui dire que c’était idiot que je m’énervais pour rien, que je ne pensais pas qu’elle se foutait de ma gueule, mais ce n’était pas possible, déjà parce que j’avais trop de fierté pour ça et aussi parce que je pensais à ce moment précis qu’elle se foutait de moi. Je pensais sincèrement qu’elle se foutait de moi avec mon associé et ça a eu le don de me faire dire des choses que je ne pense plus désormais. Pourtant je ne lui demanderais pas de m’excuser, c’était sûr je n’irais pas la voir non plus. Plus jamais. Ça présence mettait trop de bordel dans ma tête, à l’intérieur mes neurones grésillaient et je ne pensais même plus par moi-même c’est ce stupide organe qui me sert à respirer qui contrôle le tout. Le cœur ou la raison ? La raison ou le cœur ? Ce n’était pas facile d’effacer l’un ou l’autre mais ce soir-là je n’avais pas écouté mon cerveau puisque j’étais là comme un abruti à frapper à une porte en plein milieu de la soirée pour un simple coup de fil qui était surement sans importance. La porte s’est enfin ouverte mon cœur s’est arrêter l’espace d’un instant restant au fond de ma gorge, j’avais l’impression qu’il voulait se jeter au pied de Summer alors que moi je le retenais de toutes mes forces. Le visage de la belle blonde était décomposé, je pensais d’abord à un simple manque de drogue, les drogués pouvait avoir une véritable tête d’enterrement quand ils sont réellement en manque. Mais son regard n’était pas comme celui des drogués que j’ai l’habitude de voir, je regardais la demoiselle alors que j’étais incapable de lui dire plus de deux mots.

J’aurai très bien pu lui demander tout de suite pourquoi elle avait composé mon numéro, j’aurais pu utiliser ma rancune pour la rappeler et lui dire que je lui avais dit de ne plus jamais me contacter. J’aurais pu ressentir de la colère en la voyant dans cet état parce que j’aurais pu penser qu’elle avait besoin de drogue, mais en fait toutes ses idées sont sorti de ma tête quand elle a commencée à se racler la gorge pour pouvoir parler. Un mois. Un seul petit mois que je ne l’avais pas vue, qu’est ce qu’elle a bien pu subir dans cette ville monstrueuse pour être aussi mal en point. Est-ce que c’est Clark qui lui avait fait du mal ? Est-ce qu’elle avait été victime d’un taré comme j’avais eu l’occasion d’en voir depuis quelques temps ? Aucune idée. « Je t’en prie, entre. » J’ai dû rester comme un con pendant quelques secondes qui m’ont paru longue, une éternité avant de pouvoir ordonné à mes jambes de bouger et de franchir le pas de cette maudite porte. Cet appartement je n’y étais pas retourné depuis que j’avais décidé de jouer à ce jeu idiot de la vérité. Le jeu qui m’a rapproché de Summer avant de m’éloigner d’un seul coup. Je me suis livré à elle comme à personne d’autre, lui parlant de la drogue, de mon frère et même de mon père, en contrepartie elle avait fait de même. En quittant son appartement j’avais la peur au ventre. La peur qu’elle ne s’amuse avec ce que je lui avais offert, je lui avais donné pleins d’informations pour me détruire le seul petit bout de cœur que je gardais précieusement enfermé derrière des litres de ciment. J’avais eu confiance en elle, peut-être à tort, mais ce soir-là je ne lui avais pas seulement demandé de ce livré à moi je lui avais aussi offert ma confiance à travers tous les mots que je lui disais. C’était peut-être peu pour la plupart de la population mais c’était déjà énorme autant pour elle que pour moi. Nous n’étions pas vraiment des personnes qui se livre facilement aux autres, je n’avais pas énormément de confident ou confidente, et ceux qui connaissaient mon histoire n’en savait que la moitié seulement. Elle en avait appris bien plus sur moi en une seule soirée que ceux que je connaissais depuis plus longtemps. « Je… euhm… Je suis désolée de t’avoir dérangée à cette heure-là. Euhm, d’ailleurs, il est quelle heure ? » Je me suis surpris à froncer les sourcils quand elle m’a posé cette question. Elle me demandait réellement quelle heure il était ? Elle était stone ou quoi ? Je m’approche donc d’elle posant mon portable dans mes poches et refermant la porte derrière moi. Je reprenais ma voix normalement. « Euh, il est vingt-deux heure je crois. Enfin ce n’est pas important l’heure qu’il est. »

J’hochais les épaules. J’allais faire quoi maintenant ? Fermer les yeux attendre qu’elle s’en aille de chez elle ou que je parte sans avoir demandé quoi que ce soit ? J’allais fermer les yeux sur sa détresse et attendre simplement qu’elle me dise d’elle-même ce qui n’allait pas ? Ben je pouvais toujours courir, elle ne me dira rien, absolument rien. Elle préférait souffrir en silence plutôt que de m’offrir ne serait ce qu’un petit peu d’elle. Elle ne voulait pas me laisser rentrer dans sa vie et je n’allais pas lui jeter la pierre parce que j’étais pareil. Je ne voulais pas avoir de personne dans ma vie, je ne voulais pas être proche de quelqu’un. Mais parfois les épreuves vous rappellent que l’on a besoin des autres, que l’on ne peut pas vivre toujours tout seul, que l’on a besoin de parler, de se confier, de dire la vérité, une fois, rien qu’une fois, même si ça doit nous écorché, nous blessé, nous faire un mal de chien. Même si parler c’était encore pire que manger du verre. Ça faisait aussi mal je suppose. Mais j’ai appris que penser, ressasser sans arrêt le passé, ne faisait pas avancer, ça n’aide personne de ne rien dire, de garder le tout enfermer dans une boite. L’alcool ne sert à rien contre les blessures du cœur. La drogue c’est pareil je suppose. Je le vois dans le regard de mes clients, ils sont toujours désorienté et cette dépendance n’est pas liait à la coke ou à l’héro non, cette dépendance vient simplement du fait qu’ils sont incapable de vivre dans la vie réel sans se bourré le nez de cette cochonnerie à l’aspect si pure et douce. Ils sont incapables de vivre normalement et ressentir la tristesse parce que pour eux c’est bien pire de faire face aux souvenirs et à la douleur. Je ne leur jette pas la pierre je suis pareil avec mon petit verre de whisky ou plutôt ma bouteille. J’aimerais que ce liquide ambré m’enlève ma peine mais il ne fait que l’augmenter. En gros je creuse ma propre tombe. Sur un ton plus doux je reprends la parole, conscient que je devrais surement lui tiré les vers du nez. « Qu’est ce qu’il se passe Summer ? Pourquoi tu m’as téléphoné ? » J’essayais de capter son regard pour pouvoir avoir son attention et qu’elle me dise surtout la vérité. Je l’ai dit si elle m’a téléphoné c’était pour quelque chose d’important pas une simple envie de drogue, du moins je l’espérais réellement. Je voulais me réconcilié avec elle une fois pour toute ou du moins clarifié toute cette histoire puéril. Mes mains se sont approchées en douceur et se sont posés sur son doux visage pour le relevé. « Regarde-moi… Qu’est ce qu’il se passe ? Parle-moi. » Je l’intimé silencieusement à me dire la vérité, parce que j’étais présent pour elle maintenant.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis | Summer    Sam 4 Fév 2012 - 17:50


Stew W. Shacksfil & Summer K. Jones

Qu’est-ce qui m’était passée par la tête quand j’avais appelé sur la touche appel ? Je ne serai plus capable de le dire maintenant. J’étais revenue à la raison, ou tout du moins, assez pour que je ne fasse plus une telle action sur un coup de tête. Oui cela devait être ça : un coup de tête causée par la drogue présente dans mon organisme. Dans un élan de désespoir j’avais, apparemment, fait appel à la première personne à qui j’avais pensé. Me croyais-je moi-même ? Non, certainement pas. Je ne pourrai berner personne avec une argumentation aussi bidon et infondée. J’avais ce besoin, cette nécessité, de croire que ce qui me semblait bon. Malheureusement, mon cerveau n’était pas du genre à se laisser guider par ma petite personne. Il préférait prendre les décisions de lui-même, sans doute était-ce l’un des effets de la cocaïne que je consommais depuis de très nombreuses années à présent… Ce n’était pourtant pas cette idée qui allait me faire arrêter, ni même diminuer. Comment pourrais-je survivre sans mes doses quotidiennes ? Je savais pertinemment que non. C’était ce que j’avais de plus indispensable. Jamais je ne serai arrivée jusque là sans la cocaïne pour me rebooster dans les pires moments de doute, ou plutôt pour me faire oublier mes problèmes… Lors de ma première prise de drogue, cela n’avait été, pour moi, qu’on bon moyen pour oublier ce que je venais d’apprendre, et ce que j’avais vécu par le passé, ne serait-ce que l’espace de quelques heures. Cela avait fonctionné, à la perfection même. Seulement, à force de soirées et de prises de plus en plus fréquentes, j’étais devenue accro. Totalement et définitivement. Bien sûr, je n’aurais jamais pu deviner, à l’époque, à quel point cela allait modifier bon nombre de choses dans ma vie. A commencer par mes dépenses qui devinrent beaucoup moins fréquente. Après tout, la cocaïne est loin d’être gratuite… Il y a quelques mois encore, je ramais atrocement les fins de mois pour trouver un petit quelque chose à me mettre sous la dent. Jeter de l’argent par les fenêtres m’aurait sans doute ruinée plus vite encore, mais cela ne serait pas aussi bénéfique que la drogue… En effet, la drogue m’apportait beaucoup. Beaucoup plus que n’importe quoi d’autre. Bien souvent, je ne me rappelais même plus de ce que je faisais après une trop grosse prise, mais cela avait-il de l’importance ? Non, parce que, aujourd’hui encore, c’était ce qui me permettait de tenir. Et tout particulièrement dans cette situation. Sans cocaïne, n’aurais-je pas déjà sauté par la fenêtre à la première occasion ? Comment pourrais-je supporter l’idée d’avoir ôté la vie à quelqu’un qui n’avait rien demandé ? Je me posais sérieusement la question. Déjà qu’avec de la drogue dans le sang, je n’arrivais toujours pas à trouver le courage nécessaire pour sortir de l’appartement, je n’osais même pas imaginer ce que cela aurait été sans tout cela. Le simple fait d’entendre des coups donnés sur la porte d’entrée me mettait dans un état pas possible. Mon cœur battait la chamade – quoi qu’avec la drogue, il allait déjà beaucoup plus vite que la moyenne, ce n’était pas un grand changement… - et ma respiration s’était faite laborieuse. La panique s’était brusquement insinuée dans chaque partie de mon corps et c’était cette dose d’adrénaline que je n’avais pas habituellement qui m’avait fait ouvrir la porte, couteau en main, juste au cas où, évidemment…

Quelle n’avait pas été ma surprise quand je m’étais retrouvée face à Stew. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je m’étais imaginée à peu près tous les scénarios possibles mais certainement pas celui-là ! Cela faisait un mois que l’on ne s’était pas vue, que nous n’avions eu absolument aucun contact et il venait alors que je l’appelais en raccrochant avant qu’il n’ait pu répondre ? Enfin, était-ce vraiment important ? Non, je ne pense pas. Le plus discrètement possible, je reposai le couteau. Pas la peine qu’il me prenne pour plus dingue que ce que j’étais en réalité. Quoi que mes traits fatigués et beaucoup plus tirés que d’habitude ne pouvaient sans doute tromper personne. Ne voulant pas rester immobile, à le regarder sans rien dire plus longtemps, je me raclai la gorge et pris la parole. Depuis le temps que j’étais enfermée ici et que, du coup, je n’avais parlé à personne, cela me faisait tout drôle. Je le fis entrer. Parce qu’on n’allait tout de même pas rester sur le pas de la porte, à nous regarder dans le blanc des yeux. Autant le faire entrer et qu’on en finisse. Et puis, je ne voulais pas qu’un psychopathe puisse entrer dans mon appartement. Avant que Stew ne ferme la porte, je jetai un coup d’œil dans le couloir, par-dessus son épaule. Personne en vue, dieu merci. Je me repris bien vite et après avoir passé une main dans mes cheveux, je m’excusais. Après tout, je l’avais appelé sans vérifier l’heure qu’il était. Ce devait être le soir depuis quelques heures déjà et je l’appelais… Pourquoi, d’ailleurs ? Je n’en avais toujours pas la moindre idée. Un réflexe, un coup de tête, un geste irréfléchi. Oui, c’était mieux d’imaginer cela. Et uniquement cela. En le voyant froncer les sourcils, je réalisai que je devais avoir l’air d’une dérangée mentale. Avec ma tête de déterrée, mes coups d’œil affolés à droite et à gauche, et maintenant, ma question sur l’heure qu’il pouvait bien être. Il y avait un peu de vrai là dedans, en même temps. Je n’avais plus rien de normal. A cette allure là, toute trace de Summer ne tarderait pas à disparaître. Je deviendrai sans doute folle avant d’avoir pu m’acheter une nouvelle dose. Comment allais-je faire pour sortir d’ici, sérieusement ? « Euh, il est vingt-deux heure je crois. Enfin ce n’est pas important l’heure qu’il est. » Dit-il, me faisant sortir de mes rêveries et me ramenant sur Terre. A peu près, parce que je n’étais pas totalement présente dans les faits. Je préférai ne pas répondre, ne voulant pas me ridiculiser une fois de plus. Il haussa les épaules et le silence s’installa. Dire que j’étais mal à l’aise était un euphémisme. J’étais dans mon propre appartement et je ne me sentais pas à ma place. Pour tout dire, j’aurais aimé me terrer dans un trou de souris, me rouler en boule et ne plus jamais en sortir. Ce serait bien plus simple que de continuer à faire semblant plus longtemps, ou que de sortir de cet appartement comme cela finirait par arriver inévitablement. Ce serait même plus aisé que de répondre à sa question qui ne tarda pas à venir, brisant le silence qui s’était installé depuis quelques minutes. « Qu’est ce qu’il se passe Summer ? Pourquoi tu m’as téléphoné ? » Demanda-t-il pendant que j’esquivais autant que possible son regard. Je m’étais attendue depuis que j’avais ouvert la porte à cette question. Parce qu’il n’était pas venu là juste pour me revoir, après un mois sans que ni l’un ni l’autre ne se décide à recontacter l’autre. Je l’avais appelée et il voulait comprendre. Même si je ne parvenais pas à savoir pourquoi il était là, devant moi, juste pour un coup de fil auquel il n’avait même pas pu répondre, il était évident qu’il ne s’était pas déplacé pour repartir après que l’on se soit regardé sans rien dire pendant plusieurs minutes.

Il était là et je n’avais pas d’autre choix que de lui donner des répons. Pour la première fois depuis bien longtemps, mon cerveau marchait à cent à l’heure – un miracle en soit ! Je réfléchissais à ce que je pouvais bien lui dire ? La vérité ? Je me voyais franchement mal lui énoncer que si je l’avais appelé, c’est parce que j’étais trop effrayée pour rester seule ici et qu’il était le premier auquel j’avais pensé dans un de mes – fréquents depuis quelques jours – moments de folie. Je réfléchissais sans doute moins vite que ce que je pensais puisque Stew perdit patience. Il posa ses mains sur mes joues et me força à relever le visage. « Regarde-moi… Qu’est ce qu’il se passe ? Parle-moi. » Reprit-il en me regardant droit dans les yeux. Je crois que pour le coup, je n’avais guère de choix supplémentaire. Je l’avais appelé, il était venu, n’était-ce pas une bonne chose, dans le fond ? Ou peut-être que je préférais pourrir ici encore des jours et des jours avant que le manque de drogue ne se présente à moi… Il était largement préférable que je lui explique les grandes lignes. La dernière fois que je m’étais confiée à lui, j’avais fait la grosse erreur de l’éviter par la suite. Pourquoi ? Parce que j’étais une lâche. Une lâche pas capable d’affronter le fait que je lui avais dis autant de choses sur moi… Oui, j’avais été très faible. Et je l’étais toujours. Mais cette fois-ci, je n’avais pas l’intention de le fuir après lui avoir tout raconté. Parce que j’aurais beau essayer de faire croire ou de dire le contraire, je ne serai pas capable de tenir plus longtemps dans cette situation seule. Et puis, la dernière fois que j’avais sorti Stew, je lui avais dis pas mal d’horreurs que je ne pensais absolument pas, dans l’unique but de le tenir à distance. Et je le regrettais. Sincèrement et totalement. Je ne pouvais rien faire pour retourner en arrière, mais c’était la parfaite occasion pour que nous arrangions les choses, non ? « J’ai tué une femme. » lançai-je sans prendre plus de temps pour réfléchir. Cela m’était venue comme une évidence, sans que je n’ai la nécessité de passer des heures à plancher sur ce que j’allais bien pouvoir lui dire. J’avais oublié à quel point c’était naturel de dire les choses à Stew, quand j’étais lancée. « Un espèce de… psychopathe m’a enfermée avec deux autres filles. J’ai dû tuer l’une des deux pour sortir de là avec la troisième. Elle était inconsciente, je n’ai pas tout de suite qu’elle était vivante… Mais elle n’avait rien demandé... » Poursuivis-je en essayant de paraître détachée face à ce que je disais. J’étais peut-être prête à lui parler un peu de ce qu’il s’était passé, mais je n’étais pas encore prête à montrer mes émotions devant lui. C’était déjà mieux que rien, non ? Je n’étais pas non plus prête à entrer dans les détails. Je revivais déjà suffisamment ces moments dans mes cauchemars pour ne pas en rajouter maintenant, non ? Et puis, remuer le couteau dans la plaie ne pouvait pas être quelque chose de bénéfique. Sûrement pas.




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MessageSujet: Re: Parce qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis | Summer    Jeu 9 Fév 2012 - 22:22


→ Summer & Stew

Alors que la porte s’est enfin ouverte sur son visage décomposé je me suis quand même demander si elle n’avait pas osé me téléphoner pour avoir de la drogue. Peu de dealeur venait jusqu’à l’appartement des junkies. Lorsqu’on est jeune dealeur on nous apprend à ne surtout pas leur faire confiance. Pour les drogués nous n’étions que des pompes à drogue et eux nos pompes à fric. Il fallait comprendre que nous étions les gérants et eux les clients, si on commençait à livrer on risquait déjà petit un de se faire tabasser pour qu’on nous pique notre marchandise et le fric. Petit deux on risquait encore plus de rafle de flic et de contrôle. Qui dit contrôle dit pot de vin et je n’avais pas très envie de retirer de ma commission pour le donner à des salopards qui sont payés pour surveiller et qui s’engraisse simplement sur la société. Mais comme j’étais un abruti et surtout un homme, je pouvais très bien livrer quelques doses à une ou deux de mes maitresses pour qu’elles ne soient pas trop en manque. C’était idiot parce qu’un drogué reste un drogué que ce soit une amie, une maitresse ou la personne la plus affreuse que le monde est jamais fait. La drogue pourri les gens même les plus sympathiques. Mais j’étais quand même venue voir Summer au risque qu’elle me mette dans la tête qu’elle s’était simplement trompée de numéro, comment m’énerver en moins de trente seconde. Après avoir absorbé toutes les saloperies qu’elle m’avait balancées au visage un mois plus tôt j’étais de nouveau devant sa porte comme un petit chien. Bon j’abusais moi aussi je lui en avais sorti des vertes et des pas mures c’est d’ailleurs ma faute si tous à dégénéré, moi et ma stupide jalousie. Jalousie qui n’a même pas lieu d’être puisque Summer n’est rien pour moi. Elle n’est même plus une amie. Mon subconscient me murmurait que j’étais un abruti, un faible, que je me laissais un peu trop dirigé par la jeune blonde et je devais me rendre compte qu’elle était devenue au fil du temps une de mes faiblesses. Moi qui ne jurer que sur le fait que je n’avais aucune faiblesse, pas de femme, pas d’enfant, pas d’amis proche ou peu, je me retrouvais désormais avec quelqu’un à qui je tenais malgré tout. Malgré nos différences, malgré le fait qu’elle consommait la merde que je vendais et que c’est surement cette poudre tentatrice qui lui prendra sa vie quand elle s’en rendra le moins compte. Qui étais-je au fond pour lui dire de ne pas faire ça ? Personne. Je ne pouvais qu’essayais de la conseiller mais ça devenait ironique. Le tableau. Une droguée se faisant conseiller par un dealeur sur les méfaits de la drogue. Oui au fond c’était drôle. C’est donc avec ce même visage figé par la froideur que je suis entré dans son appartement sans lui demander la raison de son semi appel. Soit elle se foutait de ma gueule. Soit elle avait besoin de drogue. Soit elle avait un véritable problème mais son égo l’empêcher de m’en parler franchement. Au vue de sa tête je dirais que c’est soit le manque, soit l’égo. Je ne pouvais pas tourner autour du pot pendant dix ans, je ne pouvais pas lui demander gentiment le pourquoi du comment, je ne pouvais pas rester planter devant la porte de son appartement alors qu’elle courrait peut être un danger. Je lui ai demandé une première fois. Sans réponse bien entendu. Ses yeux parcouraient le sol comme si il était plus intéressant que ce que je disais. Ma mâchoire se crispa une fois de plus avant que je n’attrape son doux visage entre mes mains. Il fallait qu’elle parle sinon je partirais. Sans réponse je partirais sans hésiter.

Puis les mots se sont mis à sortir de sa bouche avec difficultés. « J’ai tué une femme. » Je relâchais en douceur son visage, plantant mon regard bleuté dans le sien, elle venait de me dire quoi au juste ? Elle venait de me confesser un meurtre ? Je ne m’attendais pas du tout à cela. J’étais un peu sous le choc mais j’attendais d’en apprendre d’avantage avant de trancher. Après tous, moi aussi j’avais tué des gens, je ne l’avais pas fait volontairement mais depuis onze année que je vends de la coke et de l’héro je sais très bien qu’il y a des gens qui meurent sans arrêt. Ça ne fait pas de moi un tueur, si ? Peut-être bien après tout. Peut-être bien que je ne suis pas meilleure que toutes les ordures en prison pour meurtre. Je ne vaux surement pas mieux. Peut-être même que je mérite la peine de mort. Hop hop trop de peut-être et trop de question je devais écouter la jeune femme avant tout. « Un espèce de… psychopathe m’a enfermée avec deux autres filles. J’ai dû tuer l’une des deux pour sortir de là avec la troisième. Elle était inconsciente, je n’ai pas tout de suite qu’elle était vivante… Mais elle n’avait rien demandé... » Je soupirais tout doucement. Non pas d’agacement mais je cherchais mes mots. Je cherchais à calmer mon impulsivité. J’avais peur de griller beaucoup d’étape et de me retrouver dans un chemin encore un peu trop étroit. Je ne voulais pas me retrouver dans une impasse alors que j’étais là pour l’aider. Néanmoins je n’ai pas pu empêcher mes bras de l’enlacer en douceur, déjà parce que je ne voulais pas lui faire mal et ensuite parce que je voulais la réconforter. « Tu n’es pas responsable. C’est ce taré qui a fait ça pas toi. Et puis tu as sauvé une autre femme c’est déjà beaucoup. » Je murmurais cela à son oreille tout doucement. C’était vrai après tout il ne fallait pas tout voir en noir, elle avait sauvé sa vie et la vie d’une autre jeune femme. Si elle n’avait rien fait elle serait morte toutes les trois sous les yeux d’un psychopathe. C’est triste à dire mais parfois il valait mieux une mort que trois. « Allez vient par-là. » J’attrapais son bras et je l’ai amené dans son salon, la faisant assoir sur son canapé, il fallait qu’elle se repose parce qu’à ce rythme là elle ne tiendrait pas deux jours de plus. Déposant mes doigts sur son menton je lui faisais relever le visage pour qu’elle me regarde de nouveau dans les yeux. « Ça s’est passé quand ? » Simplement pour voir les dégâts commis sur son moral. Plus ça sera loin dans le temps plus les dégâts seront irrécupérables. Je me sentais triste pour elle, je voudrais faire plus que ça, je voudrais faire plus que lui parler mais je n’étais qu’un simple humain démuni de tous. Je ne pouvais que l’écouter et essayer tant bien que mal de la réconforter, mais là c’était un autre travail.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis | Summer    Sam 3 Mar 2012 - 13:18


Stew W. Shacksfil & Summer K. Jones

Le visage de Stew était froid, fermé. C’était la seconde chose que j’avais remarqué en ouvrant la porte. La première étant de découvrir, avec un soulagement non masqué, la personne qui se tenait derrière cette porte. Je pouvais sentir à quel point il était hésitant, à quel point il attendait le moindre faux pas de ma part pour faire demi-tour et s’enfuir d’ici au plus vite. Ce serait un acte légitime sur lequel je ne pourrais indéniablement pas revenir. Parce qu’il en avait le droit, parce que ce serait même normal qu’il agisse ainsi. Après tout, n’avais-je pas été la pire des pestes lors de notre dernière rencontre ? N’avais-je pas tout mis en œuvre pour le faire reculer, pour faire en sorte qu’il s’éloigne de moi définitivement ? Si. Clairement, si. Aujourd’hui, je le regrettais. Pour tout dire, je l’avais regretté à la seconde même où il s’était éloigné. Je l’avais consciemment blessée. Je n’avais pas hésité à dire des choses que je ne pensais pas, à lui balancer des absurdités sans trop y réfléchir auparavant. Moi-même, je ne comprenais toujours pas pourquoi j’agissais ainsi en sa présence, pouvais je ressentais le besoin de le tenir à distance. Toujours est-il que c’était bel et bien ce que j’avais tenté de faire, pour des raisons mystérieuses. Cela avait d’ailleurs plutôt bien marché, non ? Pendant tout ce temps, pendant le mois complet qui venait de s’écouler, il n’avait pas donné signe de vie, tout comme je n’avais pas repris contact. J’avais évité d’y penser trop longuement, j’avais fais ce qui me semblait être juste et je n’avais pas besoin de revenir là-dessus. C’était inutile, il était trop tard pour faire marche arrière. Les paroles avaient été balancées et nos chemins s’étaient séparés. Alors que j’avais tout fait pour ne pas penser à lui pendant le mois qui s’était écoulé, il était la première personne à laquelle j’avais pensé dans la plus profonde détresse. Avais-je eu soudainement besoin de drogue et ainsi, avais-je pensé à mon ancien dealeur ? La réponse était clairement non. J’avais suffisamment de cocaïne dans le sang, et dans mes réserves. Alors pourquoi Stew ? Je n’en avais pas la moindre foutue idée. Toujours est-il qu’il était là, face à moi, à tenter de comprendre les raisons de mon court, très court, appel. Je n’avais pas la moindre idée de ce qui l’avait poussé à faire le chemin jusqu’à mon petit appartement, mais il était là, c’était le plus important. J’eus d’abord du mal à prendre la parole, à m’exprimer sur tout ce qui était en train de se passer dans ma tête. Mais quand il me força à le regarder en posant ses mains sur mes joues, je pris la parole, lançant que j’avais tué une femme. Comme amorce, on avait déjà vu mieux, je sais, mais sur le coup, je n’avais rien trouvé d’autre à dire. En tous les cas, cela eu pour effet de faire comprendre à Stew que je ne l’avais pas appelé pour une dose. Il retira ses mains et d’un simple regard, m’encouragea à continuer. Après avoir pris une profonde inspiration, je me lançai donc, confessant le meurtre que j’avais du commettre pour sauver ma vie et celle d’une autre fille que je ne connaissais absolument pas… Si j’en étais fière ? Pas le moins du monde. J’avais peut-être sauvé une vie, mais j’aurais très largement préféré mourir avec elle plutôt que de vivre avec le souvenir de ce que je lui avais infligé, des longues minutes que j’avais passé à fouiller ses organes, à la recherche d’une foutue clé qui nous avait toutes deux menées vers une nouvelle horreur… A présent que j’avais été lancée, les mots sortirent plus facilement de ma bouche, sans que j’aie besoin de faire le moindre effort.

Une nouvelle fois, mes yeux dérivèrent en direction du mur derrière Stew. Tout mais pas ses yeux. Soit il serait horrifié, voir dégoûté, à l’idée de ce que j’avais pu faire à cette pauvre femme, soit il aurait pitié. Je ne voulais voir ni l’un, ni l’autre, dans ses yeux. Tout mais pas ça. Je l’entendis soupirer, sans que je ne puisse comprendre l’origine de cela. Instinctivement, je tournai la tête dans sa direction, pour voir s’il était sur le point de s’enfuir, comme j’avais pu l’imaginer. Apparemment, c’était loin d’être le cas puisqu’il me prit dans ses bras, à mon plus grand étonnement. Stew qui prenait quelqu’un dans ses bras ? Ce devait être le monde à l’envers. N’ayant pas le moins du monde envie de réfléchir sur tout cela, je me laissai aller, posant ma tête dans son cou. « Tu n’es pas responsable. C’est ce taré qui a fait ça pas toi. Et puis tu as sauvé une autre femme c’est déjà beaucoup. » murmura-t-il à mon oreille. Je ne pus empêcher un soupir de soulagement de s’échapper de mes lèvres, quand je réalisai qu’il n’était vraiment pas sur le point de prendre la fuite. « Je l’ai quand même… hmm… vidée de son sang. Mais, tu dois avoir raison. Merci… » chuchotai-je à mon tour. Il a raison, il a raison, il a raison, il a raison. Tous les moyens étaient bons pour essayer de me convaincre moi-même de ce qu’il venait de dire. Et puis c’était totalement vrai, je n’étais pas totalement responsable de la mort de cette femme. C’était, certes, à cause de moi qu’elle avait perdu la vie, mais elle l’aurait perdue quand même si je n’avais rien fait avec, en victimes, l’autre jeune femme et moi-même. Une mort valait mieux que trois, après tout… Même si jamais je ne pourrais me pardonner cela, ni même oublier son regard suppliant. « Allez vient par-là. » dit-il avant de m’entraîner par le bras jusque dans le salon. Il me fit m’asseoir sur le canapé, et releva mon menton à l’aide de sa main. Je le regardai dans les yeux, attendant qu’il prenne la parole, ce qu’il ne tarda pas à faire. « Ça s’est passé quand ? » demanda-t-il en scrutant mes yeux, dans l’attente d’une réponse. Je réfléchis brièvement. « Euhm… cela doit faire quelque jours. Je ne suis pas sortie depuis… » lui répondis-je en me demandant s’il comprendrait le sous-entendu du « je me suis droguée pendant des jours, du coup, je n’ai pas de date précise à te donner » ? Sans doute que oui. C’était un dealer intelligent, il comprendrait sans doute aisément ce que j’essayais de lui démontrer. « Tu vas rester, hein ? » chuchotai-je, comme si j’avais peur qu’il entende ce que je lui demandais. J’étais en train de me transformer en faible, mais pour l’instant, ce n’était pas ce qui me préoccupait le plus…




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MessageSujet: Re: Parce qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis | Summer    Ven 23 Mar 2012 - 2:00


→ Summer & Stew

« Je l’ai quand même… hmm… vidée de son sang. Mais, tu dois avoir raison. Merci… » Finalement cette horreur que Summer venait de me raconter me rappeler qu’il y a bien pire que nos disputes idiotes sur un sujet qui n’a plus réellement son importance aujourd’hui. Notre historie, notre relation si on peut l’appeler ainsi, était bien compliqué que ce que nous voulions l’avoué mais je voulais tout de même être là pour elle. Elle passait un moment difficile et peu importe ce qu’il se passera demain, ce qu’il se passera plus tard, pour l’instant le plus important pour moi c’est qu’elle avait eu besoin de moi et que j’étais présent pour elle. Je me fichais de ma carapace et du fait que je devais me protégé du monde et surtout de la jeune blonde, j’oubliais même qui j’étais à cet instant précis, mes bras s’enroulèrent autour de son corps comme si c’était une habitude et je la laisse enfouir son visage dans mon cou. Mes doigts caressent ses cheveux en douceur pour qu’elle se calme. Je n’avais pas l’habitude d’être ainsi c’était rare que l’on me voit si doux et que j’abandonne ma carapace sur le côté pour montrer que finalement je peux être un humain aussi et que j’ai moi-même quelques faiblesses. Certes Summer m’avait vue sur le point de craquer quand on a discuté de mon frère mais quand même là c’était totalement différent, je ne parlais pas de ma vie et j’étais simplement en train de la consoler. Parce qu’il fallait bien comprendre la jeune femme pour savoir pourquoi je la consoler alors qu’elle ne semblait pas triste et qu’elle semblait juste perdue. Summer c’est le genre de femme qui ne montre pas ses sentiments et qui ne veut surtout pas craquer devant quelqu’un. Mais je n’avais pas besoin de ça pour y lire la détresse dans son regard. Puis elle venait de m’avouer qu’elle avait tuée quelqu’un pour sauver sa vie et celle d’une autre personne alors c’était évident qu’elle était mal. J’essayais de lui faire comprendre qu’elle n’avait pas le choix ce qui était vrai au fond, elle avait eu du courage et l’avait fait pour la jeune femme ainsi que pour elle. Si elle n’avait pas eu ce courage les trois seraient mortes de toute évidence. Elles étaient malheureusement tombées sur un détraqué qui prenait son pied à voir des meurtres et à torturés ses victimes. Je la prends donc par le bras et l’amène dans son salon afin de la faire assoir et de me mettre près d’elle. Mes doigts soutenant son menton afin de lire dans son regard. Je lui demandais quand cette historie c’était passé. « Euhm… cela doit faire quelque jours. Je ne suis pas sortie depuis… » Pas besoin qu’elle m’en dise plus j’avais compris le sous-entendu, elle avait pris de la drogue jusqu’à ne plus se souvenir du jour où elle avait été attaquée et même pire elle ne se souvenait pas de quel jours nous étions. Au fond je ne peux pas lui jeter la pierre, je ne peux certes pas comprendre comment elle fait pour se détruire avec la drogue mais je me détruisais bien avec l’alcool moi donc je pouvais comprendre que parfois on est tellement désespéré qu’on a besoin de ce petit coup de pouce. On a besoin d’oublier. Ne plus se souvenir de rien. Plus aucune souffrance ni aucune douleur, qui n’a jamais rêver ce pari fou d’éradiquer toute la douleur de son corps ? Tout le monde le veut au moins une fois. Ne serais ce que pour une rupture sentimentale houleuse. Combien de personne je rencontre dans les ruelles de Chicago qui plongent dans la drogue pour oublier ? Presque tous. Rare sont les personnes qui prennent de la drogue pour simplement s’amuser. Bien sûr ça arrive mais principalement ce sont des personnes qui souffrent et qui veulent faire taire celle-ci quelques heures seulement. « Je vois. » Je ne lui ferais pas la morale, elle souffrait assez comme ça je n’allais pas en plus mettre mon grain de sel et lui faire encore plus de mal. Un autre jour les belles paroles. Un autre soir nous reprendrons nos anciens travers. Je redeviendrais le dealeur chiant qui essaie de la faire arrêter. Pour l’instant elle avait juste besoin de moi.

« Tu vas rester, hein ? » J’avoue avoir eu du mal à comprendre tout de suite ses mots là. Je pensais plutôt qu’elle ne dirait rien et qu’elle resterait simplement silencieuse espérant que je reste près d’elle mais là elle me demandait clairement de rester. C’était un pas pour elle. Elle n’était pas du genre à demander de l’aide mais je voyais ces mots comme une supplication. J’hochais la tête et je me suis assied tranquillement près d’elle, posant mon bras autour d’elle pour qu’elle se cale contre moi et qu’elle laisse tomber la pression qui l’envahissait. Summer n’avait besoin de drogue elle avait besoin de quelqu’un qui sera là pour elle et qui peut la comprendre même quand elle n’exprime pas les choses par des mots. « Bien sûr que oui je vais rester. Autant de temps que tu voudras Summer. » Je déposais un baiser sur son front sans rien dire de plus. Elle avait besoin de sommeil, d’un vrai sommeil pas un truc artificiel qu’elle se procurait grâce à la coke qu’elle avait dû ingérer pas longtemps avant mon arrivé. Je parle d’un vrai sommeil sans cauchemar, quelque chose de réparateur qui lui fera le plus grand bien et qui la libérera un peu de sa fatigue psychologique qui pèse surement sur ses frêles épaules. « Est-ce que tu as besoin de repos ? Je resterais près de toi si tu veux dormir un peu. » Oui je resterais près d’elle tant qu’elle voudra. Je lui ferais même ses doses si elle en avait vraiment besoin. Je ne compte pas rester pour lui faire la morale ni même pour qu’elle me raconte sa vie dans les moindres détails je voulais juste la soulagé un peu. Puis peut être que j’en profiterais un peu pour m’excuser de mon comportement de notre dernière rencontre. Je me trouve toujours aussi idiot d’avoir réagi au quart de tour avec elle alors qu’elle n’avait rien fait au début. Notre confrontation était puérile et je ne saurais même pas dire pour quelle raison nous en étions arrivés à cette extrémité. Je crois que c’est parce que l’on a trop peur. Peur de s’attachés. Peur de l’autre. Nous recherchions la petite faille chez l’autre pour abandonner notre amitié naissante. Nous disputés c’était notre moyen à nous de nous préserver. A voir ou nous en étions après notre dispute je dois dire que finalement c’était idiot d’en être arrivé là. Peut être que ça aurait été différent si nous avions eu le cran d’accepter ce qu’il se passait entre nous. On ne le saura surement jamais.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis | Summer    Ven 13 Avr 2012 - 16:53


Stew W. Shacksfil & Summer K. Jones

Jamais je n'aurais pu imaginer telle situation. Non seulement parce que je n'étais pas du genre à demander de l'aide où que ce soit à qui que ce soit, mais aussi parce qu'il s'agissait de Stew. C'était bel et bien Stew qui était là, en face de moi, prêt à m'aider alors que nous avions eu un rude échange, quelques semaines auparavant. Donc oui, cette situation était plus qu'étonnante et jamais je n'aurais pu imaginer que quelque chose dans le genre se produirait. En même temps, je n'avais pas été capable de grand chose, ces derniers jours. Je m'étais juste terrée au fond de mon appartement, trop effrayée pour sortir, trop à fleur de peau pour réussir à fermes les yeux pendant une durée convenable. Et puis, par-dessus tout, elle s'était droguée. Plutôt que de le lui dire clairement, je préférais passer par un chemin détourné, en sous-entendant clairement que j'en étais arrivée au point où je ne connaissais plus la date du jour. « Je vois. » dit-il sans le moindre reproche dans la voix. Bon, au moins, il n'était pas décidé à me faire la remarque. Pas pour l'instant, en tout cas. Je lui souris légèrement. Même si je n'étais plus certaine d'avoir toute ma tête au moment où je l'avais appelé, j'étais contente qu'il soit là. Les raisons qui l'avaient poussé à se déplacer jusqu'ici pour un coup de fil raté m'étaient inconnues, mais il avait fait le déplacement et c'était tout ce qui comptait pour l'instant. Je décidais d'abandonner mes bonnes vieilles habitudes, tout ce qui me poussait à entrer en désaccord avec Stew. Ne serait-ce que pour ce soir, ne serait-ce que pour quelques heures. J'avais besoin de lui et il devait en avoir conscience puisqu'il ne chercha pas à me faire la morale. J'avais pourtant passé plusieurs jours dans un état second, ce qu'il désapprouvait totalement depuis le départ. Mais cela n'avait guère d'importance, voir pas du tout. Pour une fois, je voulais oublier ce genre de problème, oublier que j'étais une junkie trop effrayée pour aller acheter ses doses, oublier que Stew était un dealer contre la drogue - aussi étrange que cela puisse paraître-. Il était juste de se laisse aller... de se laisser totalement aller. Les mots quittèrent ma bouche avant que je ne puisse les en empêcher, lui demandant de rester. Sur le coup, je savais pertinemment que ce n'était pas une merveilleuse idée, que cela ne ferait sans doute qu'aggraver les choses, mais ce qui me dérangeait vraiment, à ce moment précis, c'était la réaction de Stew. Je l'anticipais et cela ne donnait rien de bon dans mon esprit. Parce que, dans le fond, nous étions à peu près semblables, et jamais il ne lui viendrait à l'idée de venir en aide à une droguée qui l'avait traité d'à peu près tous les noms quelques semaines plus tôt.

Une fois de plus, je fus surprise. Stew était venu jusqu'ici mais en plus, ne semblait pas avoir l'intention de la laisser seule dans cet état. « Bien sûr que oui je vais rester. Autant de temps que tu voudras Summer. » me répondit-il, causant une surprise et un soulagement vifs. Soulagée, je l'étais, indéniablement... Il allait rester... C'était exactement de cela dont j'avais besoin. La présence de quelqu'un. Même si cela n'allait sans doute pas durer, même s'il ne resterait pas indéfiniment, et que je finirais, bien évidemment, par me retrouver seule dans cet appartement, il allait rester. Et puisque je ne voulais pas penser à ce qui arriverait très prochainement, je me concentrai sur l'instant présent. « Merci beaucoup, Stew. » enchaînai-je, occultant tout le reste. Il déposa un baiser sur mon front, auquel je répondis avec un sourire. Je m'installais plus confortablement contre lui. Me laisser aller était mon mot d'ordre ce soir, alors autant le faire à fond. Les jambes pliées, je posai ma tête sur son torse et mes bras autour de lui. J'avais besoin de réconfort, à un moment où mon mental chutait plus encore que ce qu'il avait déjà pu faire, c'était tout, je ne devais pas me préoccuper du reste. « Est-ce que tu as besoin de repos ? Je resterais près de toi si tu veux dormir un peu. ». Plus le temps passait, et plus je réalisais à quel point je ne le connaissais pas. Il était bien plus différent de ce que j'avais pu imaginer. Je m'étais toujours doutée du fait qu'il était prévenant et attentionné, mais pas à ce point. Jamais je n'aurais pu me douter d'une telle réaction. « Oui je vais dormir un peu... », dis-je en m'installant plus confortablement. Un silence s'installa, un silence qui n'avait rien de gênant, bien au contraire. Je réalisai que je ne l'avais toujours pas remercié alors qu'il était plus que présent pour moi, alors qu'il était loin d'y être obligée. Je me raclai la gorge. « Je suis contente que tu sois là, Stew. », énonçai-je sans chercher à maîtriser mes paroles. Se laisser aller. « Merci. » rajoutai-je rapidement. Ce n'était pas dans mes habitudes, en fait, je faisais tout l'inverse de ce que j'aurais fait habituellement. Mais je ne jugeai pas cela important. Finalement, cette épreuve avait peut-être plus que compliquée à gérer, et cela l'était d'ailleurs toujours, mais elle m'avait aussi pas mal changée, et plutôt dans le bon sens. Cela allait-il durer ? Je n'en avais pas la moindre idée. Tout ce que je savais c'est que je pensais sincèrement ce que je venais de dire. Jamais je n'aurais dis ce genre de chose, habituellement. Mais les cauchemars, le stress, la peur, le soulagement, et sans doute la drogue toujours présente dans mon sang, me poussaient à dire tout ce que j'avais sur le coeur - ou presque. Peut-être que je regretterais ces paroles d'ici quelques jours, voir heures, mais tout cela n'avait pas d'importance. Les souvenirs de cette atroce nuit me hantaient toujours, et Stew était là, prêt à m'aider. Même la drogue ne suffisait plus, au contraire, elle ne rendait les cauchemars que plus vivants encore. Les hallucinations s'étaient multipliées, des hallucinations de son agresseur, du sang sur ses mains, et de tout le reste. Cela était dû à la cocaïne, qui avait été sa seule compagne pendant des années, et qui lui faisait aujourd'hui défaut.


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MessageSujet: Re: Parce qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis | Summer    Sam 28 Avr 2012 - 0:32


→ Summer & Stew

Je ne change pas de comportement, je n’oublie pas notre dispute, je n’oublie pas nos dires mais je sais ranger ma fierté dans un coin de ma tête lorsqu’il le faut. Summer en avait déjà assez bavé sans que je n’en remette une couche et que je ne remette cette histoire idiote sur le tapis. Cette histoire qui avait en plus le mérite d’être déjà ancienne et passé. Lorsqu’on décide d’arpenter les rues de Chicago afin de vendre sa drogue on ne sait pas réellement ce qui va finir par vous tuer, les autres dealeurs, les toxicos ou alors les flics, mais on sait qu’un beau jour la mort viendra pour de bon et cela du jour au lendemain sans qu’on ne soit préparé à cela. Du coup, tous les dealeurs décident de faire abstractions des actes du passé et laisse très souvent tomber leur rancune qui grignote leur vie. Sauf que moi je ne peux pas faire ça, je ne suis pas comme ça, je suis rancunier depuis l’enfance et je l’assume parfaitement. Néanmoins je peux parfois mettre mes sentiments de côté pour être présent lors d’une épreuve surtout si ça concerne une personne à laquelle je tiens. Même si je refuse de le dire Summer est quelqu’un d’important pour moi, je ne pourrais pas vraiment dire quelle place elle occupe dans ma vie mais je sais que sa compagnie me plait. Elle est différente des femmes que je connais, elle est plus réservée sur ses sentiments, elle reste de glace dans n’importe quelle situation ce qui donne encore plus envie de gratter sous la surface pour voir ce qu’il y a sous le vernis. Elle me ressemble bien plus que ce que je pensais au début. La seule chose qui nous différencie c’est la drogue, elle en prend et moi je la répugne. C’est ironique de voir ça pour un dealeur mais bon-là n’était pas le problème. J’étais venue la voir malgré mes propres réticence, je m’étais juré de ne plus jamais venir la voir, je pensais que le jour où on se verrait au détour d’une ruelle on ne se calculerait même pas, mais vraisemblablement ce n’était pas vrai. Son nom n’avait qu’à s’affichait sur mon téléphone pour que j’accours chez elle. Peu importe ce qu’elle pense maintenant peu importe ce qu’elle voit sous la carapace elle avait besoin de moi et j’étais là, je trouvais cela normal, puis j’avais envie d’être là pour elle. Quoi que je dise j’avais pensé à elle depuis le temps où nous étions en froid. J’ai souvent pensé que je devrais lui passer un appel pour lui demander de ses nouvelles, je voulais passer mine de rien non loin de son travail pour savoir si elle était toujours là, mais je n’avais pas eu le courage de le faire. Et le faire aurait été pris comme un moment de faiblesse de ma part et je ne voulais pas être faible, surtout pas avec une femme qui pourrait me briser un peu plus sans que je ne m’en rende compte.

Dans son appartement elle m’expliquait ce qu’il s’était passé, elle me parler de ce qu’il lui faisait si peur. La drogue n’est pas le remède à tout et je savais qu’elle avait pris assez de drogue pour s’assumer mais ça ne changeait rien. Elle allait souffrir quand même. Je le savais parce que je souffrais aussi même avec une bouteille de whisky entre mes veines, l’alcool, la drogue, rien ne peut enlever les sentiments, aucune potion n’existe pour supprimer les émotions. Le temps n’efface pas non plus tous les sentiments, bien malheureuse, un jour peut être qu’on ressentira la paix mais j’en doute. Il fallait que Summer apprenne à vivre avec tous cela même si c’est difficile. Pour l’instant j’allais être là pour elle, je ne pouvais décemment pas l’abandonner dans cet état. Puis elle m’avait demandé de rester je n’allais pas lui dire non. Je ne voulais pas lui dire non de toute façon. « Merci beaucoup, Stew. » Mes lèvres se sont sceller sur son front, je ne voulais pas de remerciement, je n’avais aucun mérite à être ici, je voulais être présent personne ne m’avait obligé à me déplacer près d’elle. Silencieusement je la laissais s’installer contre mon torse, elle roulait ses bras autour de moi et sa tête se posait contre mon torse. Je lui proposais donc de dormir un peu, j’étais présent peut être qu’elle se sentirait plus en sécurité que seule dans son appartement. « Oui je vais dormir un peu... » J’hochais donc la tête silencieusement, mes doigts s’enroulèrent et se déroulèrent entre ses fines mèches blondes, je dois dire que j’aurais eu peur autrefois de ce soudain rapprochement mais là je me fichais bien de tous cela, j’avais juste envie qu’elle se sente bien et peu importe si cela devait effriter un peu ma carapace. Je la retirerais si j’étais sûr de lui enlever tous ses maux. Je n’étais malheureusement pas un guérisseur et je ne savais même pas quoi lui dire pour la réconforter, seul ma présence pouvait être un tant soit peu bénéfique. Juste ça et rien d’autre. D’ailleurs le silence avait pris place entre nous et ça n’était pas un silence lourd et difficile à porter c’était doux et sécurisant, comme si rien ne pouvait briser notre bulle. « Je suis contente que tu sois là, Stew. », Je ne dis rien non pas parce que je suis mal à l’aise seulement parce que je suis étonné de l’entendre dire cela. Summer est plus du genre à ne rien dire et à tous garder pour elle que de me dire ce qu’elle ressent réellement. « Merci. » Allait elle regretter tous cela une fois la drogue écouler de son sang ? Ô ça surement mais pour l’instant je profitais de la jeune femme ou plutôt de ses paroles. Je relâchais doucement les mèches de ses cheveux prenant la couverture se trouvant sur le dossier du canapé pour la couvrir. Mes bras l’entourant et la serrant le plus possible afin qu’elle se sente bien mieux. « Tu n’as pas à me remercier, je le fais avec plaisir. » ça semblait idiot mais je me sentais serein près d’elle à ce moment là et je ne regrettais pas d’être parti de mon confort habituel – avec ma bouteille de whiksy – pour aller chez elle. « Dors maintenant je reste là. » Et je ne mentais pas, je resterais là tant quand elle aura besoin de moi. La nuit et même la journée de demain si elle le souhaitait. Tant que je ne partirais pas de chez elle, la dur réalité ne prendra pas place, j’en étais persuadé.
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MessageSujet: Re: Parce qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis | Summer    Ven 25 Mai 2012 - 15:05


Stew W. Shacksfil & Summer K. Jones

« La vie est un long fleuve tranquille ». Jamais une phrase ne m’avait parue aussi mensongère. Qui, exactement, avait osé dire une absurdité pareille ? Soyons sincères, rien qu’une seconde. Qui, à Chicago, pouvait prétendre avoir eue une vie tranquille et sans soucis majeurs ? J’aimerais bien avoir un seul exemple qui pourrait aller contre ma théorie. Bien sûr, certaines personnes comme les tueurs, les trafiquants et tout ça, devaient avoir suffisamment d’argent pour vivre paisiblement. Mais rien que dans ce lot là, quel était le pourcentage de personne heureuse et à la vie paisible ? Si je me fiais à mon instinct, je serais tentée de dire qu’il n’y avait aucun ou que très, très peu, dans le meilleur des cas. Chicago était la ville des démences, la ville de toutes les folies. Une femme seule ne pouvait pas faire un pas dans la rue sans craindre de se faire agresser. Un enfant ne pouvait jamais sortir seul sans prendre un risque énorme. Personne ne pouvait réellement prétendre être en parfaite sécurité dans cette ville. Les fous étaient à tous les coins de rue, les psychopathes et tueurs en série traînaient partout où nous ne nous y attendions pas, et les flics dans tout ça ? Et bien, sans doute étaient-ils trop occupés dans une boîte à strip-tease, ou dans une ruelle avec une prostituée pour dépenser l’argent gagné grâce à des criminels ne voulant pas finir en prison, pour venir aider les habitants innocents de cette maudite ville. Si habitants innocents il y avait, bien sûr. Je ne blâmais pas qui que ce soit ici. Chacun faisait comme il le pouvait pour survivre. Et puis, je savais à peu près à quoi m’attendre en décidant de m’installer ici. Je m’étais lancée, principalement parce que, justement, les flics ne faisaient que très rarement réellement leur job, et pour ça, cet endroit était parfait pour moi. Pouvoir acheter mes doses sans me soucier des conséquences était purement et simplement merveilleux. Je n’avais plus à me préoccuper des personnes qui m’entouraient. Malgré tout, je restais vigilante. Principalement quand je devais aller acheter mes doses. Je n’allais pas chez n’importe qui, histoire de ne pas tomber inutilement et bêtement sur un agent infiltré, ou quoi que ce soit dans le genre. Je n’avais pas vraiment envie de croupir derrière les barreaux pour une erreur de jugement. Le jour de mon agression, il faut croire que je n’étais, justement, pas assez attentive. Il avait réussit à me séquestrer dans une pièce sombre, et le cauchemar avait suivit. Tuer une femme pour récupérer une clé dans ses intestins, me blesser pour attraper une autre clé, étaient deux épreuves que je n’étais pas prête d’oublier. Comment le pourrais-je ? Chaque instant était gravé dans ma mémoire et depuis quelques jours, celle-ci ne me laissait aucun répit. De jour comme de nuit, j’avais le droit à des flashs de ce qu’il s’était passé. La culpabilité d’avoir ôté la vie à une innocente me rongeait chaque jour un peu plus. J’avais consommé de la drogue, encore et encore, dans l’espoir de faire disparaître les souvenirs ou au moins, de les atténuer. Cela n’avait absolument pas fonctionné, cela avait même empiré les choses. Il faut dire que les hallucinations étaient particulièrement réalistes à certains moments… Et puis, ce soir, j’avais appelé Stew.

Même si, sur le coup, cela avait été un acte inconscient plus qu’autre chose, je ne le regrettais absolument pas. En sa présence, je me sentais en sécurité plus que je n’avais pu l’être ces derniers jours. Je m’en étais rendue compte à l’instant même où je l’avais découvert sur le palier de mon appartement. Je ne m’y étais pas attendue le moins du monde, mais au fond de moi, je l’espérais. Ce fut sans doute ce qui me poussa rapidement à me confier au jeune homme. Je ne voulais pas entrer dans les détails, de peur de voir tout cela ressurgir brusquement, mais je lui parlais de l’essentiel, me rendant compte, par la même occasion, que se livre avait du bon. D’une certaine manière, je me sentais plus détendue, sans pour autant voir mon moral remonter. J’en étais à la « seconde phase » suite à une prise de drogue et cela n’allait pas cesser d’un seul coup. En fait, je ne devais plus avoir grand-chose dans le sang, mais cela n’empêchait pas les effets d’être toujours aussi… Violents. Stew me proposa de m’installer avec lui sur le canapé, et je n’hésitais pas une seule seconde pour accepter. Il était là, et je voulais en profiter au maximum. Sans doute ne resterait-il pas bien longtemps, alors autant en bénéficier autant que possible. Installée confortablement contre son torse, je fermais un instant les yeux, lâchant qu’en effet, j’allais essayer de me reposer un peu. Il était grand temps que je dorme pour de bon. Sa présence me le permettrait, j’en étais persuadée. Il caressait délicatement mes cheveux et si, habituellement, j’aurais dû m’en étonner ou même m’en effrayer, il n’en était rien. Je voulais juste profiter, et j’étais plus qu’heureuse qu’il soit là, à mes côtés. Le silence s’installant, je le remerciai de sa présence, tout en signalant au passage que j’étais contente d’être avec lui. Ce n’était pas vraiment le genre de choses que je disais habituellement, mais pourquoi m’en priver dans un moment pareil ? Il devait penser que c’était dû à la drogue et, avouons-le, ce n’était pas réellement le cas. Mais ça, il n’avait pas besoin de le savoir. Il n’était carrément pas utile de préciser que je m’étais confiée sur ce que je ressentais à ce moment précis sans avoir le moindre coup de main d’une quelconque dose de coaïne. « Tu n’as pas à me remercier, je le fais avec plaisir. » , annonça-t-il après un bref instant de silence. Un sourire s’étala sur mon visage, ravie de sa réponse. En revanche, je ne répondis pas, préférant préserver la quiétude qui s’installait progressivement. « Dors maintenant je reste là. » , reprit-il rapidement. Je résistai difficilement à l’envie de le remercier une nouvelle fois, et me calai plus confortablement contre lui. Me plonger dans les bras de Morphée ne fut pas bien long. A peine avais-je fermé les yeux, je me sentis partir dans un sommeil paisible et réparateur. C’était exactement ce dont j’avais besoin.

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Parce qu'il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis | Summer

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