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Heath, Summer & Camilya.

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 Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé

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MessageSujet: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Jeu 5 Mai 2011 - 18:12





« Demain nous irons dans les locaux de la morgue afin que vous puissiez enfin disséquer et faire votre premier examen blanc. N’oubliez pas d’apporter votre manuel et d’apporter vos blouses. Passez aussi au secrétariat, vous avez été classé par groupes et les horaires ont étés changés. A demain ! » Levant un vague regard de ma copie, je regardais le professeur partir de l’amphithéâtre sortir à pas rapide tandis que les autres élèves, plus de trois cents, filaient à leur tour hors de la salle pour voir qui était avec qui. Finissant d’écrire, je rangeais mon stylo dans mon sac me pressent alors de ranger mes affaires dans mon sac a main me levant à toute hâte pour sortir a mon tour de la pièce. Enfilant mon chapeau sur la tête j’ouvrais mon parapluie. Temps de merde sur Chicago… en même temps…. Chicago quoi… Mes talons aiguilles aux pieds je courais comme je pouvais entre les étudiants qui me regardaient bizarrement. Je m’en fichais, j’étais pressé, je voulais à tout prix retrouver mon frère, et pour cela je devais retrouver Heath… Mais est ce que Nathanaël serait avec lui ? Depuis tout ce temps ? Non je n’y croyais pas trop… allant au secrétariat je cherchais vite la liste posant mon doigt sur les noms pour pouvoir suivre la liste et chercher mon nom. Plissant les yeux je soupirais longuement en voyant que j’étais… Seule. Nombre impair ? Claquant ma langue contre mon palet je croisais le regard du professeur qui entrait dans son bureau. Me souriant franchement je lui rendis son sourire avec méfiance. Je n’avais que dix sept ans et j’étais déjà en seconde années de médecine et alors ? Je savais que j’avais de bonnes notes… J’avais eu dix huit au premier semestre… Et là… La je ne savais pas trop combien j’allais avoir, à telle point que les professeurs ne voulaient pas que je sois en binôme pour ne pas trop aider les autres. Génial. Filant de la fac, je montais rapidement dans ma voiture. Rectification, l’ancienne voiture de Nathanaël qu’il avait carrément laissé là et filait au studio.

Jetant parapluie à l’entrée je posais le chapeau sur la table avant de me déshabiller totalement et filer sous la douche. Douchée et lavé de toute cette crasse que je cumulais depuis hier soir, j’avais trainé dans les rue a la recherche de drogué, et au petit matin j’avais nettoyé les toilettes du lycée… Pas une seule minute à moi… Rien… Même pas le temps de déjeuner… Une fois propre j’enfilais un slim et une paire de bottine rentrant le jean dedans. Une ceinture mise, toujours une de Nath, un soutiens gorge remontant ma poitrine presque inexistante, un pauvre petit soixante quinze b… B certes mais bon… Mettant un haut gris décolleté, trois boutons au niveau de la poitrine, j’en fermai qu’une enfilant alors un collier long plongeant dans ma poitrine. Une légère écharpe en tissue autour du coup, j’attrapais mon chapeau, celui que Heath m’avait offert il y a neuf ans, et fila alors dans la voiture. Direction… les parents de Heath… bordel, des années que je n’y étais pas allé… Je connaissais pourtant le chemin par cœur… ils n’étaient pas dans Chicago mais plus aux alentours de la ville un peu éloigné, chose qui n’était pas plus mal pour des gens comme eux… Garant ma voiture devant la maison, je sonnais tranquillement attendant que l’on me réponde. Entendant une voix me parler à l’interphone, je sursautais sur le coup ne m’y attendant pas. « Oui ? » « Bonjour… Je cherche Heath, je ne sais pas s’il vit toujours ici… » « Non, il ne vit plus ici et je ne donnerais pas son adresse, désolée jeune fille. » Jeune fille ? Connard. Il avait certes raison, mais je savais qu’il ne me donnerait pas son adresse comme la dernière fois… soupirant longuement je regardais la sonnette me figeant dessus. Mais bien sur… Mais… Quelle conne ! Et dire que j’avais un putain de QI et même pas capable d’y avoir pensé toute seule ! Heath McKingsGreen… Etait son vrai nom… Mais… Il avait un nom d’artiste… Celui de ses parents… Boylfeets. Filant dans ma voiture, j’attrapais mon téléphone et chercha alors l’annuaire. Putain mais que j’étais conne…

Trouvant l’adresse rapidement, un sourire étira mes lèvres. Quartier de riche … Il était riche ? Bordel… quand je l’ai connu il était à la fac… De quoi ? Je ne m’en souviens plus trop on parlait plus d’autre chose que de cela… Appuyant sur le champignon, je filais vers l’adresse que m’indiquait mon téléphone, le cœur battant rapidement tant je restais persuadé qu’il savait pour mon frère, c’était une évidence, il se devait de savoir… Arrivant dans son quartier je me garais devant une somptueuse villa. Nom d’un chien… il ne se faisait pas chier… Et dire que je vivais toujours dans le studio pourri de Nath la ou Heath était venu se droguer à mainte reprise… soupirant longuement, je pris le parapluie les gouttes tombant en masse. Foutue pluie. Le chapeau toujours sur la tête je fermai la voiture à clé filant vers la sonnette. Passant ma langue sur mes lèvres je soufflais longuement la peur me tétanisant sur place…Appuyant sur la sonnette mon cœur fit un soubresaut se mettant à battre terriblement fort. La sueur perlant mon front, je me sentis tout à coup mal. Le passé me rattrapant… Un passé douloureux, la vision de mon frère totalement drogué sur le lit, Heath comateux sur l’autre, ses nombreux amis camé… Les overdoses qu’ils avaient fait… tout me revenaient en mémoire. Baissant la tête, je me mis à pleurer bêtement sous l’émotion c’était incontrôlable.... Mon frère me manquait, trop… « Oui ? » Une fois de femme… Il était marié ? En même temps… vingt sept ans…. « Bonjour, je viens voir Heath… C’est assez important et urgent. » « Je vous ouvre. » Le portail s’ouvrant je rentrais a l’intérieur de la cour marchant alors vers la porte d’entrée. Celle-ci s’ouvrant sur une femme… De ménage ? Haussant un sourcil je lui fis un sourire franc et sincère. « C’est à propose de ? » « C’est… Personnel ! Dite lui que c’est Vanillé… Akerfeldt… » Me fermant la porte au nez je sursautais surprise. Sympa… Fermant le parapluie je soupirai en regardant autour de moi me tournant quelque peu en entendant la porte s’ouvrir. « Ouais ? » sa voix… était un peu la même… Me tournant je me figeais en le voyant. Wow… il… avait… changé. Le regardant de la tête aux pieds j’entrouvrais la bouche en souriant faiblement. « Heath… Tu as … Changé en cinq ans… Je… Vanillé tu te rappel de moi ? la soeur de Nathanaël Akerfeldt… »
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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Ven 6 Mai 2011 - 21:43

Ce qui est au passé ...
Appartient au passé.




Fermeture du club. Une nouvelle nuit de dure labeur pas forcément pour moi. Epaisse porte de fer close, clef en main, je pris tranquillement la direction de ma voiture en sifflotant quelque peu, me stoppant aussitôt en réalisant que je sifflotais le même air que les oiseaux. C’était d’une niaiserie incroyable, autant m’arrêter de suite. Le silence retombant de mon côté, je tournais un vague regard alentour, comme sur mes aguets. C’était bien le cas à vrai dire, je surveillais toujours qu’aucun individu louche ne traine dans les parages. Plutôt crever que de me faire agresser par surprise. Mon argent, recette de la prostitution d’un tas de filles, se trouvait bien sagement dans le porte document que je tenais d’une main ferme. Le premier à seulement oser poser son regard dessus, n’aurait pas le temps de dire ouf que je l’aurais déjà foutu au sol et neutralisé. J’avais tendance à être très nerveux et impulsif lorsque cela concernait mon argent, si durement gagné. Façon de parler ? A peine ! Vraiment à peine. Montant tranquillement dans mon quatre quatre qui m’avait coûté une sacré somme d’argent, je verrouillais toutes les portières avant de me pencher pour tirer sur le tiroir qui se trouvait sous mon siège, y rangeant le porte document avant de me redresser et boucler ma ceinture. Regardant rapidement l’heure, je mis le contact pour prendre la direction du lac qui ne se trouvait pas très loin de là. Une fois arrivé sur les bords de l’eau, je mis un moment à hésiter entre sortir prendre l’air et marcher un peu pour profiter de l’air du petit matin, et le fait de rester simplement dans ma voiture. Après une brève hésitation, je choisissais finalement de ne pas bouger. J’étais bien là, dans ma voiture on ne peut plus confortable. Ouvrant légèrement le carreau de ma portière, je posais ma tête sur le dossier de mon siège, regardant le lac sans vraiment le voir. Il était arrivé que je voie Isobel passer par là, sans jamais chercher à lui parler. Elle n’était qu’une pute parmi tant d’autres. Sans intérêt, pourquoi parler avec elle ? Certes, nous nous étions grandement rapprochés depuis que je l’avais accompagné à l’hôpital, me faisant passer pour son fiancé auprès de son médecin, comme le pauvre idiot amoureux que j’étais. Heureusement qu’elle n’avait pas trop insisté sur ce point on ne peut plus gênant. Sinon, j’aurais fort bien pu m’énerver un tant soit peu. La gêne provoque parfois de très surprenantes réactions.

Tout comme la colère ! Il suffisait de voir le poing que j’avais foutu à Isobel, simplement par réflexe alors qu’elle m’avait grandement mis en colère. Mais c’était là un geste que je regrettais franchement. Sans doute la seule chose que je regrettais sincèrement en vingt sept années de vie. C’était dire combien la jeune femme avait de l’importance pour moi. Et je n’aimais vraiment pas cela. Raison pour laquelle je le lui cachais sans aucun doute, les sentiments que j’avais à son égard. Et puis … Comment un homme aussi puissant et dangereux que moi, pouvait-il accepter d’aimer une femme ? Je n’étais pas encore complètement inconscient non plus. Presque, mais pas complètement ! J’avais été assez idiot comme cela, pour tomber amoureux d’elle. Je n’allais pas non plus en rajouter une couche en lui avouant clairement que je l’aimais. Je ne tomberais jamais aussi bas, je le refusais tout simplement. Je ne voulais pas être de ces gens qui tombaient éperdument amoureux, se mettaient en couple à en oublier tout le reste et devenaient d’une niaiserie incroyable. Je ne voulais pas dépendre sentimentalement parlant, de qui que ce soit et pas même de celle dont j’étais amoureux. Oui c’était la première fois que j’aimais quelqu’un et oui j’étais persuadé qu’elle était la femme de ma vie. Mais cela ne m’empêchais nullement de vouloir garder quelque peu mes distances avec elle. Elle et moi c’était tout bonnement impossible même si j’avais découvert, à ma plus grande stupéfaction, que nous pouvions parfaitement nous entendre en dehors du boulot. C’était très certainement l’une des raisons pour lesquelles je devais la fuir, sans aucun doute. Je m’entendais un peu trop bien avec elle et ce n’était pas normal du tout. Cela me faisait très peu, je devais bien l’avouer. Et je fuyais … Je fuyais comme j’avais toujours fuis, dans ma vie. Fuir et encore fuir. Dans le fond je n’étais qu’un lâche. Mais un lâche qui s’assumait. Soupirant longuement en regardant l’heure, je remis le contact une fois le soleil parfaitement levé pour regagner rapidement ma villa, me foutant royalement de respecter ou non les limitations de vitesse. A cette heure ci, il y avait peu de gens sur les routes. Seules quelques personnes qui commençaient leur journée de travail très tôt le matin. Et rien d’autre. Des gens qui bossaient dans les hôpitaux, les boulangeries, certains commerces, par exemple. Et donc, pas du tout des gens de mon monde. Mon monde à moi c’était quoi au juste ? Un monde sombre de débauche. Un monde ou seuls les forts se font une place, en écrasant les faibles. Un monde pas fait pour tout le monde en résumé. Mais un monde que j’aimais et que je ne quitterais pour rien au monde.

Une fois arrivé chez moi, je ne tardais pas à filer dans ma chambre, retirant rapidement la totalité de mes vêtements et les abandonnant à même le sol, pour me faufiler sous les draps frais et sentant bon la propreté. Des draps que j’avais changé la veille à mon réveille pour être plus précis. Le temps d’un soupir et je sombrais déjà dans un sommeil lourd et ininterrompu. Le souffle léger et régulier, aucun sourcillement, pas de cauchemar, pas de sursaut, aucun bruit. Juste le silence de la nuit. Pas même de ronflement ou de mouvement intempestif. Et aucun rêve pour venir ennuyer mon sommeil. Je me réveillais cinq minutes plus tard. Enfin … Ce fut l’impression que j’eus mais je constatais bien vite, en regardant mon réveil, que je venais de dormir neuf heures sans broncher. Gémissant doucement, je laissais ma tête retomber dans les oreillers en soupirant avant de repousser les couvertures pour me lever. Sans attendre une minute, je filais dans la salle de bain de ma chambre pour prendre une longue douche chaude et revigorante. Une fois sorti, je me séchais rapidement avant d’enrouler la serviette autour de ma taille et filer dans mon dressing, prenant la direction du coin des vêtements décontractés. Un boxer noir, un slim gris taille basse et un tee shirt blanc très large au tissu fin, plus tard, je quittais mon dressing. Tranquillement, j’allais mettre mes vêtements de la veille dans leur sac pour aller le ranger dans un placard mural dans le hall. Comme chaque semaine, mon employée emporterait mes costumes dans une blanchisserie. Cela fait, je me rendais dans la cuisine pour prendre un petit déjeuner très complet, saluant vaguement mon employée en la croisant dans le couloir. Une fois dans la cuisine, je me préparais un petit déjeuner pantagruélique avant de m’attabler tranquillement sur la table de ma cuisine, mangeant énormément tout en parcourant le journal du jour d’un air peu intéressé. Meurtre par ci, meurtre par là. Tentative de viol à tel endroit et viol collectif à cet autre endroit. Bref … Que de mauvaises nouvelles dans la ville de Chicago. Etais-je surpris ? Pas le moins du monde non ! Un long moment plus tard, je débarrassais la table de mon petit déjeuner, rangeant le tout dans les placards et le frigo et mettant la vaisselle dans le lave vaisselle avant de filer avant de filer dans ma chambre pour récupérer mon porte document et aller ranger le tas d’argent dans mon coffre fort démesurément grand et protégé. Cela fait, j’hésitais un moment quant à la suite du programme finissant par piocher un paquet de chips dans un placard de la cuisine pour, ensuite, m’installer devant la télévision, zappant inlassablement. Pas de projet plus intéressant dans l’immédiat. Entendant la sonnette du portail, je ne bronchais pas, sachant que mon employée s’occuperait de cela. Un moment plus tard, je l’entendis justement arriver vers le salon dans lequel je me trouvais. « Monsieur McKingsGreen … ? » Levant le regard, je tournais la tête vers mon employée sans dire quoi que ce soit, attendant simplement qu’elle me dise quoi. « Une jeune fille vous demande. Une dénommé Vanillé Ak … Aker … Hm elle est à la porte, elle vous attend. » Vanillé ? Un prénom à coucher dehors. Un prénom qui me disais vaguement quelque chose. « Je m’en occupe Marie. » Soupirant doucement, j’abandonnais télécommande et paquet de chips derrière moi avant de me rendre à la porte d’entrée, ouvrant celle-ci sur une jeune fille qui ne me disait rien du tout. Lentement, je baissais mon regard pour la regarder de la tête aux pieds, buguant un bref instant sur le chapeau qu’elle portait. Tout à fait le genre que je portais moi-même. Pinçant les lèvres, je plongeais mon regard dans le sien. « Ouais ? » Elle était plus grande que moi. Certes elle portait des talons. Mais elle était très grande même. C’était quoi ça ? Une mannequin ? « Heath… Tu as … Changé en cinq ans… Je… Vanillé tu te rappel de moi ? la soeur de Nathanaël Akerfeldt… » Ak…Aker…Comme le disait la bonne à tout faire, était donc Akerfeldt. Vanillé et Nathanaël. Ca me disait quelque chose. Vaguement. Non, un peu plus que cela en fait. Fronçant les sourcils, je soupirais faiblement en regardant la jeune femme. « La gamine chiante … ? Qu’est-ce que tu veux ? » Demandais-je froidement sans même faire mine d’ouvrir davantage la porte.


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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Ven 6 Mai 2011 - 22:50




Je n’avais jamais prévu que ma vie soit si monotone et si nulle à chier. Je n’avais même jamais prévu que mon frère soit un drogué, ou bien même que ma mère meurt lors d’une fusillade en plein cœur de la ville… On ne peut pas réellement prévoir les choses, c’est impossible… Et s’il y a bien un truc que je n’avais pas prévu c’était bien ça… La disparition de mon frère ainé, de mon Nath… De mon amour de frère… Est-ce qu’il était toujours vivant ? Au fond de moi je savais que oui, j’osais le croire… Je ne supporterai pas vraiment qu’il soit… Heath était mon seul espoir, c’était le seul avec qui Nath trainé le plus… Le seul… Que je connaissais assez… Le seul a qui je pouvais parler et retrouver… Ce que j’avais fait puisque je me trouvais devant chez lui… Une putain de maison bien riche… Il s’en était bien sorti lui… Certes j’étais en fac de médecine, mais est ce que je pourrais me payer l’année suivante ? Ce n’était pas réellement sûr… Alors pour l’instant on ne peut pas dire que ma vie soit parfaite… Non loin de là… Le faite de le revoir… était… Surprenant… Il avait changé, et son ton froid… Je ne le reconnaissais plus, a croire que la drogue à l’époque l’adoucissait plus que je ne l’aurais cru… « La gamine chiante … ? Qu’est-ce que tu veux ? »

La gamine… Chiante ? Surprise et choquée de son ton, son regard, je plongeais mon regard dans le sien, me figeant sans trop comprendre pourquoi il était si froid, si dur avec moi… Qu’est ce que je lui avais fait ? Qu’est ce que… Les larmes me montant rapidement aux yeux, je baissais rapidement le regard dégoutée de voir que je n’étais qu’une gamine chiante, alors que … j’avais fait tellement pour eux… pour tous ! Combien de fois je leurs avait donné leurs putains de sachet de coke pour qu’ils se droguent sans avoir a bouger du lit ? Combien de fois je les avais réveillés pour qu’ils partent en cours ou j’en passe ! Combien de fois je m’étais occupé d’eux alors que je n’avais qu’une dizaine d’années… Il parait que l’on ne doit jamais rien attendre des gens… C’est bien vraie… Heath me décevait fortement sur ce coup là… La gamine… Je n’étais pas une gamine chiante, je n’étais rien de tout cela…Je n’étais pas qu’une gamine chiante… Relevant la tête mon regard remplit de larme, je passais ma langue sur mes lèvres, mon piercing frottant contre ma langue. Le regardant longuement, je ne reconnaissais même plus son regard, il était si froid, si … Mauvais a croire que… Bordel je le préférais largement drogué… Il ne m’insultait pas au moins, même si parfois il m’envoyait chier… Je savais que c’était sous l’emprise de la drogue, mais au vu de sa tête je pouvais très bien voir qu’il ne se droguait pas… Plus… Le mot exact était plus…

« La gamine chiante ? C’est comme ça que tu m’accueilles ? C’est ça le souvenir que tu as de moi ? Wow… Je ne suis que ça ? Après tout ce que j’ai fait pour toi… Mon frère, et tous vos potes qui passaient au studio ? » soufflai-je d’une voix enrouée par les larmes. Je me retenais de ne pas exploser, de ne pas craquer si vite. C’était ma pire faiblesse, mon pire défaut. Je ne supportais pas que l’on me prenne de haut, que l’on me regarde méchamment et j’en passe. Ce n’était pas pour moi. C’était traitre… Mais le moindre soupçon d’autorité me faisait pleurer… tout comme lorsque je m’énervais j’avais besoin de me sentir encerclé… Quand il n’y avait personne j’essayais de m’encercler de mes propres bras mais, ça n’avait pas le même effet que lorsque c’était quelqu’un… Fermant les yeux je passais mon pouce et mon index sur mes yeux les fermants les larmes coulant malgré moi. Mon autre main sur ma taille je tremblais violemment. Il n’avait pas a me faire ça… Putain il était largement mieux en drogué… Au moins il me souriait et m’accueillait… Mes souvenirs de gamine me tuaient sur place… La faute à qui… Me frottant lentement une joue j’enlevais le chapeau de sur ma tête tirant mes cheveux en arrière relevant le regard vers lui. « Ce que je te veux ? Je veux savoir… si tu sais ou est Nathanaël… Est-ce que… Tu as des nouvelles de lui depuis cinq ans ? » soufflai-je doucement en le regardant droit dans les yeux, ayant du mal à bien le voir les larmes embuant de trop mes yeux. Coulant lentement sur mes joues je les essuyais rapidement du revers de la main en détournant le regard une de mes jambes tremblant sous l’impatiente et le stresse. Tant de souvenir, tant de chose … Je vivais toujours dans le passé finalement… Oui… Par la faute de mon frère qui était parti… Si seulement… Est-ce qu’il était mort ? Je ne pouvais pas choisir cette option… « Vous étiez super proches… tu dois bien savoir quelque chose Heath… Dis moi oui s’il te plait… »
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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Dim 8 Mai 2011 - 13:59

Ce qui est au passé ...
Appartient au passé.




La vie est faite de rebondissements, c’est bien connu. La mienne était surtout faite de merdes, il fallait bien l’avouer et être honnête avec soit même. Des parents absents qui se permettent de faire tuer la femme que je considérais comme étant une mère, sous prétexte qu’elle était une prostituée. Les mêmes parents qui m’interdisent de revoir une cousine, simplement parce qu’ils ne s’entendaient plus du tout avec ses parents, alors que nous même n’avions rien à voir dans ces histoires. Une sœur qui tombe dans la drogue et meurt après m’avoir fait moi-même tomber là dedans. Cinq overdoses pour ma part sans qu’elles n’aient raison de moi et une vie qui ne tarde pas à tourner autour du fric et du sexe. Le sexe … Je n’étais pas un pervers et accroc non plus. Pourtant, je tenais un club de strip-tease on ne peut plus réputé et j’étais le mac de bon nombre de putes. On ne pouvait pas dire que ma vie était la meilleure qui soit. Pourtant moi, je l’adorais démesurément. Sans doute parce que j’étais devenu un homme parfait, à mes yeux et que j’étais fou des rentrées d’argent incessantes sur mon compte en banque et dans mon coffre fort. L’odeur et la couleur était tellement plaisante et parfaite, que j’en aurais bien pris des bains, me baignant dedans sans le moindre problème. Mais étrangement … Je n’étais pas encore assez cinglé pour cela. Enfin, même si cela ne se voyait pas de prime abord. J’étais exactement le genre de personne que l’on pouvait imaginer se foutre dans une piscine rempli de billets. Ou un bain plus modestement. Bref, pour en revenir aux surprises de la vie … Jamais je n’aurais imaginé me retrouver un jour, physiquement, face à mon passé. Cette fille qui au premier regard, ne me disait rien du tout mais dont le prénom et le chapeau qu’elle portait, dévoilait son identité. Vanillé. Un prénom rare que je n’avais vu que sur une seule personne. J’avais un mal fou à accepter de devoir les yeux pour la regarder mais je devais bien faire avec puisque cette imbécile se trouvait être plus grande que moi avec ses talons. Quelle idée aussi de porter des talons lorsque l’on est déjà naturellement grande. D’un naturel toujours aussi sympathique, je lâchais que je me souvenais fort vaguement d’elle, comme étant une gamine chiante, lui demandant alors ce qu’elle voulait. Voyant les larmes apparaitre dans ses yeux, je cru refermer la porte sans lui en demander davantage, déjà las d’attendre une réponse de sa part. Il n’y avait donc que le physique qui avait changé chez elle. Elle était juste une gamine dans un corps de femme. Bon à savoir. Ou pas ! En fait je m’en foutais royalement de ce qu’elle était, je ne voulais pas d’elle ici.

« La gamine chiante ? C’est comme ça que tu m’accueilles ? C’est ça le souvenir que tu as de moi ? Wow… Je ne suis que ça ? Après tout ce que j’ai fait pour toi… Mon frère, et tous vos potes qui passaient au studio ? » Blablabla … Raconte moi ta vie aussi ! Elle était pire que chiante en fait. La vieillesse ça rendait con à n’en pas douter. Ce qu’elle pouvait être chieuse. Elle voulait quoi au juste ? Faire pleurer dans les chaumières ? Elle avait frappé à la mauvaise porte. Dommage pour elle ! Soupirant longuement d’agacement, je levais un vague regard au ciel avant de me tourner à nouveau vers elle, d’un air peu intéressé. « Non en faite pas chiante. Chieuse à souhait. Et t’as pas l’air d’avoir changé. Ce que t’as fais pour nous ? Je vois pas de quoi tu parles. » Ajoutais-je froidement, mon regard franc planté dans le sien. Elle ne se faisait vraiment pas chier … Arriver chez moi cinq ans plus tard et me foutre en pleine gueule un putain de passé que je tentais d’oublier. Un passé qui se trouvait derrière moi et auquel je refusais catégoriquement de faire face. Je ne voulais pas d’elle dans ma vie, je ne voulais pas la revoir, jamais. Elle était de mon passé et mon passé était mort et enterré. Je ne bronchais pas le moins du monde devant les larmes qu’elle retenait avec une grande difficulté apparente. Je ne ressentais rien du tout à la voir de la sorte. Qu’elle pleure donc, je m’en foutais. Je ne lui proposerais même pas de mouchoirs, c’est pour dire. Elle était venue me voir chez moi, il fallait bien qu’elle assume son erreur à présent. Croisant les bras sur mon torse, je regardais les larmes couler sur ses joues, sans broncher, ni bouger, ni même commenter le spectacle honteux qu’elle offrait. « Ce que je te veux ? Je veux savoir… si tu sais ou est Nathanaël… Est-ce que… Tu as des nouvelles de lui depuis cinq ans ? » Passant ma langue sur mes dents, je lâchais un nouveau soupir. Ce que j’en avais à foutre de lui … Il pouvait bien être mort. Bon … Certes il avait été un très bon ami, fut un temps. Mais il faisait parti de mon passé lui aussi. Et je ne tenais pas à le revoir. Tout comme je ne tenais pas à la revoir elle, sa petite sœur.

« Vous étiez super proches… tu dois bien savoir quelque chose Heath… Dis moi oui s’il te plait… » Lui mentir pour lui faire plaisir ? Pouah, comme si c’était mon genre de faire plaisir à qui que ce soit. Je m’en foutais de lui dire clairement que je n’avais pas eus la moindre nouvelle de lui depuis cinq ans. Je n’étais plus un drogué, je n’étais plus de ce monde et je ne tenais pas à ce que l’on me parle de mon passé, encore une fois. Tout cela était totalement terminé, dans mon passé, mort et enterré. Cela faisait cinq ans que je n’avais pas entendu parler d’eux. Cinq ans que j’avais changé de vie et que j’étais devenu un autre. « Il est sans doute mort. La drogue ça tue t’es pas au courant ? Avec un peu de chance il est mort à l’étranger et son corps a été enterré. Avec moins de chance … Il est mort en forêt et son corps a été dévoré par des animaux sauvages. Ou alors … il a été tué ou été victime d’un accident. Et dans ce cas ils se sont débarrassés de son corps. Cherche le plutôt dans les cimetières, ou les morgues. C’est pas ici que tu le trouveras. Et ne compte pas sur moi pour t’aider en quoi que ce soit. » Clap de fin. Une nouvelle fois, ce fut du Heath dans toute sa splendeur. Méchant, atroce, sadique, mauvais … Je n’avais pas la moindre gêne à me comporter comme le pire des enfoirés, même avec une jeune fille à la recherche de son frère disparu.


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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Dim 8 Mai 2011 - 18:23



« Non en faite pas chiante. Chieuse à souhait. Et t’as pas l’air d’avoir changé. Ce que t’as fais pour nous ? Je vois pas de quoi tu parles. » Lui lançant un regard peiné et remplit de larme, je me mordis la langue en serrant la mâchoire pour ne pas m’emporter. Je ne supportais pas ça, crier, sortir des paroles bien trop méchante sans les penser… Je n’aimais pas perdre le contrôle de moi-même. Il était vraiment… Mauvais, oui c’était le terme… Comment pouvait-il me faire ça ? Je ne lui avais jamais rien fait… Je pouvais comprendre que le passé restait le passé pour beaucoup d’ancien drogué, mais quand même, on ne pouvait pas rayer les gens de sa vie comme ça… Séchant comme je pouvais mes larmes j’essayais de me contenir. Heath n’était pas franchement agréable … « Chieuse ? Super, quel accueil vraiment… Je ne m’attendais pas à une accolade mais je ne m’attendais pas a ça non plus… tu ne vois pas ce que j’ai fait pour vous ? Je n’ai pas l’envie de te rafraichir la mémoire, t’as un cerveau… Utilise le … » Est-ce que j’étais méchante ? Un peu… mais j’étais vexée… Je ne pensais pas qu’il serait ainsi avec moi… Comment le savoir ? Que sans la drogue il serait tout aussi différent ? Le voyant me regarder comme si j’étais de trop, je compris que je l’étais vraiment… je ne pouvais pas lui en vouloir, il avait une vie, il était en âge d’avoir une femme et autre, pourtant je ne vis aucune bague a ses doigts… Mais cela n’excluait pas l’option petite amie pour autant… Lui demandant alors s’il avait des nouvelles de mon frère, je le suppliai presque de me répondre oui, dans l’espoir vain, qu’il en ait… Mais au fond je savais qu’il n’en avait pas… Mais je ne le qualifiais pas pour mort pour autant… Non, mon fort intérieur me disait qu’il était toujours vivant quelque part…

« Il est sans doute mort. La drogue ça tue t’es pas au courant ? Avec un peu de chance il est mort à l’étranger et son corps a été enterré. Avec moins de chance … Il est mort en forêt et son corps a été dévoré par des animaux sauvages. Ou alors … il a été tué ou été victime d’un accident. Et dans ce cas ils se sont débarrassés de son corps. Cherche le plutôt dans les cimetières, ou les morgues. C’est pas ici que tu le trouveras. Et ne compte pas sur moi pour t’aider en quoi que ce soit » Le regardant surprise et peinée de voir qu’il pouvait avoir de telle parole à l’égard de Nathanaël un homme qui fut proche de lui fut un temps, je me sentis tout a coup comme… tuée. Oui comme si ma vie s’était arrêté sous ses paroles plus que blessante, vexante… Je savais que Heath était de nature froide et plutôt sec… Il avait toujours était sec avec moi, mais j’avais apprit à le connaitre et je savais que c’était sa façon d’être mais là… aujourd’hui c’était pire qu’il y a cinq ans… au moins avant il était franc mais pas si mauvais. Là c’était … Carrément de la méchanceté… Oui c’était bien ça de la méchanceté pure et dure… Il était donc devenu ce genre de personne ? Froide sans compassion, dure, immonde et j’en passe ? Voilà ce qu’était devenu Heath en cessant la drogue ? Je n’aurais jamais cru qu’il puisse devenir plus froid que ce qu’il n’était. J’avais prit l’habitude avant de sa froideur, allais-je devoir m’habituer a plus ? Il me semble bien que oui. Pourtant il avait été tellement gentil avec moi…

C’était lui qui se débrouiller pour réveiller Nath quand j’avais besoin de lui alors qu’ils étaient tous les deux défoncés. C’était lui qui m’autorisait a prendre dans son porte feuille sans même compter l’argent… en même temps ce n’est pas moi qui le volerait… J’avais des souvenirs de Heath… Un Heath qui n’était plus. Passant ma langue sur mes lèvres, je me mordis la barre de mon piercing en plongeant mon regard dans le sien. Il était tellement… froid… Distant… Restant un moment à le détailler de la sorte, bizarrement les larmes ne vinrent pas. Sa réflexion m’avait plus blessé qu’autre chose et il faut dire que Heath était un passé. Je m’en souvenais parfaitement même si j’avais grandit. On ne peut pas réellement changer un caractère, mais il faut croire que oui, il en était bel et bien la preuve. Option… Méchanceté… Tant pis pour les conséquences… J’avais l’habitude de pleurer…. Inspirant longuement, je m’approchais de lui sans siller du regard rangeant alors mon piercing dans ma bouche fermant celle-ci me mettant a sa hauteur mon regard bleuté dans le sien tout aussi bleuté si ce n’est que le sien était bien trop sec et dur a mon gout.

« La drogue tue, oui je suis au courant, elle a tué ta sœur… et sinon tu as quoi d’autre comme parole à l’égard de mon frère ? Mon frère n’était pas assez con pour se tuer d’une overdose… Il cherchait à décrocher quand ta sœur est morte… Une mort de trop dans votre bande de camé… Je vois que toi tu t’en es bien sorti… très bien même… Si ce n’est que t’as un caractère de merde qui est juste venu enrober le tout… Je ne veux pas de ton aide, je voulais juste savoir… si tu avais des nouvelle de lui, s’il t’avait parlé d’un endroit, de n’importe quoi il aurait voulu partir… » Soufflai-je près de lui mon regard se voilant avec difficulté de méchanceté et de dégout a son égard. Mais c’était tellement faux… Je ne pouvais pas être méchante, je ne l’avais jamais était. Sans que je ne puisse rien contrôler mes yeux devinrent a nouveau doux et gentil, se voilant doucement d’une tristesse bien trop présente en moi. Passant ma main sur mon front me tirant les cheveux en arrière je posais mon autre main sur l’encolure de la porte relevant rapidement les yeux vers lui tout en soupirant quelque peu. « Je préférai le Heath drogué… Au moins… Je pouvais parler avec lui… Je pouvais compter sur lui pour m’aider même si a l’époque… C’était différent comme souci… » marmonnai-je à voix basse, tout en lui lançant un regard vide d’expression.
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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Jeu 12 Mai 2011 - 6:28

Ce qui est au passé ...
Appartient au passé.




« Chieuse ? Super, quel accueil vraiment… Je ne m’attendais pas à une accolade mais je ne m’attendais pas a ça non plus… tu ne vois pas ce que j’ai fait pour vous ? Je n’ai pas l’envie de te rafraichir la mémoire, t’as un cerveau… Utilise le … » Lui lançant un regard franchement noir et peu amène, je serrais les dents avec force en détournant le regard pour tenter, difficilement, de garder mon calme. Elle ne méritait même pas que je m’emporte, c’était certain. En fait, elle ne méritait même pas que j’accepte de lui adresser la parole. Tout ce à quoi elle était censée avoir droit, c’était que je lui ferme la porte au nez et retourne vaquer à mes occupations. Non franchement … Elle était culotée de se pointer chez moi et me rappeler à un passé que je tenais plus que tout à oublier. Elle n’avait pas le droit d’apparaître ici pour me projeter en arrière de la sorte, plus de cinq ans plus tôt. Je détestais que l’on me rappelle à mon passé alors qu’il était bel et bien derrière moi et ce, de façon définitive. Cette fille n’avait vraiment pas le droit de réapparaitre ici et remettre ce putain de sujet sur le tapis. Pas même de le sous entendre ! Tout ça pour retrouver son frère. Sauf que je n’avais plus rien à faire avec lui depuis cinq ans et que je me foutais royalement de savoir ce qu’il était devenu. Tout comme elle d’ailleurs ! « Revenir dans la vie de quelqu’un qui ne voulait plus voir, toi entre autres, tu trouves que ça donne envie de se montrer accueillant ? Je ne t’ai pas demandé de venir et je ne veux pas de toi ici. Si t’es pas contente, autant que tu partes de suite ! » Lâchais-je d’une voix toujours aussi froide et sèche, sans la quitter un seul instant du regard. Oui, qu’elle parte et vite ! Et qu’elle emporte avec elle tous les souvenirs qu’elle était parvenue à ramener en venant ici. Et des souvenirs … Elle en avait ramené un sacré tas, il fallait bien l’avouer.

Lorsqu’elle voulut savoir si j’avais eu des nouvelles de son frère, me suppliant presque de lui répondre oui, je levais les yeux au ciel d’un air totalement désespéré. Evidemment que non je n’en n’avais pas eus la moindre, depuis cinq longues années. Pour la simple et bonne raison que j’avais totalement coupé les ponts avec tous mes amis de l’époque pour m’écarter totalement du monde de la drogue et ne plus rien avoir à faire avec eux et cet univers que je fuyais et fuirais coûte que coûte. Oui cela avait été des plus difficiles et j’avais cru mourir tant cela me semblais alors impossible. Et pourtant j’avais vaincu et m’en étais sorti totalement en vie et en parfaite santé. Enfin … Maintenant je pétais littéralement la forme. Mais à cette époque, le manque avait provoqué des angoisses et des douleurs telles, que j’aurais alors juré que j’allais mourir rapidement. Au lieu de cela, j’étais toujours en vie et en parfaite santé. N’était-ce pas merveilleux ? Non, pas tant que cela à vrai dire. Il était vrai ! Prenant terriblement de plaisir à faire du mal à autrui, je ne pu m’empêcher de répondre à Vanillé que son frère était sans doute mort, citant alors une série d’idées de la façon dont il avait peut-être bien eut, de mourir. Peu charmant, peu engageant … Et surtout fort peu sympathique. C’était tout moi ça ! Et je visais dans le gore pour ne pas lésiner sur les moyens bien sûr. Sans broncher un seul instant et sans me dérider, ni même montrer si je plaisantais ou non à propos de mes propres paroles, je regardais Vanillé sans ciller un seul instant, la laissant me jauger un long moment. Sans doute tentait-elle de comprendre si je plaisantais ou non. De comprendre si j’avais réellement pu changer à ce point et devenir tout bonnement, un monstre. La réponse était oui … Oui j’étais pire qu’avant. Un type sans foi ni loi, sans cœur, sans sentiment et sans pitié. Et le pire dans tout cela, c’était que j’assumais totalement ce que j’étais !

« La drogue tue, oui je suis au courant, elle a tué ta sœur… et sinon tu as quoi d’autre comme parole à l’égard de mon frère ? Mon frère n’était pas assez con pour se tuer d’une overdose… Il cherchait à décrocher quand ta sœur est morte… Une mort de trop dans votre bande de camé… Je vois que toi tu t’en es bien sorti… très bien même… Si ce n’est que t’as un caractère de merde qui est juste venu enrober le tout… Je ne veux pas de ton aide, je voulais juste savoir… si tu avais des nouvelle de lui, s’il t’avait parlé d’un endroit, de n’importe quoi il aurait voulu partir… » A la simple mention de ma sœur, mon regard se fit franchement dur et meurtrier, mon expression se figeant et ma mâchoire se serrant plus fortement que jamais. Vrillant mon regard au sien, je me redressais de toute ma hauteur, mes narines se dilatant sous la rage qu’elle était en train de réveiller en moi. Je perdais rarement mon calme. Mais certains sujets, comme celui de ma sœur, étaient tout simplement trop puissants et douloureux pour ne rien provoquer en moi. « Parle encore une seule fois de ma sœur et ce seront les derniers mots qui s’échapperont de ta bouche. Compris ? » Lâchais-je d’une voix dangereusement calme, la menace et la rage suant dans chacune de mes paroles, chacun de mes mots. Elle avait touché le point sensible, la chose à ne surtout pas mentionner au risque de réveiller ma colère et ma douleur. Plaie qui s’ouvrait à nouveau. « J’ai toujours eu ce caractère. La drogue le calmait simplement et ce n’est pas l’inverse. Quant à ton frère j’ignore où il est et honnêtement j’en ai rien à foutre. » Ajoutais-je toujours sur le même ton, sans ciller, mon regard planté dans le sien. A présent, je ne plaisantais plus, je n’étais vraiment plus d’humeur du tout. J’avais même plutôt des envies de meurtre pour être honnête …

« Je préférai le Heath drogué… Au moins… Je pouvais parler avec lui… Je pouvais compter sur lui pour m’aider même si a l’époque… C’était différent comme souci… » Mes paupières se plissèrent, rendant mes yeux presque invisibles, inspirant alors une longue goulée d’air pour retrouver mon calme, en vain. Elle connaissait mon point faible. Logique puisqu’elle venait tout droit de mon passé et détenait cette putain d’arme contre moi, que peu de gens avaient. Et elle en jouait … Oui, bon sang elle en jouait et cherchait à m’atteindre de la sorte. Je ne pouvais pas lui donner le plaisir de réagir et pourtant c’était presque plus fort que moi, mes yeux lançaient des éclairs de rage difficilement refoulée et contenue. « Désolé de t’apprendre que le Heath drogué est mort avec sa sœur. Maintenant dégage si tu ne veux pas que je commette un acte très regrettable. A moins que tu n’aies envie de rejoindre ton frère version Nouveau Heath ? » Demandais-je d’une voix menaçante. La tuer ? C’était bien ce que je sous entendais oui. Mais non, j’étais incapable de commettre un tel acte. Tout d’abord je ne tuais pas mais faisais tuer. Ensuite, il me fallait une vraie bonne raison pour faire pareille chose. Et pour terminer … Même si à cet instant je haïssais cette fille parce qu’elle était revenue dans ma vie un beau jour comme ça, me foutant en pleine gueule un passé que je voulais oublier à tout prix … Eh bien malgré tout ça, je l’avais adoré cette gosse. Une gosse qui n’en n’était plus une. Mais elle avait été une gamine que j’avais assez appréciée pour lui offrir un chapeau m’appartenant. Certes c’était un geste qui pouvait paraître bien bénin. Mais pour un égoïste tel que moi, ça avait été déjà bien trop. Sans oublier toutes les fois où je lui avais laissé de l’argent en lui faisant pleinement confiance quant aux achats qu’elle allait effectuer avec celui-ci. Et le tout, sans parler des brefs éclats de rire que nous avions pu partager … Elle représentait une étape douloureuse de ma vie. Mais en elle-même, elle ne m’avait jamais rien fait. Si ce n’est être une bouffée d’air frais dans ma vie, à cette époque là …


You got curves like the ocean, gonna take it in slow motion got emotions that'll make it last. You got freckles on your shoulder. I've been dreaming that we could, dreaming that we could be sticking together. I got evidence cause every time I turn a corner, it's up against the wall and as the rest of the world fades out. As the rest of the world fades out.



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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Jeu 12 Mai 2011 - 20:03




« Revenir dans la vie de quelqu’un qui ne voulait plus voir, toi entre autres, tu trouves que ça donne envie de se montrer accueillant ? Je ne t’ai pas demandé de venir et je ne veux pas de toi ici. Si t’es pas contente, autant que tu partes de suite ! » Soupirant longuement en le regardant de façon méprisante, je ne savais pas comment être avec lui. Il savait parfaitement que je n’aimais pas les ordres la violence et s’en suit… pourquoi le faisait-il avec moi ? Un simple s’il te plait pouvait tellement changer une phrase… Il m’énervait, je ne supportais pas que l’on me parle de la sorte, et encore moins quand cette dite personne fait parti d’un passé on ne peut plus douloureux. « Je ne t’ai jamais rien fait… Jamais Heath… Je te trouve un tant soit peu égoïste sur ce coup là… » Dis-je doucement en le regardant dans les yeux. Ce regard que je connaissais tant pour avoir grandi en le voyant presque constamment. C’était blessant de s’apercevoir que les gens changeaient… Très… Sans plus attendre je lui demandais alors s’il avait des nouvelles de mon frère… Parfois je me demande pourquoi j’ai toujours des plans a la con… Je pensais qu’Heath pourrait savoir quelque chose mais au fond, il ne savait strictement rien et se fichait pas mal de ma vie, de la vie de mon frère, de tout. Je ne supportais pas réellement son ton… Pleurer devant lui… lui montrer mes faiblesses c’était… Frustrant et ça avait l’air de l’amuser… Je ne pu me retenir, me contenir de lui dire ces quatre vérités en face… sa sœur, sa mort, tout… Je ne saurais dire si je pensais réellement ou pas ce que je disais mais ça faisait surtout un bien fou de les dire. Heath me manquait, l’ancien Heath, le fait qu’il mange a mes coté me pique un bout de pizza, nos après midi télévision alors qu’ils sont tous drogués et moi au milieu totalement clean a regarder réellement la télévision… Je vivais dans le passé… C’était terrible… voyant son regard virer au noir, je savais que j’avais touché un point sensible. Sa sœur… avait été importante pour lui… Je ne l’ignorais pas… « Parle encore une seule fois de ma sœur et ce seront les derniers mots qui s’échapperont de ta bouche. Compris ? » Plongeant mon regard tout aussi noir que le sien, je cachais parfaitement ma surprise. Des menaces de morts ? Était-il sérieux ? Je n’en revenais pas… Comment pouvait-il être devenir comme ça… Ce n’était pas possible, il ne pouvait pas menacer les gens comme ça… De quelle façon avait-il eu cette villa. Surprise et choquée, je commençai sérieusement à me poser des questions sur ce qu’il était réellement devenu…

Passant ma langue sur mes lèvres je bloquais mon piercing entre mes dents m’approchant alors lentement de lui, très près, vraiment très près a tel point que nos corps se touchèrent lentement. « Des menaces ? T’as que ça à foutre ? Ben vas y … Tue-moi… J’ai rien que me retiens… te gène pas, t’es pathétique… » dis-je d’une voix basse et extrêmement calme mon souffle heurtant son visage, mon regard ne vrillant pas le sien d’une seule seconde. Il n’avait pas le droit de me faire ça, il n’avait pas le droit de le faire a quiconque… Menacer les gens étaient interdit… Encore moins lorsque c’est une pauvre fille mineur comme moi… « J’ai toujours eu ce caractère. La drogue le calmait simplement et ce n’est pas l’inverse. Quant à ton frère j’ignore où il est et honnêtement j’en ai rien à foutre. » Tremblant légèrement j’entrouvris la bouche quelque peu choquée. Il me choquait dans le sens ou il rayait les gens de sa vie avec une telle facilité, que s’en était presque déconcertant… Comment, pourquoi, ils étaient si proche… Lui qui passait tellement de temps au studio, lui qui squattait chez nous… ça n’avait gênée, pas même moi, Heath était surement le camé le plus sympa de la bande, a ne pas me traiter comme une idiote, a ne pas vouloir s’amuser de moi a ne pas avoir essayé quoi que se soit sur moi… Les souvenirs ne cessaient de remonter, les matins les petits déjeunés, les pizzas à pas d’heure, les fois ou je lui tapotais la joue alors que je n’avais que sept ans pour le réveiller, ses overdoses… Mes visites a l’hôpital alors que je devrais être chez moi… Bref, finalement ma vie était merdique… Et ce que j’avais fait pour lui n’avait servi à rien. « Ah oui ? Tu menaçais aussi les gens de mort ? Je t’ai vu Heath… Sans drogue… Rare sont ces fois là, mais tu n’étais pas comme ça… Tu es pire… T’as perdu ton humanité, ton cœur… C’est décevant Heath… » murmurai-je doucement en reculant un peu plus pour ne pas me sentir de trop et surtout car je savais que contrairement à moi, Heath n’était pas tactile… Combien de fois m’avait-il repoussé petite ? Je me le demande bien, mais je ne l’avais jamais mal prit, je savais que j’en demandais trop… Au fond je n’étais qu’une gamine qui cherchait de l’affection dans ce monde de brute. Je ne pu m’empêcher de lui faire alors la remarque que je préférai l’ancien Heath, le drogué, celui qui était là pour moi en quelque sorte, celui qui se préoccupait du reste et pas que de sa petite personne comme là maintenant…

« Désolé de t’apprendre que le Heath drogué est mort avec sa sœur. Maintenant dégage si tu ne veux pas que je commette un acte très regrettable. A moins que tu n’aies envie de rejoindre ton frère version Nouveau Heath ? » Le regardant longuement, je ne savais pas comment prendre réellement ces paroles. Heath, celui que j’avais connu du moins était donc mort ? Il n’était plus que cet être froid, distant, méchant qui n’avait donc aucun sentiment pour personne ? Je comprenais parfaitement qu’il veuille rayer son passé de sa vie, je le comprenais, beaucoup de drogué le faisait, mais de la à me dire de telle atrocité non…. Il n’avait pas a faire ça… il ne pouvait pas me faire une telle menace… Je ne le supportais pas vraiment pas… Me sentant bizarre, mon cœur ayant un raté, je baissais rapidement les yeux sur les pieds de Heath. Ma main posait sur la rambarde de sa porte, je me sentis frissonner. Il ne comprenait pas réellement que ma vie avait sombré dans le néant lorsque mon frère s’était éclipsé de ma vie… Il aurait du me comprendre lui qui a perdu une sœur… Il pouvait comprendre et c’était décevant qu’il ne le fasse pas réellement. Les larmes remontant à mes yeux, je les laissais rapidement couler en fermant les paupières. Soupirant longuement, je me redressais quelque peu sans pour autant le regarder. Je ne voulais pas croiser son regard noir, pourtant si bleu et joli. Je ne voulais pas voir ce regard si inconnu… Ce Heath ne me plaisait pas… « Toi tu as réussi… Tu t’’es sorti de la drogue, tu travailles, tu vis dans l’un des plus beaux quartiers de Chicago, ta vie est surement comme tu le voulais… Et moi j’ai quoi ? Mon frère est parti je n’avais que douze ans Heath. Dois-je te rappeler que c’était lui qui s’occupé de moi ? J’ai vécut seule dans ce studio, que mon grand frère arrivait a peine a payer… aujourd’hui, j’ai dix sept ans… J’arrive a peine a payer mon loyer, ma bouffe, et ma fac… J’essaie de vivre… pardon de survivre… C’est limite si je ne fais pas la manche, car tu vois mon frère est parti… Je ne me suis jamais drogué… Jamais. Je me suis juré de ne jamais touché cette merde quand j’ai vu ce qu’elle vous faisait… Mais au fond, tu as décroché, j’ai perdu mon frère… Et moi ? Moi je suis au bord du gouffre alors que je n’ai pas méritais ça Heath…. Je ne l’ai jamais mérité… Je n’avais pas besoin de ça dans ma vie… » Soufflai-je d’une voix coupée par les larmes. Gardant la tête baissée, je la relevais plongeant mon regard verdâtre virant surement au bleu dans le sien. Totalement remplit de larmes, je levais vaguement les yeux pour empêcher les larmes de couler. Reculant vaguement je repositionnais lentement le chapeau sur ma tête en croisant par la suite les bras sur ma poitrine. « Tu as perdu ta sœur, mais tu t’en es tiré Heath. Pas moi. Ma vie est toujours dans le passé, dix sept ans et une vie ratée, merdique… J’avais un avenir prometteur avec mes deux ans d’avance, même toi, tu m’appelais le futur génie … Génie de rien du tout. La drogue m’a volé mon frère et ma vie… Je dégage comme tu dis si bien…. Je suis désolée pour toi Heath. De ce que tu es devenu. Surement un type bien, je n’en doute pas. Mais la façon dont tu … t’as vie ne doit pas être facile… » Soufflai-je en lui tournant le dos, les larmes ne cessant de couler sur mes joues.
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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Jeu 19 Mai 2011 - 11:08

Ce qui est au passé ...
Appartient au passé.



Certaines personnes affirmaient haut et fort, qu’arrivait toujours un jour où le passé finissait forcément par nous rattraper. Pour ma part, je n’avais jamais vraiment cru à cela, préférant rire de ceux qui le pensaient vraiment. Sans doute était-ce là la réaction d’une personne qui ne voulait pas voir son passé ressurgir on ne sait trop comment et d’on ne sait trop où. Car, en effet, il y avait une masse assez impressionnante de choses dont je ne voulais plus jamais entendre parler. Les histoires de famille, le meurtre de celle que je considérais comme étant ma véritable mère, les histoires de drogues, la mort de ma sœur … Trop de choses qui se devaient de rester dans mon passé et qui avaient plutôt intérêt à ne plus jamais revenir à l’instant présent. Je ne voulais vraiment pas revenir à tous ces instants qui m’avaient totalement détruit. Ou du moins qui avaient fait de moi ce que j’étais devenu à présent. Certes j’étais bien fier de la personne que j’étais. Mais ça ne m’empêchais pas de ne pas supporter de penser ou même parler de tout ce qui m’avait rendu de la sorte. J’étais un être froid, cruel et sans scrupule et je ne voyais pas où était le problème. Tant que j’étais heureux c’était tout ce qui comptait. Etais-je heureux ? Non … Bien sûr que non. Mais je pouvais m’en donner l’illusion grâce aux sommes d’argent astronomique que je brassais tous les jours. Oui … L’argent ne faisait pas le bonheur mais bordel qu’il y contribuait véritablement ! Alors qu’à l’instant même je me retrouvais face à un visage qui me rappelait forcément mon passé, plus précisément la partie concernant la drogue, j’en perdis presque mes mots tant j’étais perdu et tant j’étais nerveux de voir ce que je redoutais plus que tout, se produire tout de même devant mes yeux. Comment étais-je censé réagir face à cela ? Je ne pouvais que me montrer franchement méchant et froid. Même si Vanillé était l’une des bonnes choses de mon passé, malgré tout. Oui, je me souvenais parfaitement d’elle, la petite fille blonde qui n’était autre que la sœur de celui avec qui j’avais pris l’habitude de me droguer plus que de raison. Petite fille qui apportait la joie et la bonne humeur malgré les moments de mal être et de dépression suites à nos retours brutaux à la réalité, après nos prises de drogues bien trop élevées. Elle était petite à l’époque et pourtant elle m’amusait, me faisait rire. C’était un peu une petite sœur, plus ou moins … Et malgré tout ce qu’elle avait fait pour nous, pour moi, je ne voulais qu’une chose : qu’elle parte et vite. Et surtout, qu’elle ne remette plus jamais les pieds devant chez moi. « Je ne t’ai jamais rien fait… Jamais Heath… Je te trouve un tant soit peu égoïste sur ce coup là… » Haussant les sourcils, je levais les yeux au ciel avant de baisser à nouveau le regard vers elle pour lui lancer un regard totalement inintéressé. « Et alors ? On ne t’a jamais appris qu’il fallait être égoïste dans la vie ? » Demandais-je alors, d’une voix franchement moqueuse. Pas le genre de moquerie gentillette et taquine que je lui avais souvent balancé lorsqu’elle était petite. Non … une moquerie qui se voulait méchante et froide comme le Heath que j’étais devenu depuis cinq longues années.

Lorsqu’elle mentionna ma sœur en sachant parfaitement qu’il s’agissait là d’un sujet des plus sensibles, je ne pu m’empêcher de frémir sous l’envie très violente de la frapper ou de fermer cette porte devant son nez. Malgré tout, je luttais fortement, finissant alors par la menacer. C’était là ce que je savais le mieux faire, sans doute. Ce n’était pas très glorieux. Mais le pire dans cette histoire, c’était le fait que j’assumais pleinement d’être de la sorte. A quoi bon être gêné et en avoir honte, puisque j’étais ainsi de toute façon ? Je m’assumais, point ! A mes mots froids et cruels, je vis bien la lueur de surprise qui brilla dans ses yeux. Evidemment, jamais elle n’aurait pu se douter que je devienne un jour, ce genre de personne à faire des menaces de mort sans la moindre limite et sans la moindre gêne. Non, je n’avais pas honte de ce que je venais de dire et non, je ne retirerais pas mes menaces proférées quelques secondes plus tôt. Je me foutais de savoir quelle serait sa réaction. Elle pouvait bien se mettre à pleurer devant moi, que je ne broncherais pas le moins du monde. Serrant les dents, je la laissais s’approcher de moi pour coller son corps au mien. Imprudente qui tenait visiblement à me montrer qu’elle n’avait pas peur de moi. La distance me donnait davantage envie, encore, de la frapper, plutôt que de retirer mes paroles ou même les regretter. Je ne supportais pas que l’on me tienne tête de la sorte. Et que ce soit elle qui le fasse, ne changeait absolument rien à la donne. « Des menaces ? T’as que ça à foutre ? Ben vas y … Tue-moi… J’ai rien que me retiens… te gène pas, t’es pathétique… » Plissant le nez d’un air dégoûté, je lui lançais un regard tueur, luttant toujours férocement contre la violence qui me submergeais. Je n’étais pas du genre à frapper les femmes … Non, ce n’était pas moi ça, malgré les apparences qui étaient on ne peut plus trompeuses. « Parce que tu n’es pas pathétique à avoir eu besoin de mentionner ma sœur pour me faire réagir ? Tu savais très bien que je n’apprécierais pas … » Lâchais-je d’une voix dangereusement calme, malgré la froideur de celle-ci. Oh oui elle avait été tout autant pathétique que moi. Elle cherchait à me pousser dans mes retranchements et je ne supportais vraiment pas cela. Il était plus qu’évident que je n’allais pas bien réagir à ses paroles. Comment aurait-il pu en aller autrement ? Je n’en savais rien et je doutais que j’aurais pu me montrer sympa ou tout autre réaction du genre, après une telle chose. En l’entendant mentionner mon caractère qui avait été plus facile dans le passé, je ne pu que lui faire remarquer que c’était la drogue qui m’avait calmé. Ce n’était pas totalement faux puisqu’elle m’avait permit de me détendre un tant soit peu. Mais c’était une accumulation de malheurs et de désillusions, qui avait fini par avoir raison du Heath calme et presque gentil que j’avais longtemps été pourtant. Et son retour n’allait strictement rien changer. Non, rien du tout. Tout simplement parce qu’elle faisait parti de mon passé et que je ne voulais surtout pas d’elle dans ma nouvelle vie. Et elle devait bien en avoir conscience à présent. « Ah oui ? Tu menaçais aussi les gens de mort ? Je t’ai vu Heath… Sans drogue… Rare sont ces fois là, mais tu n’étais pas comme ça… Tu es pire… T’as perdu ton humanité, ton cœur… C’est décevant Heath… » Pinçant les lèvres, je lui lançais un nouveau regard froid et cruel. Cette fille était plus insupportable que dans mes souvenirs. A présent elle se permettait de faire des leçons. Cinq ans de plus et elle ne se sentait plus. Qu’elle se permette de juger mes changements après cela tiens … « Même sans drogue dans mon organisme, elle avait toujours de l’effet au vu de ma consommation excessive. Je suis ce que je suis et je me fous de savoir ce que tu en penses. Toi tu es plus chiante qu’avant et ce n’est pas pour autant que j’en fais tout un flan. » Lâchais-je d’un ton narquois en haussant un sourcil hautain.

Finissant par lui faire remarquer que l’ancien Heath était mort avec sa sœur, la menaçant une nouvelle fois par la même occasion, je la vis baisser le regard en pleurant. Génial …C’était vraiment génial. Qu’elle était ennuyeuse à souhait ! Lorsqu’elle redressa la tête, je n’eus aucun mal à comprendre qu’elle cherchait à éviter mon regard, ne supportant sans doute pas celui que j’étais devenu. Grand bien lui fasse ! Pourvu que cela lui coupe définitivement l’envie de revenir par la suite. « Toi tu as réussi… Tu t’’es sorti de la drogue, tu travailles, tu vis dans l’un des plus beaux quartiers de Chicago, ta vie est surement comme tu le voulais… Et moi j’ai quoi ? Mon frère est parti je n’avais que douze ans Heath. Dois-je te rappeler que c’était lui qui s’occupé de moi ? J’ai vécut seule dans ce studio, que mon grand frère arrivait a peine a payer… aujourd’hui, j’ai dix sept ans… J’arrive a peine a payer mon loyer, ma bouffe, et ma fac… J’essaie de vivre… pardon de survivre… C’est limite si je ne fais pas la manche, car tu vois mon frère est parti… Je ne me suis jamais drogué… Jamais. Je me suis juré de ne jamais touché cette merde quand j’ai vu ce qu’elle vous faisait… Mais au fond, tu as décroché, j’ai perdu mon frère… Et moi ? Moi je suis au bord du gouffre alors que je n’ai pas méritais ça Heath…. Je ne l’ai jamais mérité… Je n’avais pas besoin de ça dans ma vie… » Serrant les dents, je croisais les bras sur mon torse en lui lançant un regard froid tant j’étais agacé par son discours. Que cherchait-elle à faire au juste ? M’attendrir ? Faire pleurer dans les chaumières ? Elle était mal tombée malheureusement pour elle. Très mal même ! « Qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ? Ca ne me concerne pas du tout. Tu ne veux pas non plus que je te donne des conseils pour te faire de l’argent ? Ou même que je t’en offre gracieusement non ? » Demandais-je d’une voix cruellement moqueuse, mon regard demeurant narquois et moqueur. « Tu as perdu ta sœur, mais tu t’en es tiré Heath. Pas moi. Ma vie est toujours dans le passé, dix sept ans et une vie ratée, merdique… J’avais un avenir prometteur avec mes deux ans d’avance, même toi, tu m’appelais le futur génie … Génie de rien du tout. La drogue m’a volé mon frère et ma vie… Je dégage comme tu dis si bien…. Je suis désolée pour toi Heath. De ce que tu es devenu. Surement un type bien, je n’en doute pas. Mais la façon dont tu … t’as vie ne doit pas être facile… » Déglutissant longuement, je fermais les yeux en la regardant me tourner le dos pour s’éloigner, lâchant un profond soupir las et perdu. J’avais beau être le dernier des enfoirés, il n’en demeurait pas moins que je savais ce qu’elle vivait avec la brutale disparition de son frère. J’avais beau être le dernier des enfoirés, je ne pouvais m’empêcher de songer qu’en mémoire de mon passé, je pouvais bien faire quelque chose. N’importe quoi … Mais quelque chose ! « Je ne m’en suis pas tiré ! » Lâchais-je brutalement, d’une voix claquante pour la faire s’arrêter de s’éloigner. « Je m’en suis tiré seulement dans le sens où les apparences sont trompeuses et que je sais en jouer. » Ajoutais-je lentement et plus calmement, fronçant les sourcils avant de me reculer en tirant la porte avec moi. « Ma porte reste ouverte pour les dix prochaines secondes. »


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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Jeu 19 Mai 2011 - 15:53






« Et alors ? On ne t’a jamais appris qu’il fallait être égoïste dans la vie ? » Inspirant longuement, je le détaillais de haut en bas avant de soupirer franchement sans aucune gène devant lui avant de croiser les bras sur ma poitrine. Comme si l’égoïsme était vitale dans ma vie, non moi j’aimais aider mon prochain et j’avais toujours était de la sorte, trop généreuse, trop attentionnée, trop aimante… Il était vraiment rare que je déteste quelqu’un…. Contrairement a lui qui avait l’air de haïr toute la planète entière… « bah… si tu n’avais pas coupé les ponts il y a cinq ans, tu aurais pu m’apprendre… T’as l’air d’être le roi dans ce domaine… Mais… non merci, tu sais que je ne suis pas égoïste … » soufflai-je doucement en souriant en coin essayant de détendre un peu l’atmosphère mais bon on savait tous les deux que c’était peine perdue… Lui parlant de sa sœur, douce erreur soit dit en passant, je vis que j’aurais vraiment dû me taire, mais il fallait que je le provoque, il fallait que je le pousse a bout, pour quoi ? Bonne question, mais je savais que Heath n’était pas si méchant dans le fond. « Parce que tu n’es pas pathétique à avoir eu besoin de mentionner ma sœur pour me faire réagir ? Tu savais très bien que je n’apprécierais pas … »

Levant les yeux au ciel, je le regardais lentement avant de lui lancer un regard désolée tout en baissant a nouveau la tête. Je n’avais qu’une envie… Lui sauter dessus comme a l’époque… j’étais quelqu’un de très tactile, j’étais une fille de la sorte, besoin de câlin, de bisou, de parole… j’avais besoin d’être réconforté… J’avais vraiment pris l’habitude de dormir avec mon frère et voilà cinq ans que j’étais en manque d’affection… Certes j’avais couché avec quelques garçons mais ça n’était pas réellement ce que l’on pouvait appeler de l’affection…Non moi j’avais besoin de bras de force je voulais que l’on me serre fort que l’on me fasse comprendre que j’étais vitale pour la personne que j’avais quelqu’un a qui je pouvais faire confiance… Mon frère me manquait tellement… trop à mon gout. Ne préférant rien répondre, je lui lançai un second regard désolée avant de changer de sujet parlant alors de son caractère qui avait bien trop changé… A vrai dire je ne le reconnaissais plus… « Même sans drogue dans mon organisme, elle avait toujours de l’effet au vu de ma consommation excessive. Je suis ce que je suis et je me fous de savoir ce que tu en penses. Toi tu es plus chiante qu’avant et ce n’est pas pour autant que j’en fais tout un flan. » Baissant brièvement les yeux, je me pinçai les lèvres en secouant légèrement la tête. Il abusait quand même… Il était chiant lui aussi, et je n’étais pas chiante… J’étais simplement une adolescente qui cherchait a faire sa vie. Une vie qui de toute évidence était pourrie à souhait…

« Si tu le dis…Sache que tu es tout aussi chiant que moi Heath… » Dis-je en haussant les épaules levant les yeux au ciel signe que je m’en fichais complètement. J’abandonnai… Il me gonflait, il m’énervait de trop… En fait j’étais plus vexée qu’autre chose. M’approchant de lui assez rapidement je pus sentir la chaleur de son corps contre le mien mais, ça ne suffit pas a m’empêcher de lui dire tout ce que je pensais et surtout ce qu’était ma vie a moi… J’étais plus cendrillon sans prince charmant… Alors que lui c’était une sorte de roi dans son palace a plusieurs millions… « Qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ? Ca ne me concerne pas du tout. Tu ne veux pas non plus que je te donne des conseils pour te faire de l’argent ? Ou même que je t’en offre gracieusement non ? » Ecarquillant les yeux surprise, je fus peinée de voir qu’il osait croire que je voulais de son argent. Mais je m’en fichais de son argent moi, je ne voulais pas un seul centime de lui… Je me débrouillai parfaitement toute seule même si je devais faire des concessions sur beaucoup de choses… Même si je ne mangeais pas comme je pouvais le faire, moi l’ogre qui engloutit tout ce qui passe… Mais de là a demander de l’argent, ça jamais, je ne ferais jamais une chose pareille et encore moins envers lui. Comme si j’étais capable de me rabaisser a ce niveau là. Non, je préférais passer pour une clocharde dans la rue que de demander un seul sous de sa poche… C’était profiter, et moi je n’étais en rien une profiteuse ! Plutôt crever…

« Je ne suis pas une profiteuse… Et je ne le serais jamais Heath…Tu sais que je ne suis pas matérialiste… » dis-je tout bas avant de reculer tout en lui disant alors que pour ma part j’avais foiré ma vie, plus par la faute de mon frère et de la drogue que par moi-même… Me tournant pour partir, je n’aurais jamais cru que notre rencontre se passe de la sorte… J’aurais tellement aimé retrouver plus ou moins Heath … L’ancien… Je savais qu’il était toujours là, on ne pouvait pas changer autant de la sorte tout de même… « Je ne m’en suis pas tiré ! » Me stoppant net dans la marche que j’entrepris pour partir, je ne bougeais plus baissant alors la tête comme une simple idiote… Fermant les yeux, tout en me mordant la lèvre inférieure, je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire. Il avait bien cessé la drogue, alors pourquoi dire cela ? Est-ce qu’il vivait toujours dans le passé ? Est-ce qu’il luttait pour ne plus se drogué ? Quoi ? Je n’en savais rien, les bras ballant le long de mon corps, j’inspirais doucement en tournant lentement la tête vers lui pour le voir rapidement du coin de l’œil. Heath… Etait pour moi… quelqu’un d’assez… Important ? Une famille ? Je l’avais pratiquement toujours connu en fait, je le voyais même plus souvent que mes autres frères, ou bien même mes propres parents… Au final Heath était vraiment quelqu’un d’important pour moi. Et je devais me l’avouer a moi-même lorsqu’il a cessé de venir au studio et que je n’avais plus aucune nouvelle de lui… c’était comme perdre Nathanaël. Certes Nathanaël c’était mille fois pire… Oui car lui c’était mon tout mon frère, mon unique raison de vivre… Mais Heath au fond était un peu la famille… C’est un cercle vicieux un peu comme les mafiosos… Quand tu rentres dans la famille… Tu n’en sors réellement jamais…

« Je m’en suis tiré seulement dans le sens où les apparences sont trompeuses et que je sais en jouer. » Fermant les yeux, je me tournais vers lui en sentant quelque peu la pluie me tomber dessus. Inspirant longuement, je penchais la tête pour le regarder longuement comme pour lui demander d’en dire plus. Il savait que j’aimais écouter les gens que j’étais à l’écoute et que j’aimais conseiller… Je n’étais pas le genre de fille qui ne parle que de soit bien au contraire… Heath me connaissait mieux que quiconque du moins j’osais le croire car en cinq ans j’avais changé mais en cinq ans on en oublie des choses… Le voyant se reculer en tirant la porte l’ouvrant entièrement, j’haussai un sourcil passant de la porte a Heath le regardant longuement. « Ma porte reste ouverte pour les dix prochaines secondes. » entrouvrant la bouche, je lâchai involontairement un sourire avant de baisser la tête. Heath… enfin… Déglutissant je vins alors vers lui prenant mon temps sans trop me presser. Glisser à cause de la pluie et me fracasser la tronche devant lui ? Non merci. Il serait capable de se foutre de moi et de ne pas m’aider… Il avait l’air si égoïste… Arrivant a son niveau je frottais vivement mes chaussures sur le paillassons avant de me mettre a son niveau.

Enlevant le chapeau, le sien en l’occurrence, je tournai légèrement la tête vers lui en baissant mon regard sans trop le regarder droit dans les yeux. « Merci… » Soufflai-je en déposant un rapide baiser sur sa joue avant d’entrer dans sa demeure… Luxueuse… Bon sang, il était tout aussi riche que ces parents au final… Il avait réussi sa vie au moins et j’en étais même fier pour lui ! Je savais qu’il n’aimait pas ses parents, pourquoi, ça c’était personnel je le comprenais parfaitement mais j’étais sûre d’une chose, c’est qu’il ne profiterait pas de l’argent de ses parents pour s’offrir cette villa… Je connaissais assez bien la bête a force… Tournant sur moi-même, je baissais la tête a nouveau une fois face a Heath comme inférieur à lui, ce que j’étais a vrai dire… Il me donnait cette impression d’être puissant et moi… une moins que rien, c’était bizarre d’entreprendre cette relation alors qu’avant je lui tenais toujours tête, mais avec le sourire et avec humour car il était défoncé et je le connaissais mais là… Il était si différent. M’amusant avec mon piercing le faisant passer entre mes dents, je relevais un vague regard vers lui en désignant alors la villa d’un coup de tête. « Alors… Tu as percé dans quoi pour avoir ce genre de villa ? Cinéma ? Artiste ? Musicien ? Je ne propose pas le trafic de drogue… se serait un comble. » Dis-je en mordillant ma lèvre souriant alors pour la première fois devant Heath, un sourire léger mais présent… Je me retenais je ne voulais pas non plus être la seule a rire… Je savais qu’il ne sourirait pas…
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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Sam 21 Mai 2011 - 22:57

Ce qui est au passé ...
Appartient au passé.



« bah… si tu n’avais pas coupé les ponts il y a cinq ans, tu aurais pu m’apprendre… T’as l’air d’être le roi dans ce domaine… Mais… non merci, tu sais que je ne suis pas égoïste … » Levant les yeux au ciel, je lui adressais ensuite un regard inintéressé, ses paroles n’ayant même pas le don de m’atteindre. Comment pourrais-je être blessé par ce genre de paroles, alors qu’elles étaient parfaitement vraies. Oui, j’étais un type égoïste. Mais ça, ce n’était vraiment rien à comparer de mes autres défauts, qui étaient des qualités à mes yeux bien entendu. Oui j’étais parfait en tous points alors sur moi, les défauts ne pouvaient que devenir qualités. Et ceux qui pensaient le contraire … Eh bien à vrai dire je m’en fichais royalement. Si j’avais cherché à plaire à qui que ce soit, ça se serait su tout de même depuis le temps. J’avais vingt sept ans et j’étais le pire des enfoirés, et fier de l’être. Manipulateur, moqueur, froid, cruel, sadique et j’en passe … J’aimais être de la sorte et je me plaisais à moi-même. Narcissique par-dessus le marché ? Clairement oui ! Et fier de l’être là encore. S’il y avait bien un objectif que je m’étais fixé et que je suivais parfaitement à la lettre, c’était bien le fait que je voulais être détesté par le plus grand nombre de personnes possibles. Pourquoi ? Sans doute parce que ça repoussait un peu les gens et coupait fortement l’envie que lesdits gens aient seulement dans l’idée de s’attacher à moi. Il fallait vraiment être idiot pour s’attacher un tant soit peu à moi. Ou bien suicidaire … Ou les deux même, tant qu’à faire ! « Encore aurait-il fallut que je veuille perdre du temps à t’apprendre quoi que ce soit. » Lâchais-je une nouvelle fois d’une voix froide, en lui lançant un regard noir et irrité. Elle ne m’avait rien fais et j’en étais bien conscient. Mais c’était ainsi … J’étais horrible avec tout le monde et je ne comptais pas changer pour elle, simplement pour lui faire plaisir ou en souvenir du passé. Bien au contraire même. Elle venait d’un passé que je haïssais plus que tout et représentait une période que je tentais, avec grande peine, d’oublier. Elle n’avait strictement pas le droit de revenir dans ma vie à présent que j’étais parvenu à la remettre sur les rails et à retrouver un semblant de bonheur. Certes … Un semblant de bonheur c’était exagéré, je n’irais pas jusque là non plus. Je n’étais nullement heureux … Mais au moins je pouvais en donner l’impression et c’était déjà bien selon moi. Personne n’avait le besoin de savoir qu’il ne s’agissait là que d’apparences. Trompeuses … Mais apparences tout de même. Qui jouaient en ma faveur.

Lorsqu’elle mentionna ma sœur, je ne pu m’empêcher de la menacer franchement, me faisant franchement froid et cruel pour qu’elle comprenne qu’elle avait largement dépassé les limites. Ce que je ne me gênais pas de lui dire d’ailleurs, pour qu’elle comprenne qu’elle avait plutôt intérêt à surveiller ce qu’elle me disait, si elle ne voulait pas que je la balance carrément hors de ma propriété à coups de pieds dans le cul, avant de refermer définitivement le portail derrière elle pour ne plus jamais la revoir, et pour de bon cette fois, surtout. Oui, ne surtout plus jamais la revoir. Je n’appréciais vraiment pas voir mon passé ressurgir comme cela, du jour au lendemain. Ca m’irritait même au plus haut point ! Parlant des changements qui s’étaient opérés chez chacun de nous, je lui fis remarquer qu’elle était plus chiante qu’avant et que ce n’était pas pour autant que j’en faisais tout un flan contrairement à elle qui n’avait de cesse de me démontrer que j’avais changé. « Si tu le dis…Sache que tu es tout aussi chiant que moi Heath… » Et blablabla … Réprimant un bâillement, je détournais vaguement le regard avant de me tourner à nouveau vers elle, d’un air toujours aussi peu intéressé. Ne souhaitant qu’une seule chose à cet instant là : qu’elle parte pour de bon et ne revienne plus par ici pour me déranger en s’immisçant dans ma vie. « Et fier de l’être même ! » Dis-je en haussant les épaules d’un air de dire que cela n’avait pas la moindre importance. C’était le cas … J’étais ce que j’étais et fort heureusement pour moi, j’avais toujours été fier de ce que j’étais, qui j’étais et ce que je représentais. Si tel n’avait pas été le cas, je ne serais jamais parvenu à arriver là où j’en étais à présent. A savoir, un type aussi riche que puissant. Un jeune homme parfait au compte en banque qui pesait lourd … Très lourds. Plusieurs millions de dollars pour en dire plus à ce sujet. J’étais tout autant fier de mon compte en banque bien rempli, que de ma petite personne que je trouvais tout bonnement parfaite. Que dire d’autre à ce sujet ? Rien … Ou plutôt beaucoup trop de choses pour perdre du temps inutilement à tous les énumérer. Il y avait beaucoup à dire au sujet de mon argent et à mon sujet à moi, tout simplement. Et même de ce fait là, j’en étais fier. Cela pouvait paraître étrange … Mais à mes yeux c’était tout bonnement normal et merveilleusement parfait ! En fait tout ce qui était de moi ou tournait autour de moi, était merveilleux et parfait. Inutile de chercher midi à quatorze heures, c’était aussi simple que cela. Et où était le problème ? Je n’en voyais aucun pour ne pas changer !

Lorsqu’il fut question de la vie de Vanillé, alors qu’elle insistait un peu trop à mon goût concernant sa situation financière, je ne pu m’empêcher de lui demander ce que c’était censé me faire, lui faisant clairement comprendre que si elle cherchait des conseils ou quelqu’un pour l’aider de ce côté-là, ce n’était pas vers moi qu’elle pouvait se tourner. Certes j’étais riche et j’avais de l’argent à gogo. Mais j’étais aussi, et surtout, un égoïste de grande envergure. Plutôt crever que de donner un centime à qui que ce soit, simplement par pitié ou autre sentiment stupide et niais de ce genre là. Impossible de me prendre pour un con de ce côté-là, donc. « Je ne suis pas une profiteuse… Et je ne le serais jamais Heath…Tu sais que je ne suis pas matérialiste… » Soupirant quelque peu, je me passais rapidement la langue sur les lèvres, fronçant à peine les sourcils. Oui je savais parfaitement qu’elle n’était pas matérialiste. Mais ça c’était dans le passé, cinq ans plus tôt … Quand elle n’avait encore que douze ans. Autant dire qu’avec l’adolescence et le départ de son frère, elle avait parfaitement eut le temps, et pu, changer à ce point là. Comment pourrais-je le savoir ? C’était impossible, je n’étais pas non plus devin ! « J’en sais rien moi, t’as peut-être changé de ce côté. Pour ce que ça me fais hein. » Dis-je vaguement en haussant les épaules, me figeant rapidement en l’entendant débiter la suite de ses paroles, me retrouvant quelque peu dans ses mots et sa peine concernant la disparition de son frère. Rien que pour cette douleur que je ne connaissais que trop bien, je ne pu m’empêcher de la rappeler, à ma façon, me contentant en fait de lui apprendre que contrairement à ce qu’elle pensait je ne m’en étais pas sorti aussi bien que les apparences pouvaient le montrer. Insistant sur le fait que les apparences y étaient pour beaucoup dans cette histoire, je la regardais se tourner vers moi pour chercher mon regard, cherchant sans doute à ce que je dise la suite, ce dont j’étais pourtant incapable. Je n’étais pas du genre à me confier sur mon propre sujet et cela ne risquait pas de changer ! Je n’avais jamais aimer parler d moi et le fait que je sois devenu un homme … Parfait, n’allait pas changer la donne. Bien au contraire même !

Après un moment de silence, je me reculais lentement en ouvrant la porte sans la quitter du regard, lui disant alors que ma porte restait ouverte encore dix secondes, ce qui signifiait qu’elle avait ce temps là seulement, pour se décider et choisir d’entrer ou non. Détournant le regard d’elle comme si je me fichais de savoir quelle serait sa réaction, je la laissais s’approcher et entrer, se frottant les chaussures sur le paillasson. Bonne initiative … je n’aurais pas franchement apprécié qu’elle salisse mon sol avec cette pluie battante.[color=white] « Merci… »|/color]Sentant son rapide baiser sur ma joue, je me figeais quelque peu en tournant à nouveau le regard vers elle, totalement surprit et ayant radicalement perdu l’habitude de ce genre de choses. Sans répondre, je refermais lentement la porte derrière elle. « Alors… Tu as percé dans quoi pour avoir ce genre de villa ? Cinéma ? Artiste ? Musicien ? Je ne propose pas le trafic de drogue… se serait un comble. » Haussant un sourcil, j’avisais son sourire sans trop voir ce qu’elle trouvait de drôle dans ses paroles. Si c’était une plaisanterie qu’elle cherchait à faire … Ca volait assez bas. Pas de quoi rire en tout cas, à mes yeux ! « J’ai la tête d’être un artiste comme mes parents ? » Finis-je par demander d’une voix froide sans pour autant répondre à sa question, finissant par m’éloigner d’elle pour prendre la direction du salon. « Suis moi ! » Ordonnais-je d’une voix claquante en entrant enfin dans le salon. Tranquillement, j’allais récupérer un verre dans la cuisine pour revenir dans le salon et me laisser tomber sur le canapé, faisant un signe de tête à Vanillé de s’asseoir sur l’autre. Tranquillement, je remplis les deux verres de coca avant de me réinstaller dans le fond du canapé. « Je suis propriétaire d’un club de strip-tease. Je t’aurais bien proposé un poste pour te faire de l’argent … Mais tu es mineure. Dommage hein ? » Demandais-je d’une voix moqueuse.


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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Lun 23 Mai 2011 - 15:38




« Encore aurait-il fallut que je veuille perdre du temps à t’apprendre quoi que ce soit. » soupirant quelque peu, je baissais vaguement le regard pour le regarder de haut en bac. Il était vexant, blessant, mauvais, méchant, et tout ce qui s’en suit… J’avais envie de le remettre a sa place, mais il me semble que j’avais assez pleuré devant lui… il me trouvait assez pathétique comme ça pour que j’en rajoute encore et encore dans le dossier qu’il avait dû se mettre en tête sur la petite Vanillé… « A l’époque tu m’aimais bien… a l’époque… » dis-je comme pour lui rappeler qu’à l’époque il en perdait du temps pour moi… Il s’était toujours plus ou moins intéressé à ce que je faisais, même au devoir, pourtant il savait que j’étais une sorte de génie puisque j’avais deux ans d’avance… Mais il avait toujours regardé et je me souvenais parfaitement d’une fois ou mon frère, lui et d’autre sont arrivé au studio alors que j’étais devant la télévision à regarder des… dessins animés… Au vu de mon âge… normal… Et qu’il m’avait éteint la télévision l’air de rien en m’intimant de faire mes devoirs… Sympathique… Mais je les avais faits, en un rien de temps. Parlant de sa sœur, fut une véritable erreur, mais je savais que comme ça j’aurais son attention, oui, je savais comment faire avec lui, du moins j’essayais comme je le pouvais… je n’étais pas non plus extrêmement douée. Lui marmonnant que je préférais l’ancien Heath, il ne se gêna pas pour me dire que j’étais chiante et que ce n’était pas pour autant qu’il ne faisait tout un flan… Je ne pus que répliquer que lui aussi était toujours aussi chiant…

« Et fier de l’être même ! » Lui lançant un regard en coin, fermant à moitié mes yeux, je fus choquée de voir qu’il en était à ce point. Tellement narcissique et j’en passe… Bon dieu, je ne comprenais pas les gens de la sorte et du fait que ça vienne de Heath j’avais l’impression d’avoir a faire a un inconnu. Au fond, je connaissais son caractère de merde, mais il était mieux avant. Moins… Prétentieux, moins… tout quoi, la tout était amplifié et c’était assez bizarre, il fallait que je m’y habitue c’était tout… Prendre l’habitude… Mais prendre l’habitude voulait dire le revoir, était-ce possible ça ? J’en doute fort… a mon avis lui ne voudra plus me revoir. « Ouais, ouais, vaniteux va. » dis-je doucement en levant les yeux au ciel, putain qu’est ce que je levais les yeux au ciel avec lui… alalala, c’était d’un blasant… J’étais différente avec lui pourquoi ? Car je connaissais l’homme depuis mes sept ans, donc autant dire depuis toujours, dix ans c’est énorme… enfin… ça dépend du point de vue, toujours, là ce n’était que le mien, je savais que le sien serait tout aussi différent du mien… Normal… Parlant de ma vie, je ne pu que lui dire la vérité, lui montrer que si lui s’en est sorti, moi je n’étais toujours dans le passé, dans cette misère, cette galère qui me tuait plus qu’autre chose, le faite que je vive plus ou moins avec très peu d’argent et tout se qui s’en suit. M’annonçant qu’il ne me donnerait pas d’argent, je fus surprise de voir qu’il pouvait penser une chose de la sorte… C’était blasant de voir qu’il me pensait matérialiste… Je ne venais pas la pour cela… non…

« J’en sais rien moi, t’as peut-être changé de ce côté. Pour ce que ça me fais hein. » Le regardant longuement je levais vaguement les yeux au ciel en soupirant quelque peu. Comme si c’était possible de devenir matérialiste avec le temps… non c’était impossible ce genre de chose ça ne s’apprend pas, c’est inné, on l’a en soit depuis toujours, et pour ma part, j’avais bien trop la valeur de l’argent et je n’étais pas quelqu’un de dépensière. Même si je gagnais au loto demain, je savais que je placerais l’argent au lieu de le claquer… Je restai même persuadé que je resterai dans le vieux taudis ou je vivais actuellement… finalement j’y étais toujours attaché même si des souvenirs poignants y étaient ancrés dedans malgré tout… « Ce genre de chose c’est inné… Ce n’est pas le genre de chose que l’on apprend à être… Enfin…On s’en fout. » soufflai-je en haussant les épaules, préférant alors lui raconter tout ce que je vivais depuis cinq longues années, des années qui m’avaient marqués, des années pourries et tout ce qui s’en suit… Préférant partir comme il me l’intimait depuis le début, je fus stoppé dans mon élan par sa phrase me disant que les apparences sont trompeuses. Me tournant vers lui, je le regardais longuement comme pour chercher une quelconque confidence… Comme pour savoir si j’avais retrouvé Heath… Mais au fond, je savais que je l’avais perdu, comme tout le reste. M’annonçant qu’il me restait dix secondes pour rentrer chez lui, je lui marmonnais un vague merci avant de l’embrasser sur la joue, rentrant alors dans sa demeure prestigieuse et grande. Passant ma langue sur mes lèvres, je lui demandais alors ce qu’il était devenu artiste, musicien ou autre.

« J’ai la tête d’être un artiste comme mes parents ? » Haussant un sourcil, il n’avait pas faux, autant ne pas prendre le modèle de ses parents, tous deux complètement con et imbu de leurs personnes… mais ce que je trouvais dommage dans tout cela, c’était le fait que Heath au fond soit tout aussi imbu de sa personne, il avait l’air égoïste, froid, tendu, malsain, vicieux et j’en passe… tout autant que ses parents, pas de la même façon mais ça revenait au même dans un sens… Du moins à mes yeux. Entrouvrant la bouche, comme pour dire quelque chose, je le vis se tourner plus ou moins vers moi. « Suis moi ! » Huhu, oui maitre, bien maitre, a vos ordres maitres… Non mais sérieusement, il a cru que j’étais sa chienne ou quoi ? Manquerait plus que cela tiens… que je devienne sa chienne… Non mais je rêve… Le suivant sans rien dire en levant vaguement les yeux au ciel, j’entrais dans ce qu’on aurait pu dire… Un salon. Ouais… Beaucoup plus grand que mon studio, sa cuisine faisait surement la taille de mon studio… que c’est beau la richesse… Oui, très beau même ! Le voyant prendre un verre je m’arrêtai près des canapés, en regardant sa télévision écran plat, bien évidemment quoi d’autre ? On se le demande… Être riche autant avoir de belle chose, hum… Le voyant s’assoir me faisant signe de m’assoir sur l’autre canapé, je contournais sa table basse me mettant sur le canapé à coté du sien non loin de lui tout de même, puisque les canapés était en forme de L.

Passant ma langue sur mes lèvres en le voyant servir du coca, je relevais un vague regard vers lui en penchant ma tête, le regardant s’enfoncer dans le fond du canapé a son aise. En même temps il était chez lui… Il y faisait ce qu’il voulait. « Je suis propriétaire d’un club de strip-tease. Je t’aurais bien proposé un poste pour te faire de l’argent … Mais tu es mineure. Dommage hein ? » Le regardant longuement, je tirais sur mon écharpe pour l’enlever découvrant mon long cou, posant le bout de tissue a coté de moi sur le canapé avant de lui lancer un regard inintéressant. Je me souvenais parfaitement de nos moments lorsque l’on était gamin… Ces phrases qu’il me sortait comme pour me casser et mes répliques pour le casser par-dessus, nos rires, et Nathanaël qui disait constamment a Heath de me laisser tranquille car je voulais toujours avoir le dernier mot et du coup on ne s’en sortait jamais… riant légèrement je m’enfonçais a mon tour au fond du canapé croisant alors mes jambes. « Ce que tu es bien bâtard… même pas tu es drôle… En fait, question humour t’as pas changé va… » soufflai-je doucement en tirant quelque peu sur mon haut, tournant un vague regard sur la pièce avant de revenir a lui. « Hum … Pour en revenir a tes parents… t’as raison, prendre leurs chemin serait une erreur monumentale. Soit pas aussi con qu’eux… se serait dommage… Mais… Toi ? Propriétaire d’un club de Strip-tease ? Hum… Lequel ? Non que je sois intéressé mais j’y vais assez souvent en fait…» J’y vais pourquoi ? Je ne vais quand même pas lui dire que je démarche auprès de pas mal de strip-teaseuse dans la ville, car la plus part d’entre elle sont droguées ? Je doutais qu’il soit réellement au courant que ses strip-teaseuses soient droguées… Je connaissais que trop de gens drogués dans cette ville s’en était même parfois déroutant et chiantissime à mort. Inspirant doucement, je regardais un peu plus la pièce, et j’osais à peine imaginer le reste de sa demeure, elle devait être vraiment belle… Vraiment riche, et des objets surement de valeur un peu partout dans la maison… Me mordillant lentement la lèvre, je revins poser mon regard sur lui en souriant faiblement. « Sinon a part ton boulot qui marche quoi ? Tu deviens quoi ? vingt sept ans… Le temps passe vite… côté amour ? Toujours pas marié je vois… Je suppose que beaucoup vienne te voir pour ton fric… » Dis-je en grimaçant regardant ses mains ou aucune bague n’y était, ni même une trace quelconque… Dommage car Heath n’était pas si méchant que cela, il était comme il était, et il était plutôt mignon dans son genre quand même…
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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Ven 27 Mai 2011 - 16:58

Ce qui est au passé ...
Appartient au passé.



Regardant la jeune fille qui me faisait face, je ne pouvais m’empêcher de repenser au passé. Un passé dont je ne voulais plus entendre reparler mais auquel je devais malheureusement faire face à l’instant présent, tout simplement parce que cette fille avait décidé de revenir dans ma vie. Non pas pour renouer des liens quelconque avec moi, et heureusement pour elle soit dit en passant, mais bel et bien pour retrouver son frère. Frère qui avait disparu de sa vie peu de temps après que je me sois moi-même éloigné d’eux pour cesser tous les drogues et retrouver une vie un tant soit peu normale. Chose que j’avais réussi au-delà de toutes espérances de toute évidence puisqu’au final, j’étais devenu un homme riche et on ne peut plus important. Toujours aussi gentil avec elle, je lui fis remarquer qu’il aurait encore fallut que je veuille perdre du temps à lui apprendre quoi que ce soit, pour seulement avoir dans l’idée de lui apprendre comment se montrer égoïste. Tout un art selon moi … Oh oui vraiment un art qu’il fallait apprendre, ce qui n’était pas une chose aisée contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer. « A l’époque tu m’aimais bien… a l’époque… » Levant les yeux au ciel, je ne pu m’empêcher de soupirer faiblement, totalement las de cette discussion qui ne menait à rien et ne faisait que me faire perdre du temps, encore et encore. Faisait-elle exprès d’être aussi ennuyeuse à souhait ou même pas ? Sans doute que c’était inné chez elle. Je n’en savais rien et dans le fond je m’en foutais royalement. Oui, je me foutais totalement de savoir comment elle était et pourquoi elle était ainsi et non pas autrement. Tout autant que je me foutais de connaître ce qu’elle avait du vivre et traverser ces cinq dernières années. J’avais bien conscience d’être quelqu’une de très mauvais … Mais c’était un concours de circonstances qui m’avaient rendu de la sorte et je l’assumais pleinement. Je n’avais jamais eu le moins du monde honte de ce que j’étais devenu et ça ne risquait pas de changer un jour. Pourquoi est-ce que je devrais être gêné de ce que j’étais alors que je m’aimais … Démesurément. J’avais trop d’amour … Alors plutôt que de le donner à tout va à des gens qui ne le méritait pas du tout, je préférais me le donner à moi-même. Le fait que je m’aimais plus que de raison, devait très certainement se ressentir. Non en fait c’était même on ne peut plus certain. J’étais imbu de ma personne et un tant soit peu vantard. Comment douter du fait que je m’aimais, avec tout cela ? « C’est l’impression que je donnais à cet époque. » Dis-je d’un ton las en haussant les épaules, faisant ainsi mine de ne l’avoir jamais apprécié un tant soit peu, contrairement à ce qu’elle pensait et venait de dire. C’était méchant … Comme tout le reste de mes paroles. Et je ne le pensais pas un seul instant …

Lui faisant remarquer qu’elle était chiante, elle ne trouva rien de mieux à me répondre que je l’étais aussi. M’ennuyant franchement en sa présence, je ne pu que lui répondre que j’étais fier de l’être. « Ouais, ouais, vaniteux va. » Blablabla … Qu’elle était ennuyeuse en plus d’être chiante. Je me demandais bien pourquoi je ne l’avais pas encore complètement et définitivement foutue hors de chez moi. « Et alors ? Ca aussi il aurait fallut que quelqu’un t’apprennes à le devenir. C’est pas mal tu devrais essayer. » Dis-je d’un ton las sans la quitter de mon regard froid et franc. A cet instant, je ne rêvais que d’une chose : qu’elle parte vite et loin de là. Lorsqu’elle entreprit de me parler de sa vie, insistant sur le fait qu’elle était pauvre comme pas deux contrairement à moi qui était on ne peut plus riche, je ne pu m’empêcher de songer qu’elle était sans doute venue ici dans l’espoir de repartir avec de l’argent. Si tel était le cas, elle était bien mal tombée et mieux valait que je lui en fasse la remarque pour qu’elle comprenne que si elle était là pour ça, il valait mieux pour elle qu’elle reparte de ce pas. Je n’avais vraiment pas de temps à perdre avec des gens qui n’en voulaient qu’à mon argent. En toute honnêteté, j’avais bien assez donné à mon goût et je ne comptais pas me lier un tant soit peu à quiconque. L’argent attirait bien trop les gens qui se foutaient du reste et qui étaient même prêt à m’accepter et me supporter, simplement par appât du gain. J’avais pleinement conscience du fait que j’étais vraiment un enfoiré fini. Du coup, lorsqu’une personne se rapprochait un tant soit peu de moi et cherchait à devenir proche de moi, je ne pouvais que me méfier et chercher à connaître ses véritables intentions à mon encontre. Rares étaient les personnes sincères qui s’intéressaient vraiment à moi. Et je doutais qu’il s’agisse tout simplement de paranoïa de ma part. L’argent était réellement une chose qui nouait des liens. Mais des liens faux et hypocrites. Et je ne voulais vraiment pas de ça. Il était difficile, pour ne pas dire impossible en fait, de me prendre pour un con en m’ayant sur ce point là. Je n’étais, fort heureusement, pas né de la dernière pluie. « Ce genre de chose c’est inné… Ce n’est pas le genre de chose que l’on apprend à être… Enfin…On s’en fout. » Haussant un sourcil, je levais les yeux au ciel. « Tu veux toujours avoir raison toi … C’est le surnom de génie qui t’es montée à la tête ? » Demandais-je d’une voix froide en lui adressant un regard franchement noir, agacé qu’elle cherche à ce point à avoir raison. C’était mon rôle ça … Et celui de personne d’autre. Dieu que ça m’énervais ! Le pire étant sans doute le fait qu’elle ait cherché à mettre fin à la conversation. Genre de choses que je ne laissais jamais passer tant ça avait le don de me mettre hors de moi.

Lorsqu’elle s’apprêta à partir après m’avoir mentionné la difficulté qu’elle avait à se remettre du départ de son frère, je ne pu que la rappeler, à ma façon, l’invitant ensuite à demi mots à entrer chez moi. Lorsqu’elle me demanda ce que je faisais pour avoir assez d’argent pour avoir droit à tant de luxe, je fus surpris de l’entendre me demander si j’étais un artiste. Comme mes parents ? La bonne blague … Choqué qu’elle puisse seulement imaginer cela de ma part, je m’éloignais rapidement d’elle en lui ordonnant franchement de me suivre, sans un regard pour elle. Remplissant deux verres de coca, je lui fis signe de prendre place sur l’autre canapé, sans plus lui prêter attention. Tranquillement, j’en profitais pour lui apprendre ce que je faisais de ma vie, à savoir que je tenais un club de strip-tease. Une fois cela annoncé, je fis mine de m’excuser de ne pas pouvoir l’embaucher dans mon club, à cause de sa minorité. Certes j’aurais aussi bien pu lui proposer de bosser pour moi en tant que pute. Mais honnêtement je ne pouvais pas l’imaginer, elle, dans ce rôle et à son âge. Dix sept ans sur le trottoir pour moi et à ma bonne idée … Non je n’étais pas à ce point. Et encore moins du au fait qu’elle était tout de même une fille que j’avais plus ou moins considéré comme une sœur fut une époque. Certes une époque on ne peut plus révolue. Mais tout de même … Ne serait-ce qu’en souvenir de son frère que j’avais apprécié et du lien qui avait pu nous unir tous les trois, je n’oserais jamais faire pareille chose. Même le fait de lui proposer une place de strip-teaseuse, je ne le pensais pas réellement. C’était dire ! « Ce que tu es bien bâtard… même pas tu es drôle… En fait, question humour t’as pas changé va… » Me figeant franchement, je relevais un regard dangereusement inexpressif vers elle, fronçant quelque peu les sourcils en plissant légèrement le nez. « A la prochaine remarque je te fous dehors sans espoir de retour. J’espère que c’est clair. » Dis-je d’une voix bien trop calme, signe que je ne plaisantais pas un seul instant. Oh non ce n’était pas une plaisanterie du tout. J’étais parfaitement capable de la foutre dehors et de lui interdire de revenir pour de bon. Ce n’était vraiment pas difficile pour un homme de mon rang, de me faire obéir par qui que ce soit et de parvenir à mes fins. « Hum … Pour en revenir a tes parents… t’as raison, prendre leurs chemin serait une erreur monumentale. Soit pas aussi con qu’eux… se serait dommage… Mais… Toi ? Propriétaire d’un club de Strip-tease ? Hum… Lequel ? Non que je sois intéressé mais j’y vais assez souvent en fait…»

Haussant un sourcil, je la regardais sans trop comprendre. « Pour information je suis aussi con qu’eux ! » Dis-je d’une voix in intéressée avant de chercher à comprendre ses paroles concernant les clubs de strip-teaseuses. Elle allait vraiment dans des clubs ? Et qu’est-ce qu’elle y foutait ? Elle était mineure elle ne pouvait légalement pas y entrer. Normalement en tout cas … Mais il était vrai que bien peu de gens accordaient la moindre importance aux lois concernant la majorité et la minorité des gens. Tant que cela apportait de l’argent … Alors que dans mon club, je respectais totalement ces lois là, prenant même garde à respecter toutes les lois en vigueur. Je faisais déjà assez de choses hors la loi en tant que mac, pour ne pas en rajouter en ne respectant pas les règles les plus élémentaires dans mon club. « Oui moi propriétaire d’un club de strip-tease. ‘La pomme rouge’. Et qu’est-ce que tu fous dans ce genre de club toi ? » Demandais-je quelque peu froidement, en haussant un sourcil, cherchant vraiment à comprendre la chose. « Sinon a part ton boulot qui marche quoi ? Tu deviens quoi ? vingt sept ans… Le temps passe vite… côté amour ? Toujours pas marié je vois… Je suppose que beaucoup vienne te voir pour ton fric… » Soupirant doucement, je me laissais tomber dans le fond du canapé en regardant le mur en face de moi. Pourquoi me demandait-elle cela ? Je n’allais pas non plus lui avouer que j’étais fou amoureux de l’une de mes prostitués mais que je n’osais pas le lui avouer, justement à cause du fait que je n’étais rien de plus et rien de moins que son mac et que, par conséquent, elle ne pouvait que me haïr. « J’ai vraiment l’air d’être le genre d’homme à tomber amoureux ou je ne sais quoi ? Les gens sont bien trop attirés par l’argent et il parait que je suis insupportable. » Dis-je sans la regarder, sentant la commissure de mes lèvres trembler quelque peu sous l’envie de sourire. Il paraissait que j’étais insupportable. La bonne blague … C’était même certain que c’était le cas ! Soupirant faiblement et retrouvant mon sérieux, je tournais un vague regard vers elle. « Et toi alors ? Fac de quoi ? Médecine ? Droit ? Un truc d’intello je paris. »


You got curves like the ocean, gonna take it in slow motion got emotions that'll make it last. You got freckles on your shoulder. I've been dreaming that we could, dreaming that we could be sticking together. I got evidence cause every time I turn a corner, it's up against the wall and as the rest of the world fades out. As the rest of the world fades out.



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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Sam 28 Mai 2011 - 1:21




« C’est l’impression que je donnais à cet époque. » Voyant son air lasse et son haussement d’épaule je ne pu m’empêcher de faire la même comme in intéressé de par ce qu’il disait. « Ok, cool pour toi alors… » Dis-je en faisant bien mine de m’en foutre totalement… Alors qu’il était tout simplement vexant a souhait… Il m’énervait d’être de la sorte… je ne pouvais pas lui en vouloir… Le traitant de vaniteux par la suite, je ne cherchais pas a en dire plus, sinon on y était encore demain pour la liste des défauts… « Et alors ? Ca aussi il aurait fallut que quelqu’un t’apprennes à le devenir. C’est pas mal tu devrais essayer. » Levant les yeux au ciel, je me fichais totalement moi, d’être de la sorte, au contraire, je préférais amplement ne pas l’être et puis quoi encore ! Je ne voulais pas être une petite effigie de monsieur Heath ! Plutôt crever ! Fallait pas non plus abuser que je sache ! Faisant mine de vomir je le regardais en souriant en coin genre ta gueule et changeons de sujet. Je n’avais pas vraiment envie de lui ressembler… J’étais loin d’être ce genre de fille… Me traitant de fille on ne peut plus matérialiste tout ça car je lui disais que j’étais plus ou moins pauvre je cru me vexer pour de bon… sans m’énerver je lui appris que ce genre de chose c’était plutôt inné… ça ne s’apprenait pas… je voulais mettre fin au débat… « Tu veux toujours avoir raison toi … C’est le surnom de génie qui t’es montée à la tête ? » Haussant un sourcil, je baissais un vague regard vers lui, étant plus grande que lui, avant ou sans talon… Sans talon je devais faire sa taille ou légèrement un peu plus… il savait que je voulais toujours avoir raison et avoir le dernier mot ! Ça n’avait pas changé ! J’avais toujours été ainsi et je savais pertinemment le nombre de disputes que l’on avait eu lorsque j’étais gamine… « Ben faut bien qu’il y ait sur terre des gens hautain par leur intelligence, ce qui n’est pas ton cas… Toi tu te contente de ton statut de riche et de ta beauté. Moi de mon intelligence et ma beauté ! Chacun son truc ! Et tu sais parfaitement que je veux avoir le dernier mot ! » Dis-je doucement en le regardant de façon moqueuse et narquois souriant en coin comme pour lui faire comprendre que je pouvais très bien être mauvaise moi aussi si l’on me poussait a bout, même si je n’aimais pas réellement l’être, voir pas du tout… Lui déballant ma vie par la suite, j’allais partir quand il m’annonça que je pouvais rentrer chez lui. Ne perdant pas de temps, n’ayant que dix secondes…Chose faite après lui avoir embrassé la joue, je lui demandai alors ce qu’il devenait pour avoir autant d’argent. Le fait de lui demander s’il était artiste était une douce erreur… Mais bon après tout les gens étaient parfois surprenant….

Le suivant dans son manoir plus que luxueux je le vis prendre alors un verre de plus m’installant alors sur le canapé a ses côtés. Le traitant de bâtard comme quoi il n’avait pas réellement changé, je pu constater sur le champ que se fut une insulte pas très apprécié de ma part… Tant pis… Je ne m’excuserai pas… « A la prochaine remarque je te fous dehors sans espoir de retour. J’espère que c’est clair. » Croisant son regard, je le défiais lentement du regard avant de hausser les épaules, signes que je m’en foutais alors que non, baissant alors le regard pour ne pas pleurer comme une idiote devant lui. J’en avais marre de pleurer, et surtout du fait qu’il devait me trouver pathétique… avoir pitié de moi ou je ne sais quoi… D’habitude je pleurais plus facilement, mais là c’était bien plus différent, c’était Heath… C’était on ne peut plus différent car j’avais grandis à ses côté, j’avais apprit à le connaitre, a subir ses réflexion comme celle de mes frères. C’était une vieille habitude, même si cet imbécile devant moi était tout aussi hargneux qu’avant… Passant rapidement ma langue sur mes lèvres je fis passer mon piercing sur mes dents m’amusant avec en fermant ma bouche. Une période rebelle de ma vie ? Me percer et me tatouer ? Surement… Langue, nuque, oreilles, nombril, sexe… Tatouage sur la fesse gauche… autant dire que oui j’aimais cela et j’avais surement envie de changer de vie, de personnalité et j’aimais terriblement avoir des piercings… toussant quelque peu, comme pour rendre ma gorge moins sèche, je relevai un vague regard vers lui mentionnant alors le fait qu’il n’était pas aussi con que ces parents mais, aussi sur son boulot. Propiétaire d’un club de strip-tease ? Lequel… c’était intéressant ça… « Pour information je suis aussi con qu’eux ! » Levant vaguement les yeux au ciel, je le regardais longuement en soupirant quelque peu. Non, il n’était pas réellement si con que cela… Ok il avait son quota de connerie et tout et tout mais non… Je ne pouvais pas croire qu’il était supérieurement con que ses parents. Il détestait ses parents, je le savais, il m’en avait plus ou moins parlé lorsqu’il venait chez Nathanaël… Pourquoi prendre le même exemple et devenir aussi con que ces parents ? Je me le demande bien, Heath était quelqu’un de compliqué dans un sens… On était tous compliqué, la n’était pas réellement le problème, mais sur le coup j’avais beaucoup de mal a comprendre Heath… Il était quelqu’un d’énigmatique dirons nous… « Tu peux pas être aussi con qu’eux… Vu comment tu les déteste… Tu devrais… Vouloir prendre un tout autre chemin qu’eux non ? A moins que ça se soit arrangé avec eux ? Ce que je doute fortement… Ton père est toujours aussi con qu’il y a cinq, six ans… » Dis-je en repensant a lui lorsque je lui avais alors demandé si Heath vivait toujours chez eux, ou si non ou il habitait… J’étais passé il y a quelques années mais… rien je n’avais pas réellement pensé au nom d’artiste sur le coup, heureusement qu’aujourd’hui j’y avais pensé… ça m’avait permis de le retrouver… Rien que d‘y penser j’avais envie de me lever et de lui sauter dessus comme quand j’étais gamine pour lui faire un énorme câlin… Simple… Mais là… J’étais tellement tactile…

« Oui moi propriétaire d’un club de strip-tease. ‘La pomme rouge’. Et qu’est-ce que tu fous dans ce genre de club toi ? » souriant en coin, je ne pus m’empêcher de lâcher un bref rire. Bon dieu pourquoi je n’y ais pas pensé plus tôt ? Après tout le boss de ce club est con… J’aurai dû penser à lui sur le champ mais je n’étais pas si mauvaise que cela tout de même pour penser à lui dès que l’on parle de con… A chaque fois que je voulais entre dans ce club l’on me demandait ma carte d’identité… Mineur, tu n’entres pas… Voilà à quoi j’avais droit du vigile constamment… Du coup j’attendais toujours certaines filles dehors pour leur parler et leur faire arrêter la drogue, après tout c’était plus ou moins ce que je faisais tous les jours. Dans d’autre clubs personnes ne me demandaient, je me maquillais ce qui me vieillissait, mais la pomme rouge… Trop strict… Du Heath tout craché surement… Est-ce qu’il savait que pas mal de ses strip-teaseuses étaient des drogués ? Et que parfois je voyais même des prostituées non loin de son club. En même temps… Y’en avait un peu partout de ça… « Je fais partie d’une association… Pour démarcher plus ou moins les drogués… Je vais les voir et j’essaie de les faire décrocher, on a tout un programme, ça marche super bien, donc en général le soir je suis dans les rues, et j’ai aussi des gens que je vais voir, que je soutiens et que je harcèle plus ou moins pour leur faire cesser la drogue… Et pas mal de strip-teaseuse sont droguées… Mais ouais ton club… Ton videur… Tu ne pourrais pas lui dire de me laisser rentrer… j’en ai marre de rester dehors à lui taper causette moi… » Dis-je doucement en me demandant sur le coup s’il n’allait pas trop s’énerver en entendant parler de drogue… J’espérais que non, après tout ce n’était pas non plus un sujet si tabou que cela… Me pinçant la joue je lui demandais alors comme pour changer de sujet ce qu’il devenait a son âge, les amours et tout ce qui s’en suit… après tout… C’était plus ou moins l’âge non ? « J’ai vraiment l’air d’être le genre d’homme à tomber amoureux ou je ne sais quoi ? Les gens sont bien trop attirés par l’argent et il parait que je suis insupportable. » Plissant les yeux je le regardais longuement le détaillant de haut en bas tout en me pinçant quelques peu les lèvres. Pourquoi ne pourrait-il pas être amoureux ? L’amour c’était pour tout le monde après tout ! Ce n’est pas parce qu’on est un con de première qu’on n’a pas le droit de connaitre l’amour ! Je restais même persuadée qu’il était on ne peut plus amoureux mais qu’il ne voulait pas le dire ! Rah j’en mettais ma main a couper ! Au feu même ! Je le pariais haut et fort… « Et toi alors ? Fac de quoi ? Médecine ? Droit ? Un truc d’intello je paris. »

Le regardant en souriant quelque peu, il n’avait pas réellement changé. Pourquoi toujours a juger ? Ce n’était pas que pour les intello ce genre de section il y avait de tout ! De toute façon… tant qu’on a de l’argent on peut y rentrer, c’était tout ce qui comptait… pour ma part j’étais un cas a part avec mes deux ans d’avances, même si j’avais redoublé ma première année de médecine par la cause de ma mini dépression de vivre constamment seule sans mon frère… sans personne, mes deux autres frères étant bien trop loin pour venir sur Chicago me voir autant que je le voudrai… Me pinçant les lèvres je me penchais pour prendre mon verre en buvant alors lentement une gorgée reposant sans faire de bruit le verre sur la table en me relaissant tomber sur le dossier du canapé en tournant un vague regard vers lui. Heath était un beau mec, je ne doutais pas une seule seconde qu’il avait dû se faire pas mal de fille, dommage que les gens soient si accroc à l’argent… Mais il fallait bien de tout pour faire le monde non ? Sinon on serait tous pareil et l’on s’ennuierait trop… Je pense… « L’amour c’est pour tout le monde, pourquoi t’en ferait exception ? Car t’es insupportable ? Genre… Et l’argent… Pff laisse tomber les pouffiasses, au pire une bonne claque dans leurs gueule… ça leur fera peut être oublié le matérialisme et faire venir les sentiments et l’humanité ! Que c’est con une bourgeoise… Allez… Je te connais trop ! T’es amoureux ! De qui ? Elle s’appelle comment ? » Soufflai-je doucement en souriant doucement lui lançant un regard quelque peu amusé mais tendre comme pour m’excuser en avance de le faire autant chier. Je ne voulais pas le frustrer, l’énerver ou tout autre chose, je voyais bien depuis que j’étais arrivé qu’il était beaucoup plus sur la défensive qu’avant a croire qu’un rien l’irrité ce qui était vraiment le cas en fait… C’était dans un sens tout aussi blessant pour moi mais bon, au fond je m’en fichais un peu, ce qui faisait le plus mal dans cette histoire c’était surtout le fait que ça faisait dix ans que je le connaissais et que j’avais plus ou moins affaire à un inconnu… Inspirant doucement, je me pinçais quelque peu les lèvres en voyant qu’il avait plus ou moins trouvé la branche dans laquelle j’étais… En même temps ce n’était pas difficile… J’étais plus ou moins une sorte de petit génie comme il s’amusait à le dire, comme tous ceux qui me connaissait aimé le dire… La brillantissime Vanillé, génie de dix sept ans…

« Hum… Faut croire que tu me connais… Fac de médecine… Seconde années, je devrais être en troisième année mais j’ai repiqué l’an dernier… Comme quoi même les génies ont des faiblesses… Mais je ne sais pas si je pourrais continuer l’an prochain… dix milles dollars l’année, c’est assez, hum énorme… Je pourrais avoir droit aux bourses mais vu que je travaille déjà pour payer loyer, bouffe et tout ben l’état m’a refusé, puis bon Chicago hein, je ne suis pas à Harvard… » dis-je en me pinçant les lèvres, haussant les épaules, comme pour dire que je me fichais si je devais arrêter alors qu’en fait, je serais totalement anéantit de ne pas pouvoir faire d’étude et de métier qui me plaise… condamnée à vie à rester pauvre et faire des boulots de merde. Tout comme mon père qui trimait avec son restaurant sans pouvoir m’aider financièrement, de toute façon avec sa nouvelle femme on ne peut pas dire que l’envie soit là, il m’avait plus ou moins rayé de sa vie, tout comme ses autres enfants… Parfois je le voyais dans la rue et il ne me parlait même pas. Vie de merde. Caressant mon poignet faisant tourner le bracelet de mon frère qu’il m’avait offert a mes huit ans, je le regardais longuement sans trop m’en rendre réellement compte. Inspirant quelque peu en frissonnant violemment comme de mal être en repensant à toutes ses choses je toussais légèrement en relevant la tête vers Heath « Alors ? Femme de ménage ? Ou… Je ne sais trop quoi ? C’est quoi ? Une sorte de bonne à tout faire ? Ça doit être cool dans un sens… ta villa a l’air super grande… ou je me trompe ? »
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Au matin, je réalisais mes rêves

MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Mer 1 Juin 2011 - 14:23

Ce qui est au passé ...
Appartient au passé.



La vie ne cessait jamais d’avancer encore et encore, avec un sens ou non, peu importait alors tant qu’elle pouvait se dérouler. Rares étaient les gens qui savaient parfaitement dans quelle direction ils allaient et ce qu’ils allaient faire de leur vie. Rares étaient ceux qui voulaient le savoir aussi. Mais parfois, il arrivait que certains aillent jusqu’à faire appel à de prétendus voyants qui étaient sensés être là pour découvrir leur avenir et leur en faire part, leur révélant leur avenir amoureux, social, familiale ou professionnel et parfois le tout tant qu’à faire. Je trouvais ça d’une niaiserie incroyable. Premièrement, je trouvais qu’il fallait vraiment être le dernier des crétins pour avoir foie en ce genre de choses. Secondement, je ne voyais pas l’intérêt de découvrir son futur par avance. Certes c’était parfois tentant de le savoir ne serait-ce que pour nous aider dans nos décisions de la vie de tous les jours. Lui dire oui ou non ? Aller par là ou par là bas ? Se lever à telle ou telle heure ? Prendre telle route ou cette autre par là bas ? Tant de questions qui avaient parfois l’air anodines mais qui dans le fond ne l’étaient pas tant et pouvaient bien jouer sur un avenir plus ou moins lointain. Il ne fallait pas négliger le sens de la vie et des décisions que nous prenions. Tout avait un sens et n’arrivait jamais par hasard, pour ma part je n’avais pas le moindre doute sur ce fait. Même si je n’accepterais jamais le fait que ma sœur était morte, je ne pouvais que penser encore et encore, que sa mort avait un sens. La preuve, c’était cet événement improbable et insupportable qui m’avais obligé à arrêter les drogues et qui m’avais rendu tel que j’étais à présent. Certes j’étais un être froid et peu fréquentable de part ses agissements et autres. Mais au moins, cet être que j’étais, s’enrichissait encore et encore et se faisait un sacré nom dans la très grande ville de Chicago. Même si je regrettais terriblement le décès de ma sœur, ainsi que celui de ma mère de cœur lorsque j’étais encore enfant, je ne pouvais que croire que tout cela avait un sens et avait donné une certaine tournure à ma vie, que j’étais bien incapable de ne pas aimer tant c’était tout ce que j’avais toujours désiré vivre et être. J’étais pleinement ce que j’avais toujours voulu être et je vivais la vie que j’avais voulu avoir, il n’y avait pas à chercher plus loin pour comprendre qu’à mes yeux c’était plus que parfait. Dans cette vie là, je préférais ne jamais penser de trop à ma sœur qui avait périt pour faire de moi ce que j’étais devenu. Mais j’osais espérer qu’elle pouvait être un tant soit peu fier de moi à présent. La connaissant, je ne doutais pas qu’elle ne s’offusquerait pas de mes agissements et de mon comportement. Elle-même n’avait jamais été une sainte et encore moins une fille modèle pour nos très chers parents que nous avions mis tout notre cœur pour les haïr pleinement.

Alors que je venais de faire clairement entendre à Vanillé qui se trouvait toujours sur mon pas de porte, que j’avais fais semblant de l’apprécier un tant soit peu de par le passé, je vis sans mal, qu’elle faisait mine d’être tout aussi lassée que moi par la situation et la conversation. Grand bien lui fasse ! « Ok, cool pour toi alors… » Haussant un sourcil moqueur, je la détaillais de la tête aux pieds avec lenteur. Elle avait le comportement d’une adolescente … Mais le physique ne suivait absolument pas. C’en était déroutant. « On a du mal à se souvenir que tu n’es encore qu’une adolescente insolente. » Lâchais-je calmement et pourtant froidement, sans me départir de mon regard hautain que je posais alors sur elle en cet instant et depuis un bon moment déjà. Mentionnant un trait de mon caractère qui était on ne peut plus détestable, ce qui en ajoutait au fait que pour ma part je l’aimais terriblement, je lui fis remarquer que cela aussi quelqu’un aurait du se charger de le lui apprendre. La voyant mimer le fait de vomir, je restais sans mot dire et sans bouger, me contentant de la regarder comme si elle n’était qu’une vulgaire gamine qui jouait inutilement la comédie devant moi, sans que je ne lui accorde le moindre intérêt. Il était déjà énorme, à mes yeux, que je prenne la peine de la regarder à cet instant précis. Elle ne valait vraiment pas le coup d’œil et était d’un ennuie assez atroce. Que l’on me sauve de l’ennuie avant que je ne meurs de lassitude devant cette fille sans le moindre intérêt ! Continuant malgré tout de parler avec elle, je ne pu m’empêcher de lever les yeux au ciel, lorsque je réalisais qu’elle voulait toujours avoir raison. Sur ce point, elle était toujours la même, mais en pire si tant est que ce soit possible. Je détestais plus que jamais les gens de la sorte, Et ce, pour la simple et bonne raison que j’étais moi-même ainsi, ce qui ne pouvait donc mener qu’à des conversations houleuses mais ennuyeuses à souhait, durant lesquels nous voulions être celui qui aurait toujours raison et qui aurait donc le dernier mot de la conversation. Si dans le passé je m’étais souvent amusé avec Vanillé pour savoir qui aurait le dernier mot, de nos conversations que je jugeais alors un tant soit peu intéressantes et digne d’intérêt, à présent je ne pensais plus du tout pareil. Non, maintenant, je n’avais qu’une envie : qu’elle cesse cela et accepte que j’ai raison et non elle. « Ben faut bien qu’il y ait sur terre des gens hautain par leur intelligence, ce qui n’est pas ton cas… Toi tu te contente de ton statut de riche et de ta beauté. Moi de mon intelligence et ma beauté ! Chacun son truc ! Et tu sais parfaitement que je veux avoir le dernier mot ! » Croisant son regard narquois et moqueur, je serrais les dents avec force, sans pour autant m’énerver, songeant alors que cela lui aurait fait bien trop plaisir. Or je ne le voulais vraiment pas ! Plutôt mourir que de lui faire ce plaisir aussi infime soit-il.

Souriant à mon tour d’un air faux mais terriblement moqueur et hautain à mon tour, je lui adressais un regard narquois. « Comme c’est beau de voir les jeunes et leur espoir insensé ! Mais ce que j’aime le plus c’est toujours la chute ! Aaah le moment où la jeune personne réalise qu’en fait elle est bien loin du compte et tellement plus basse que terre finalement et que de ce fait, elle retombe violemment et douloureusement sur terre. Oh s’il te plaît le jour de ta chute fais moi signe que je puisse me délecter du spectacle ! » Lâchais-je d’une voix faussement émerveillée en regardant les nuages avant de reposer un regard froid sur elle, tout en retirant le faux sourire niais de mes lèvres, pour la regarder d’un air peu intéressé mais franchement froid, noir et distant. Et malgré tout cela, je l’invitais plus ou moins à entrer chez moi la minute d’après, la regardant ainsi se faufiler dans ma villa tout en me demandant si j’étais devenu artiste pour pouvoir m’offrir tout cela. Quelle imbécile … Comme si j’avais pu prendre le même chemin que mes parents. Plutôt mourir ! Nous installant dans le salon, j’entrepris de luis sortir un verre parce que dans le fond … je savais un tant soit peu me comporter en ôte. Lorsqu’elle eut malgré tout le culot de me traiter de bâtard, je lui lâchais froidement qu’à la prochaine remarque de ce genre, elle finissait hors de ma villa, sans le moindre espoir de retour alors. Je n’allais tout de même pas accepter de la laisser m’insulter de la sorte, pour n’importe quel prétexte que ce soit. Voyant son haussement d’épaules, j’osais espérer qu’elle avait comprit que je ne plaisantais pas le moins du monde et que la suite de nos échanges dépendaient plus ou moins d’elle. Encore un mot de travers et je mettais fin à tout cela en la jetant or de ma villa pour continuer ma vie sans elle, comme je l’avais fais durant les cinq dernières années de ma vie. Elle n’avait jamais été nécessaire à ma vie et maintenant moins que jamais ! L’entendant m’annoncer par la suite que je n’étais pas aussi con que mes parents, je levais les yeux au ciel. En cet instant, elle avait plus l’air de vouloir sauver les meubles en me faisant comprendre que je n’étais pas un con, plutôt qu’autre chose. J’avais pleinement conscience du fait que j’étais un con et un enfoiré fini et je ne faisais rien pour changer cela, pour la simple et bonne raison que j’étais on ne peut plus bien en étant de la sorte. Pourquoi changer alors que c’était toute ma vie que d’avoir un tel comportement ? Ce que je lui répondis d’ailleurs, en lui annonçant que j’étais bel et bien aussi con qu’eux ! « Tu peux pas être aussi con qu’eux… Vu comment tu les déteste… Tu devrais… Vouloir prendre un tout autre chemin qu’eux non ? A moins que ça se soit arrangé avec eux ? Ce que je doute fortement… Ton père est toujours aussi con qu’il y a cinq, six ans… » Levant les yeux au ciel, je m’enfonçais plus confortablement dans le fond du canapé sans la quitter du regard. « Je suis terriblement con mais pas de la même façon qu’eux alors ! Comment ça aurait pu s’arranger alors que je les déteste de plus en plus ? » Soupirant doucement, je me redressais légèrement en posant mes avant bras sur mes cuisses en la regardant toujours. « Comment tu sais, tu l’as vu ?

Parlant ensuite de on club, je fus surpris de l’entendre me dire qu’elle fréquentait souvent ce genre de lieux. Sans trop comprendre, je haussais les sourcils en lui demandant ce qu’elle foutait dans ces clubs. A son rire, je fronçais les sourcils en la regardant d’un air franchement dégouté. Les démonstrations de joie et tout autres sentiments de ce genre, l’on ne pouvait pas dire que j’aimais bien. Au contraire même, ça avait presque de quoi me filer la nausé. « Je fais partie d’une association… Pour démarcher plus ou moins les drogués… Je vais les voir et j’essaie de les faire décrocher, on a tout un programme, ça marche super bien, donc en général le soir je suis dans les rues, et j’ai aussi des gens que je vais voir, que je soutiens et que je harcèle plus ou moins pour leur faire cesser la drogue… Et pas mal de strip-teaseuse sont droguées… Mais ouais ton club… Ton videur… Tu ne pourrais pas lui dire de me laisser rentrer… j’en ai marre de rester dehors à lui taper causette moi… » Etrangement, ou non, je n’arrivais même pas à être surpris par cette nouvelle. Elle faisait en sorte de faire décrocher des drogués. Quant à savoir si elle ne pouvait pas entrer dans mon club … Cette gamine avait vraiment trop d’espoir. Elle devait pourtant bien se douter que maintenant moins que jamais, je n’allais la laisser entrer dans mon club en sachant qu’elle était mineure. Aussi étrange que cela puisse être au vu de mes agissements illégaux, je me forçais toujours à respecter les lois concernant mon club, sachant que j’y tenais trop pour accepter qu’il ferme en raison d’un non respect des lois. « Si mon videur te laisse entrer dans le club en sachant que tu es mineure, il est viré. Ca répond à ta question quant à savoir si je lui dirais de te laisser entrer ? Et de toute façon il est inutile que tu viennes démarcher auprès de mes strip-teaseuses. Aucune ne se drogue. Dans le cas contraire, je m’en serais rendu compte et elles auraient perdu leur place dans mon club. C’est assez clair ou je te l’écris noir sur blanc ? » Lâchais-je froidement, presque vexé de voir qu’elle pouvait croire que mes strip-teaseuses puissent se droguer alors que je m’étais moi-même battu pour sortir de là dedans. J’avais tout de même bien assez d’expérience pour découvrir lorsqu’une personne se droguait, plus ou moins régulièrement. Et penser le contraire, c’était faire preuve de grande bêtise selon moi, surtout pour quelqu’un comme elle qui connaissait mon passé. Lorsqu’elle continua la conversation pour me demander ce qu’il en était de mes amours, je fus surpris et presque gêné qu’elle aborde un tel sujet. Le seul à être vraiment sensible à vrai dire. Et ce, pour la simple et bonne raison, que j’avais bien du mal à accepter le fait que j’étais tombé éperdument et définitivement amoureux d’une femme. Cette femme si … Unique et parfaite à mes yeux. A penser autant à elle constamment, je me trouvais d’une niaiserie sans faille. Mais c’était plus fort que moi, malheureusement pour moi. Soupirant faiblement à l’idée qu’elle puisse se rendre compte du fait que je mentais sans la moindre gêne, je lui demandais alors ce qu’il en était pour elle et quelle fac elle faisait, préférant changer totalement de sujet pour détourner la conversation de ma petite personne.

« L’amour c’est pour tout le monde, pourquoi t’en ferait exception ? Car t’es insupportable ? Genre… Et l’argent… Pff laisse tomber les pouffiasses, au pire une bonne claque dans leurs gueule… ça leur fera peut être oublié le matérialisme et faire venir les sentiments et l’humanité ! Que c’est con une bourgeoise… Allez… Je te connais trop ! T’es amoureux ! De qui ? Elle s’appelle comment ? » Croisant son regard tendrement moqueur, je détournais le mien en soupirant doucement. Ce qu’elle pouvait être chiante c’était dingue de voir qu’elle n’avait nullement changé sur ce point là, si ce n’est pour empirer peut être. Oui elle avait empiré et sa curiosité était presque choquante, c’était dire. Détournant le regard, je regardais droit devant moi, fixant comme un point sur le mur, totalement perdu dans mes pensées. « Tu penses sérieusement que je vais me confier à toi ? Tout ce que je peux te dire c’est qu’elle est justement loin d’être une petite bourgeoise. » Isobel en bourgeoise ? Je la voyais bien dans ce rôle moi. A cette place oui … Mais à mes côtés, dans ma vie, près de moi, dans mes bras et dans mon lit. Mais en attendant elle bossait pour moi, en tant que pute. A un rang tellement inférieur, que j’en étais choqué. Elle méritait tellement, tellement, plus. « Hum… Faut croire que tu me connais… Fac de médecine… Seconde années, je devrais être en troisième année mais j’ai repiqué l’an dernier… Comme quoi même les génies ont des faiblesses… Mais je ne sais pas si je pourrais continuer l’an prochain… dix milles dollars l’année, c’est assez, hum énorme… Je pourrais avoir droit aux bourses mais vu que je travaille déjà pour payer loyer, bouffe et tout ben l’état m’a refusé, puis bon Chicago hein, je ne suis pas à Harvard… » Fronçant les sourcils, je tournais un vague regard vers elle, avant de me tourner à nouveau face au mur en soupirant doucement. « Pourquoi t’as foiré une année ? Sérieusement trouve-toi un mari riche. Tant qu’à faire un type assez vieux qui a déjà un pied dans la tombe. T’es en médecine, tu devrais pouvoir trouver un moyen de l’aider à mourir plus rapidement, pour toucher l’héritage. » Lâchais-je le plus sérieusement du monde en tournant un vague regard vers elle. « Tu fais quoi comme taffe ? Tu peux toujours trouver mieux non ? » Demandais-je alors, sans vraiment songer au fait que je me montrais un tant soit peu curieux à son encontre. Mais c’était plus fort que moi. J’étais vraiment curieux de savoir ce qu’elle était devenue en sachant que dans le passé, nous avions tout de même été très proches, presque comme un frère et une sœur. Plus proche que je ne l’étais à présent avec ma propre petite sœur, qui avait justement son âge. « Alors ? Femme de ménage ? Ou… Je ne sais trop quoi ? C’est quoi ? Une sorte de bonne à tout faire ? Ça doit être cool dans un sens… ta villa a l’air super grande… ou je me trompe ? » Levant les yeux au ciel, je finis par laisser apparaître un léger sourire en coin. « J’aurais tendance à appeler cela une femme d’intérieur, sans les liens du mariage ni même d’histoire de couple ! Et à ton avis pour ma villa … Tu crois vraiment que je pourrais me contenter d’une petite villa ? » Demandais-je moqueur avant de récupérer mon verre de coca et étendre mes jambes devant moi, sur le sol en soupirant de bien être. « Je te proposerais bien de te faire visiter mais c’est bien trop grand donc ça demande bien trop de marche ! »


You got curves like the ocean, gonna take it in slow motion got emotions that'll make it last. You got freckles on your shoulder. I've been dreaming that we could, dreaming that we could be sticking together. I got evidence cause every time I turn a corner, it's up against the wall and as the rest of the world fades out. As the rest of the world fades out.



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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Mer 1 Juin 2011 - 21:19

« On a du mal à se souvenir que tu n’es encore qu’une adolescente insolente. » Levant les yeux au ciel tout en soufflant franchement je ne pu m’empêcher de sourire. Il avait un de ces culots lui… Non mais franchement… A croire qu’il avait oublié qu’il avait eu mon âge cet abruti… non mais franchement… Peut être qu’une gifle lui ferait du bien… « Franchement, tu oses parler ? T’as eu dix sept ans je te rappel… Je dois te rappeler comment tu étais à cet âge là ? Bon alors… T’as rien a me dire je crois… » murmurai-je doucement en souriant pour me foutre de sa gueule, un sourire franchement bâtard, un sourire qui voulait dire, je t’emmerde et bien profond… Ouais, c’était bien ce genre de sourire que je portai a son encontre… Parlant alors de caractère, il m’énerva franchement, toujours à se la péter toujours à se la raconter, je ne pus m’empêcher de lui dire alors que contrairement a lui j’étais on ne peut plus intelligente que lui… Ce qui était vrai… Deux ans d’avance contrairement a lui… Et franchement… En fait je m’en foutais, mais il m’énervait… « Comme c’est beau de voir les jeunes et leur espoir insensé ! Mais ce que j’aime le plus c’est toujours la chute ! Aaah le moment où la jeune personne réalise qu’en fait elle est bien loin du compte et tellement plus basse que terre finalement et que de ce fait, elle retombe violemment et douloureusement sur terre. Oh s’il te plaît le jour de ta chute fais moi signe que je puisse me délecter du spectacle ! » Le regardant droit dans les yeux, je claquais légèrement ma langue contre mon palet tout en soufflant de façon audible. Il m’énervait a être de la sorte… réellement… Mais il n’était pas en position de parler… Réellement pas … Monsieur l’ancien drogué n’était pas en mesure de mon donner des leçons de moral…

« Heath, je ne crois pas que tu sois en position de parler… Ta chute fut sacrément violente à toi et j’y ai assisté pendant des années… La mienne ? Elle a eu lieu quand tu as décidé de me rayer de ta vie… Ne rêve pas trop, tu ne pourras pas y assister donc… » Dis-je d’une voix calme, très calme, trop calme. Je ne voulais pas m’énerver, je ne voulais pas a nouveau me prendre la tête avec lui… quelques minutes plus tard alors que je partais du moins que je voulais partir puisqu’il ne voulait pas de moi, il m’annonça alors que j’avais dix secondes pour rentrer. Chose que je fis sans perdre de temps l’embrassant sur la joue au passage. Lui demandant ce qu’il devenait, on partit alors sur le salon, lui passant par la cuisine pour prendre un verre et les remplir de coca. Lui annonçant alors qu’il était moins con que ses parents, oui après tout il ne pouvait pas être aussi con, il ne le pouvait pas…. On ne pouvait pas être aussi con qu’eux quand même si ? « Je suis terriblement con mais pas de la même façon qu’eux alors ! Comment ça aurait pu s’arranger alors que je les déteste de plus en plus ? » Levant les yeux au ciel, je le trouvai nul de faire cela… Ok il y avait plusieurs sorte de con mais quand même… En général on ne veut pas ressembler a ses parents, d’une quelconque façon que sa soit… Le voyant s’avancer en posant les coudes sur ses cuisses, je baissais un vague regard sur son visage. « Comment tu sais, tu l’as vu ? » Si je l’avais vu… Ce sale con n’avait jamais voulu me donner son adresse, j’ai mis cinq ans pour comprendre que je devais chercher le nom d’artiste et non le vrai nom… « Pas faux… Désolée… Ouais je l’ai vu enfin je lui ai parlé tout à l’heure… Je suis venu chez tes parents il y a quelques années, ils n’ont jamais voulu me donner ton adresse… Pareil tout a l’heure…Impoli, froid, un vrai connard… C’est en voyant le nom d’artiste de tes parents que j’ai compris… Et je t’ai trouvé… Cinq ans pour comprendre, pour un génie j’ai carrément honte… » Dis-je en écarquillant doucement les yeux me fichant de moi-même sous le coup. Franchement c’est clair que ça craignait…

toussant quelque peu, je vins alors a parler de son boulot. La pomme rouge, le patron, je lui parlais alors du pourquoi du comment je venais ou du moins tenté puisque son videur ne voulait pas me laisser rentrer dans son club tout ça parce que j’étais mineur… « Si mon videur te laisse entrer dans le club en sachant que tu es mineure, il est viré. Ca répond à ta question quant à savoir si je lui dirais de te laisser entrer ? Et de toute façon il est inutile que tu viennes démarcher auprès de mes strip-teaseuses. Aucune ne se drogue. Dans le cas contraire, je m’en serais rendu compte et elles auraient perdu leur place dans mon club. C’est assez clair ou je te l’écris noir sur blanc ? » Me grattant la joue, je le regardais longuement avant de rire légèrement. Oh le naïf… Il avait pourtant été drogué… Il savait ce que c’était… comment ne pouvait-il pas le voir ? J’étais on ne peut plus surprise sur ce coup la… Essayant de réfléchir un tant soit peu, je ne savais pas si je devais réellement lui dire… Il avait surement s’énerver… Oui il risquait de s’énerver de faire une crise pour cela… Peut être même qu’il me foutrait dehors pour lui avoir parlé de cela… Mais je n’en savais trop rien….Précaution ou pas ? « Non c’est très clair. Heath…Tu devrais peut être fouiller les sacs de tes strip-teaseuse… Je dis ça… mais je ne dis rien… » dis-je doucement en haussant les épaules comme pour lui dire que moi je m’en foutais, je n’étais pas le patron contrairement a lui et qui plus est ignorant de la situation de quelques unes de ces filles… Pathétique dans un sens de berné un ancien junkie… Parlant alors de sa vie, je lui demandais alors s’il avait une femme et s’il était amoureux, je voulais savoir j’avais toujours été curieuse… Encore plus quand je tenais a la personne… Et je tenais a Heath…

« Tu penses sérieusement que je vais me confier à toi ? Tout ce que je peux te dire c’est qu’elle est justement loin d’être une petite bourgeoise. » souriant en coin, je fus ravis d’apprendre qu’il aimait plus ou moins une non bourgeoise. C’était ce qu’il y avait de mieux pour un homme comme lui, je pense… Oui, cette fille devait être belle, j’en suis sûre… Heath avait bon gout, je présume… « On parlait beaucoup à l’époque… Ce n’est pas comme si tu ne me connaissais pas Heath… Loin d’être bourgeoise ? Elle fait quoi comme métier ? Tu mérites le bonheur, tu l’as putain de mérité, la laisse pas filé hein… » dis-je doucement en lui lançant un regard presque autoritaire mais gentil tout de même. Je me souvenais de ces regards que je lui faisais petite alors que nous étions sur le lit a bouffer des pizzas, ou bien même a table, ou même n’importe ou dans le studio… A chaque fois je faisais ma têtue, mais mine de rien, dès qu’il me donnait un ordre je lui avais toujours obéit… Je n’avais jamais râlé, non jamais… Mais le regard suffisait parfois quand je voulais le taquiner un tant soit peu… Des souvenirs assez plaisant dans le fond. Me parlant de mes études, il visa bien entendu juste en parlant de médecine… Je ne perdis pas de temps pour lui dire alors ma situation… « Pourquoi t’as foiré une année ? Sérieusement trouve-toi un mari riche. Tant qu’à faire un type assez vieux qui a déjà un pied dans la tombe. T’es en médecine, tu devrais pouvoir trouver un moyen de l’aider à mourir plus rapidement, pour toucher l’héritage » Le regardant choquée, j’entrouvris la bouche, ne sachant pas s’il était réellement sérieux, ou si vraiment il était clairement en train de me dire de me trouver un mari… Vieux… Non mais il était sérieux là ? « Tu fais quoi comme taffe ? Tu peux toujours trouver mieux non ? » Le regardant surprise, je fermai lentement ma bouche, en souriant nerveusement, passant ma main dans mes cheveux. C’était plus complexe que je ne le pensais de parler de soi au fond… Trop difficile oui… Je n’en revenais pas… Inspirant doucement je me pinçai les lèvres en détournant un regard me laissant tomber dans le fond du canapé. Tournant un regard de l’autre côté je croisai mes bras sur ma poitrine, signe que je me renfermai sur moi et que je ne voulais pas réellement parler de moi…

« Dans un lycée… Femme de ménage… Je bosse tous les matins pour nettoyer salle de classe et toilettes… » dis-je d’une traite en déglutissant longuement. J’en avais littéralement honte… Je pouvais très bien être la petite lycéenne… Et non je nettoyais ces chiottes immonde, salasse comme jamais… J’étais simplement la pauvre de base qui essayait de s’en sortir… A dix sept ans il est rare de trouver un bon boulot… « Trouver autre chose ? En fac de médecine, on dissèque les corps le soir, même voir la nuit, on bosse et on rend notre rendu au petit matin… Donc je dois forcément avoir un boulot le matin… Et a dix sept ans… Il est rare que je trouve un bon boulot… » Rajoutai-je doucement en tournant un vague regard vers lui. Pourquoi j’avais foirée une année… C’était… On ne peut plus clair a mes yeux qu’au siens… Quinze ans… Le manque de mon frère, la solitude, les regrets, le passé…. Le manque d’amour… Une vie de merde… Je me sentais tellement fautive de son départ, qu’avais-je fait ? Ou que n’avais-je pas fait ? Toutes ces questions me trottaient en tête… C’était tellement douloureux et tellement… soupirant doucement je passais ma main sur la nuque me tournant les piercings en douceur. « J’avais quinze ans… Nathanaël… N’était plus là il est parti comme un voleur… Surement ma faute… Pendant toutes ces années je vivais avec lui, je l’ai vu… Se droguer… J’aurais surement … dû agir, mais a la place de sang, je lui filais ces cachets ses doses, bref… tu le sais… et je me sens fautive… Je n’étais pas bien, les galères pour payer la fac, le loyer du studio… Mon père qui a refait sa vie et ne me parle plus… Bref, vie de merde hein… Et… Oublie le mari riche… Je pourrais le tuer simplement d’une piqure… Une petite bulle d’air dans le sang, ni vu ni connu et il meurt… Mais a quoi bon ? Je ne suis pas une tueuse Heath… » Dis-je doucement en plongeant mon regard dans le sien hochant doucement la tête avant de détourner le regard vers la table tout en préférant changer de sujet. Oui, le changement de sujet c’était ma spécialité ça… passer du coq à l’âne… Lui demandant alors si c’était une femme de ménage qui m’avait ouvert et si sa villa était grande, je tournais rapidement un vague regard vers lui.

« J’aurais tendance à appeler cela une femme d’intérieur, sans les liens du mariage ni même d’histoire de couple ! Et à ton avis pour ma villa … Tu crois vraiment que je pourrais me contenter d’une petite villa ? » Le regardant se pencher pour récupérer son verre de coca, je suivis lentement le mouvement en baissant mes yeux sur sa main si masculine et plutôt belle, le suivant a nouveau quand il se mit bien au fond de son canapé en étendant les jambes devant lui. « Je te proposerais bien de te faire visiter mais c’est bien trop grand donc ça demande bien trop de marche ! » Souriant en coin je lui lançai un regard assez moqueur avant de prendre à mon tour mon verre de coca, en buvant lentement avant de m’enfoncer dans le fond du canapé tout en regardant droit devant moi. Sa villa était belle, mais la visiter… Bof peu pour moi. Puis bon, je ne voulais pas non plus le déranger plus qu’outre mesure… Passant ma langue sur mes lèvres bloquant mon piercing entre mes dents, je tournai lentement un regard vers lui. « Je vois ouais… Si ça te soulage un tant soit peu tu dois surtout bosser toute la nuit non ? Donc la journée tu dois pas mal dormir… Et non je te vois bien dans une grande villa… T’es en mode fainéant ? Marcher c’est bon pour la santé… Mais bon je m’en fou, voir ton salon et ta cuisine me suffit…. Tu sais que moi j’ai l’habitude des petits logements… Rien que ta cuisine a l’air plus grande que le studio ou je vis… Ben… Le même studio quand tu venais quoi… » Soufflai-je doucement en buvant a nouveau une gorgée de coca. Posant le verre je passais ma main sur mon visage en soupirant longuement. Je ne savais pas quoi faire, quoi dire, je ne savais pas comment faire avec lui, j’avais toujours peur de mal faire avec lui-même petite, je me souvenais parfaitement de réfléchir avant de parler avec lui… Heath était un être complexe. « T’arrives à vivre… Seul ? T’en as pas marre de la solitude ? Je ne sais pas comment tu fais… Moi je n’aime pas rentrer au studio et me retrouver seule… C’est monotone… C’est trop… Calme… » dis-je doucement en me pinçant les lèvres. Trop calme depuis que tout le monde était parti, trop calme depuis que mon frère m’avait quitté… Ou était-il ? Pourquoi était-il parti ? Je me le demande bien… Il me manquait tellement…
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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Mer 22 Juin 2011 - 19:21

Ce qui est au passé ...
Appartient au passé.



« Franchement, tu oses parler ? T’as eu dix sept ans je te rappel… Je dois te rappeler comment tu étais à cet âge là ? Bon alors… T’as rien a me dire je crois… » Ses paroles ajoutées à son sourire outrageusement moqueur, je du lutter pour contenir ma colère et ne pas perdre le contrôle pour de bon, en levant la main sur elle. La frapper ne serait vraiment pas du plus bel effet. Premièrement c’était une femme. Bien que le terme de femme ne semble pas la décrire à mes yeux. Et secondement, elle n’était encore qu’une adolescente, bien loin de la majorité encore. Certes, à peine plus jeune qu’Isobel … Mais à cet âge là il était bien connu que deux ans ça représentait un véritable fossé. A présent que Vanillé était plus ou moins de retour dans ma vie, j’avais la sensation que celle-ci n’était plus composée que de filles et non de femmes. La femme de ma vie, une sœur et … Une ancienne connaissance, toutes les trois mineures. Génial. Quelque chose devait sacrément clocher chez moi ou je rêvais complet. Heureusement que je n’embauchais dans mon club, que des femmes bel et bien majeure, dont tous les papiers étaient en règle. J’étais déjà assez proche du détournement de mineure comme cela, en était tombé amoureux d’une fille qui venait à peine d’avoir dix neuf ans. Mais certains affirmaient que l’amour ça ne se choisissait pas. C’était là la preuve flagrante. J’étais tombé amoureux d’elle et pas d’une autre, point final. « J’ai eu dix sept ans ? Woaw bravo tu m’apprends quelque chose. Rappel le si ça te chante c’est du passé. » Lâchais-je froidement en retombant sur terre, me rappelant avec brutalité que je refusais de lui laisser avoir le dernier mot. Plutôt mourir que de me taire et la laisser parler la dernière, sur quel que sujet que ce soit, même la chose la plus banale qui soit. Pour cela, ça ne changeait pas de notre passé en commun. L’un comme l’autre, nous avions toujours tout mit en œuvre chacun de notre côté, pour être celui qui aurait le dernier mot lors de nos diverses conversations plus ou moins passionnantes et avec plus ou moins d’intérêts. Au final, il fallait toujours que son frère nous fasse arrêter tant nous étions finalement, tout aussi puéril l’un que l’autre. J’avais beau être plus âgé qu’elle de plusieurs années, à l’époque j’étais tout aussi con qu’un jeune adolescent. Mais à présent, cinq ans plus tard, je n’étais plus du tout le même. Fini l’insouciance, les conneries, les délires, tout ça. Non seulement j’avais changé physiquement et de façon flagrante mais aussi, du point de vu de mon caractère et tout ce qui s’ensuit. J’avais parfois même l’impression d’avoir dix ans de plus que ce que j’avais réellement. Les gens de mon âge envisageaient à peine de se poser dans une relation stable tout en continuant de s’amuser et profiter de la vie. Moi, j’avais déjà bien assez profité de cette foutue vie et n’en n’avait, au final, que retiré le pire. Au final, je préférais m’épuiser au travail et me noyer sous des liasses de billets. Je préférais passer des heures seul à ne rien faire et écouter un silence presque pesant, plutôt que de me retrouver dans des soirées en petit comité avec quelques amis. Je ne buvais pas pour m’amuser mais pour oublier. Je ne sortais pas en boite ou dans des clubs pour m’amuser mais pour évaluer la concurrence voir, trouver de nouvelles employées à qui je pouvais offrir gros. Je n’allais pas voir les putes pour coucher mais pour m’assurer qu’elles faisaient correctement leur boulot et me rapporteraient bien de l’argent en fin de soirée. Bref, rien de plaisant dans ma vie si ce n’est l’argent et à mes yeux c’était déjà bien assez. Surtout en sachant que certains donneraient de leur vie pour être à ma place. Sans se douter que je donnerais tout ce que j’ai pour être enfin heureux.

« Heath, je ne crois pas que tu sois en position de parler… Ta chute fut sacrément violente à toi et j’y ai assisté pendant des années… La mienne ? Elle a eu lieu quand tu as décidé de me rayer de ta vie… Ne rêve pas trop, tu ne pourras pas y assister donc… » Cherchait-elle à m’atteindre de cette façon ? Sans doute que oui. Mais elle avait l’air de ne pas comprendre qu’il était tout bonnement impossible de me faire du mal à présent. Je ne m’étais pas forgé un cœur de pierre simplement pour le plaisir mais bel et bien pour éviter toute blessure. Et jusqu’à ce jour, ça fonctionnait plutôt bien. Enfin … Il y avait bien une personne qui pouvait m’atteindre sans trop de mal et ce n’était autre qu’Isobel elle-même bien entendu. Foutu amour qui rend les gens faibles et complètement stupides ! « Ma chute a fait de moi ce que je suis devenu. On ne peut pas dire que je le regrette. Loin de là même. » Dis-je d’un ton parfaitement égal même si l’un comme l’autre, nous savions que ma véritable chute avait été la mort de ma sœur. Faire mine que cela ne m’affectais en rien n’était pas des plus simples et pourtant j’étais passé maître dans l’art de la comédie, parvenant sans trop de mal à dissimuler toute émotion et plus encore, lorsque je parlais d’un sujet pourtant un tant soit peu sensible. Le plus difficile des sujets étant bien entendu, la mort de celle qui avait mon tout pendant les vingt deux premières années de ma vie. A présent c’était terminé puisqu’elle m’avait quitté pour de bon, ne laissant qu’une ombre derrière elle, un type pas foutu de trouver le bonheur mais qui, au contraire, semblait le fuir comme pour se punir. Me punir … Mais de quoi ? D’être vivant alors qu’elle-même n’avait pas cette chance ? C’était idiot sans doute mais je n’avais jamais prétendu être intelligent sur ce sujet des plus sensibles. « C’est dommage … Ca devait être vraiment très drôle et très plaisant à voir ! Tant pis, je me rabattrais sur la prochaine idiote de ton âge qui n’aura pas encore connu les chutes cruelles qu’offre la vie. » Ajoutais-je d’un ton narquois en lui lançant un bref regard totalement inintéressé. Finissant par la laisser entrer chez moi au moment où elle partait alors que je n’avais de cesse de le lui demander, je la conduisis sans trop attendre jusque dans le salon où je lui servis un verre de coca, surpris de l’entendre mentionner mes parents. Me comparer à eux. Il fallait vraiment être stupide. Même si je leur ressemblais bien plus qu’il ne le faudrait. J’étais imbu de ma personne, malin, hypocrite, menteur, manipulateur, égoïste et outrageusement riche. Mais ça s’arrêtait là. Contrairement à eux, je ne voulais pas maintenir l’image d’une famille unie et parfaite. Je voulais plutôt inspirer la peur et le dégoût. Et j’y arrivais haut la main, ce dont je me réjouissais encore et encore ! De plus en plus même. J’étais fou de moi-même, c’était dire ! Parlant donc de mes parents, je m’avançais quelque dans le canapé que j’occupais, pour poser mes coudes sur mes cuisses et mon menton sur mes mains, la regardant quelque peu. « Pas faux… Désolée… Ouais je l’ai vu enfin je lui ai parlé tout à l’heure… Je suis venu chez tes parents il y a quelques années, ils n’ont jamais voulu me donner ton adresse… Pareil tout a l’heure…Impoli, froid, un vrai connard… C’est en voyant le nom d’artiste de tes parents que j’ai compris… Et je t’ai trouvé… Cinq ans pour comprendre, pour un génie j’ai carrément honte… » Peu surpris d’entendre ce genre de paroles au sujet de mes parents, je haussais quelque peu les épaules d’un air peu intéressé, détournant le regard d’elle en soupirant doucement. « Trop de gens souhaitent ma mort pour que je me permette de mettre ma propriété à mon nom. Et puis ça les arrange bien que je fasse mine d’être assez proche d’eux pour prendre leur nom de scène. Mais je devrais sans doute les remercier de les avoir ralenti dans ton avancement jusqu’à moi. Toi aussi tu devrais d’ailleurs. Tu serais arrivée il y a quelques années, que je t’aurais fais tuer. » Lâchais-je le plus sérieusement du monde en coulant un regard en coin dans sa direction pour aviser de sa réaction, espérant qu’elle aurait pour effet de la refroidir un tant soit peu. Etais-je sérieux ? Hm … Qui sait ?

Parlant par la suite de mon club de strip-tease et du fait qu’elle désirait y entrer pour démarcher auprès de mes employées concernant la drogue, je lui fis remarquer qu’elle n’y entrerait jamais, étant mineure, et que de toute façon ce n’était pas utile le moins du monde. Si mes strip-teaseuses avaient été droguées, je m’en serais tout de même rendu compte, ayant moi-même subis les ravages de la drogue. Mais à trop être sûr de moi, sans doute que je finissais par me planter lourdement dans le fond. Je préférais ne même pas envisager une telle éventualité ! Ce serait un sacré coup dur pour moi. « Non c’est très clair. Heath…Tu devrais peut être fouiller les sacs de tes strip-teaseuse… Je dis ça… mais je ne dis rien… » Fronçant les sourcils à ces quelques mots, je tournais franchement le regard vers elle, la scrutant longuement pour chercher à discerner le vrai du faux dans ses paroles. Etait-elle clairement en train de me dire que mes filles se droguaient ? Ou le pensait-elle simplement ? « Est-ce que t’es clairement en train de me dire que Mes filles se droguent ? » Finis-je par demander d’une voix bien trop calme sans aucun doute, insistant sur le « mes » comme en signe d’appartenance très fort. Tellement fort … Que je n’hésiterais pas à les foutre dehors sans prévenir si je venais à apprendre qu’elles se droguaient. Je préférais m’épuiser et écumer toutes les boites de nuit, et autres, du coin, pour trouver de nouvelles strip-teaseuses, plutôt que d’accepter l’idée que certaines d’entre elles, bossant pour moi, se droguent. « T’es au courant que si j’en attrape une qui se drogue, elle se retrouve à la porte et sans le sou du jour au lendemain ? Mesure donc tes accusations avant de les lancer, en sachant que des filles risquent leur place. » Ajoutais-je d’une voix froide pour porter tout le poids de cette éventualité sur elle. Je n’avais pas la moindre pitié et j’en étais conscient. Je me foutais qu’elle passe le restant de ses jours à culpabiliser. Après tout, la mauvaise nouvelle venait par elle, ça ne serait donc que vengeance parfaitement loyale à mes yeux, même si dans le fond elle n’y était pour rien. Elle accusait donc elle payait. Rien de plus normal ! A mes yeux bien sûr. Et tout le monde savait combien j’étais horrible et injuste, je ne cherchais pas à le cacher à qui que ce soit. Parlant par la suite amour, je fus choqué de voir qu’elle désirait aborder un tel sujet avec moi, mais plus encore d’assister à autant de curiosité sur mon compte. Qu’est-ce que ça pouvait lui faire de savoir si j’étais amoureux et de qui ? Mais presque malgré moi, je lui lâchais le fait qu’il ne s’agissait en rien d’une bourgeoise. Oh non loin de là même puisqu’elle était obligée de vendre son corps pour vivre et pourtant, malgré mon amour pour elle, je la laissais faire encore et encore. Voir même, je l’incitais à continuer. J’avais une drôle de façon d’être amoureux. C’était tout moi ça ! « On parlait beaucoup à l’époque… Ce n’est pas comme si tu ne me connaissais pas Heath… Loin d’être bourgeoise ? Elle fait quoi comme métier ? Tu mérites le bonheur, tu l’as putain de mérité, la laisse pas filé hein… » Moi mériter le bonheur ? C’était comme de dire à un violeur multi récidiviste, qu’il méritait sa liberté. Certes cette comparaison était idiote. Mais tout cela pour signifier que je ne méritais en rien d’être heureux. Et encore moins lorsque l’on savait ce que je faisais subir à Isobel. « Il vaut mieux que tu ne saches pas ce qu’elle fait comme boulot. Il y a certaines choses qu’il vaut mieux que tu ne saches pas, tout court. Beaucoup de choses … Et crois moi … Si tu savais certaines de ces choses tu changerais radicalement d’avis sur le fait que je mérite le bonheur. » Répondis-je d’un ton franchement moqueur en la regardant en coin pour guetter la moindre de ces réactions.

Parlant ensuite de sa situation financière qui ne lui permettait pas de continuer ses études, j’avançais l’idée de se trouver un très vieux et très riche mari et l’aider à mourir plus rapidement l’héritage. Je ne plaisantais pas vraiment mais je n’étais pas non plus super sérieux. A elle de le prendre comme elle le voulait. Lui demandant ce qu’elle faisait comme boulot, je mentionnais le fait qu’elle pouvait toujours trouver mieux si ça ne lui suffisait pas. « Dans un lycée… Femme de ménage… Je bosse tous les matins pour nettoyer salle de classe et toilettes… » Surpris par le ton de sa voix et le fait qu’elle me lâchait ça comme une bombe, je n’eus aucun mal à comprendre qu’elle en était gênée. Certes je ne pouvais que la comprendre et j’avais pour habitude d’écraser un peu plus les gens qui avaient de tels emplois. Mais heureusement pour elle, ce n’était pas dans mes projets immédiats. Pas avec elle et pas maintenant du moins. « Trouver autre chose ? En fac de médecine, on dissèque les corps le soir, même voir la nuit, on bosse et on rend notre rendu au petit matin… Donc je dois forcément avoir un boulot le matin… Et a dix sept ans… Il est rare que je trouve un bon boulot… » Levant les yeux au ciel, je soupirais doucement. Ce qu’elle disait était idiot. Bien sûr à son âge et sans diplôme, elle ne risquait nullement de trouver un emploi qui payait plus que de raison. Mais elle avait tout de même toute une panoplie d’emplois à sa disposition. Il suffisait simplement qu’elle ouvre les yeux et cherche un peu. Après tout n’étais-je pas moi-même parvenu à m’en sortir à une époque, aussi courte soit-elle, lorsque j’avais commencé ma vie d’adulte ? Et tout ça sans le moindre diplôme en poche. C’était dire combien ça avait peu d’importance dans le fond. « En tant que femme de ménage, tu peux toujours chercher à travailler ailleurs que dans un lycée non ? Peut-être que des entreprises paient davantage pour ce genre de services. Et de bon matin il y a un tas d’emplois possibles. Les marchés, l’ouverture des fast food, certains restaurants et snacks qui proposent des petits déjeuners. Tu n’as pas suffisamment cherché c’est tout. Au pire … Vend de corps ! Prostitué ça rapporte. » Dis-je d’une voix d’abord calme avant de finir sur des mots claquants, signe que j’étais agacé de la voir aussi défaitiste. Ce qui était parfaitement vrai. Elle avait tout pour réussir mais elle comptait s’arrêter à cause de l’argent. Sans doute que je ne comprenais pas vraiment parce que pour ma part je n’avais pas le moindre problème de ce côté-là. « J’avais quinze ans… Nathanaël… N’était plus là il est parti comme un voleur… Surement ma faute… Pendant toutes ces années je vivais avec lui, je l’ai vu… Se droguer… J’aurais surement … dû agir, mais a la place de sang, je lui filais ces cachets ses doses, bref… tu le sais… et je me sens fautive… Je n’étais pas bien, les galères pour payer la fac, le loyer du studio… Mon père qui a refait sa vie et ne me parle plus… Bref, vie de merde hein… Et… Oublie le mari riche… Je pourrais le tuer simplement d’une piqure… Une petite bulle d’air dans le sang, ni vu ni connu et il meurt… Mais a quoi bon ? Je ne suis pas une tueuse Heath… »

Ne détournant pas mon regard du sien lorsqu’elle le plongea dans le mien, je continuais de la regarder longuement bien après qu’elle eut détourné la tête, réfléchissant à ses paroles avec intensité. Tout cela était vraiment … Sans queue ni tête. « T’es peut-être un petit génie mais parfois t’es terriblement stupide ! » Finis-je par lâcher d’une voix claquante tant elle venait de m’agacer. « Si Nath’ est parti c’est plus pour toi qu’à cause de toi. S’il a fait ça pour arrêter de se droguer, tu dois te douter qu’il a bien fait de ne pas rester à tes côtés pour ça, sachant ce que provoque l’arrêt brutal des drogues … » Lâchais-je d’une voix plus calme bien qu’étouffée par mes dents serrées. Je préférais ne même pas repenser à mon propre arrêt des drogues. Les sueurs froides, les angoisses, les nuits blanches, les cauchemars, les hallucinations, les crises de rage et de violence, les douleurs insupportables … Bref, ce fut une horreur que je ne souhaitais vraiment à personne. Une horreur que j’avais traversée totalement seul et dont je n’avais absolument jamais par la suite. Pour que l’on s’apitoie sur mon sort ? Plutôt crever que de supporter ça. « Tu peux toujours trouver quelqu’un qui le tuera à ta place ou le fera tuer. » Lorsqu’elle changea radicalement de sujet, j’en soupirais presque de soulagement, m’évitant ainsi de trop penser à l’une des périodes les plus difficiles de ma vie. Parlant alors de ma femme de ménage et de ma villa disproportionnée. « Je vois ouais… Si ça te soulage un tant soit peu tu dois surtout bosser toute la nuit non ? Donc la journée tu dois pas mal dormir… Et non je te vois bien dans une grande villa… T’es en mode fainéant ? Marcher c’est bon pour la santé… Mais bon je m’en fou, voir ton salon et ta cuisine me suffit…. Tu sais que moi j’ai l’habitude des petits logements… Rien que ta cuisine a l’air plus grande que le studio ou je vis… Ben… Le même studio quand tu venais quoi… » Levant les yeux au ciel, je lui adressais un bref regard moqueur. « Je rentre rarement chez moi avant six heures du matin et six ou sept heures de sommeil me suffisent amplement. Mais oui ça m’évite de m’épuiser à bosser une fois chez moi, inutilement. Etant devenu ce que je suis aujourd’hui, je m’imagine fort mal vivre dans un studio. Voir même un appartement ! Le même studio ? Il ne fait pas la taille de ma cuisine mais plutôt de la plus petite de mes salles de bain. » Ajoutais-je en lui adressant un nouveau bref regard moqueur l’air de rien, avant de détourner à nouveau le regard. « T’arrives à vivre… Seul ? T’en as pas marre de la solitude ? Je ne sais pas comment tu fais… Moi je n’aime pas rentrer au studio et me retrouver seule… C’est monotone… C’est trop… Calme… » Haussant un sourcil en la regardant, sans trop comprendre pourquoi elle me disait cela, je la regardais un moment. « On a qu’à vivre ensemble ! » Lâchais-je sérieusement avant de laisser apparaître un sourire en coin des plus moqueurs et narquois. La seule personne au monde qui me donnait l’envie de troquer ma solitude pour une vie à deux, c’était bien Isobel. Oh oui … Me réveiller à ses côtés chaque matin, la regarder dormir puis se réveiller, partager mon lit, ma vie, mes repas, mes douches avec elle. Tout … Je voulais tout partager avec elle. Même mon putain de compte en banque, c’était dire ! Soupirant doucement, je fermais un moment les yeux avant de tourner un bref regard vers elle. « J’aime vivre seul. Ne pas avoir de compte à rendre, pas d’obligation de tenir la conversation à qui que ce soit, pas de présence quotidienne lourde et pesante, pas de bruit … J’aime la solitude bien plus qu’il n’y a cinq ans. » Terminais-je en soupirant doucement et me calant dans le fond du canapé pour reposer ma tête contre le dossier de celui-ci. « En même temps j’ai toujours vécut seul pour ma part alors je suis habitué et je ne me vois pas changer cela. » Terminais-je en fronçant quelque peu les sourcils. Oui seul … Des parents totalement absents … Je n’avais longtemps eus que ma sœur. Mais elle était partie elle aussi. Pas de la même façon que le frère de Vanillé. Etait-ce pire ? Je n’en savais rien. C’était différent … Contrairement à moi, elle ignorait s’il était toujours en vie et si elle le reverrait un jour.


You got curves like the ocean, gonna take it in slow motion got emotions that'll make it last. You got freckles on your shoulder. I've been dreaming that we could, dreaming that we could be sticking together. I got evidence cause every time I turn a corner, it's up against the wall and as the rest of the world fades out. As the rest of the world fades out.



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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Ven 24 Juin 2011 - 11:24

« J’ai eu dix sept ans ? Woaw bravo tu m’apprends quelque chose. Rappel le si ça te chante c’est du passé. » Des claques, oui, des claques c’était tout ce qu’il méritait pour le coup… Serrant les dents, le foudroyant du regard malgré mes envies de faire plus ou moins la paix, puisque je n’aimais pas faire la guerre… Soupirant fortement comme pour lui montrer que j’en avais marre de cette discussion je lui lançais un regard las. « T’es con ma parole… Parfois je me demande comment tu as fait pour avoir ton bac et tes diplômes… surement l’argent comme pas mal de chose… » Méchante moi ? Pas le moins du monde… Je voulais simplement le toucher sur ce qui faisait mal, l’argent. Oui, il n’avait jamais aimé qu’on dise qu’il avait les choses grâce a l’argent de ses parents. Et c’était clairement ce que je venais de sous entendre pour le coupe. Mais pour le coup j’en avais rien a foutre de ce que je disais pour le blessé, il se montrait méchant, je faisais de même, ni plus ni moins ! Parlant de nos chutes a nous, je pus constater qu’il voulait assister à la mienne pour se délecter de ma souffrance. Connard ! Sans attendre je lui appris alors que pour ma part ma chute avait été faite le jour ou lui et mon frère avait cessé d’être dans ma vie. Il était clair que pour lui, ça ne lui avait rien fait… Je n’étais rien a ses yeux… Ce qui au fond me faisait terriblement mal… « Ma chute a fait de moi ce que je suis devenu. On ne peut pas dire que je le regrette. Loin de là même. » Le regardant de haut en bas tout en le détaillant longuement, je me mordis lentement les lèvres. Oui sa chute avait fait de lui ce qu’il était aujourd’hui, comme beaucoup de personne se sortant plus ou moins de la drogue. Heath était devenu plus froid, plus strict, plus… Tout, il s’était amplifié dans ces défauts en fait, ce n’était pas forcément un mal, mais ce n’était pas un bien pour autant… Il était ce qu’il était, ce n’était pas moi qui le supporterais comme mec, puisque je ne l’aimais pas. Enfin si, mais pas d’un amour… C’était… C’était une sorte… d’amitié, oui voilà un truc de ce genre en fait… « C’est dommage … Ca devait être vraiment très drôle et très plaisant à voir ! Tant pis, je me rabattrais sur la prochaine idiote de ton âge qui n’aura pas encore connu les chutes cruelles qu’offre la vie. » Le regardant longuement sans rien répondre, je n’avais rien a répondre de toute façon, je croisais les bras, préférant partir comme il me le demandait depuis tant de temps maintenant. Du moins quelques minutes… Lui lançant un dernier regard de dégout, je filais alors qu’il me demandait par la suite de rentrer. Heath était parfois plein de surprise, c’était surement ce que j’aimais le plus chez lui, de voir a quel point il pouvait nous surprendre… Passant ma langue sur mes dents, m’amusant alors avec mon piercing, je rentrais chez lui en parlant alors de ses parents. Parents totalement cons, certes Heath était un con mais pas autant et de façon différente que ces connards de parents tout de même…

« Trop de gens souhaitent ma mort pour que je me permette de mettre ma propriété à mon nom. Et puis ça les arrange bien que je fasse mine d’être assez proche d’eux pour prendre leur nom de scène. Mais je devrais sans doute les remercier de les avoir ralenti dans ton avancement jusqu’à moi. Toi aussi tu devrais d’ailleurs. Tu serais arrivée il y a quelques années, que je t’aurais fais tuer. » Le regardant un long moment sans broncher, je ne pu m’empêcher de rire franchement par la suite en posant ma main sur ma bouche comme pour m’empêcher de continuer de rire. Nom d’un chien, il s’y croyait vraiment… Me tuer… Je le savais sadique mais pas a ce point… est ce que je le croyais ? Pas le moins du monde, je savais qu’au fond de son cœur de pierre, se trouvait son petit cœur qui ne demandait qu’à être aimé… « A la rigueur, je préfère crever que de remercier tes parents… Non mais on aura tout vu… ah ça fait du bien de rire ! » Dis-je doucement en lui lançant un regard taquin comme pour le provoquer un tant soit peu. J’aimais bien faire ce genre de chose, tester les gens.. Parlant par la suite de son club et du fait que je voulais y entrer, il m’annonça clairement que ce n’était pas possible… soupirant fortement je lui annonçai alors que ces filles se droguaient plus ou moins. « Est-ce que t’es clairement en train de me dire que Mes filles se droguent ? » sa voix dangereusement calme, ne signifiait pas bon signe, je le savais parfaitement… il n’était même pas au courant que ces filles se droguaient alors qu’il avait pourtant été drogués… C’était tout de même surprenant non ? Un peu ouais… « T’es au courant que si j’en attrape une qui se drogue, elle se retrouve à la porte et sans le sou du jour au lendemain ? Mesure donc tes accusations avant de les lancer, en sachant que des filles risquent leur place » Haussant un sourcil, j’en avais rien a foutre moi qu’elles perdent leurs boulots…moi je galérais bien dans ma vie… J’étais peut être méchante, mais c’était la loi du plus fort dans cette putain de ville… Autant que je sois plus haute qu’elles… « Putain tu crains, t’es un ancien toxico et tu remarques même pas que certaines de tes filles se droguent… Tu crois que je poirote devant ton club pour draguer le vigile ? J’attends que certaines filles sortent… J’en ai rien a foutre qu’elles perdent leurs boulots ! Chacun sa merde… Au moins elles n’auront pas d’argent pour se payer des consommations a moi qu’elles se prostituent beaucoup le font… » soufflai-je doucement en haussant les épaules. Putain je m’en foutais en fait, mais complet alors qu’en fait, j’avais de la peine pour ces filles qui se droguaient et se rendait presque morte… Parlant par la suite d’une éventuelle fille qui lui plaisait, je fus contente de voir qu’au moins il avait quelqu’un en vue, il méritait tellement l’amour… Lui posant des questions, je cherchais a en savoir plus sur la dite fille…

« Il vaut mieux que tu ne saches pas ce qu’elle fait comme boulot. Il y a certaines choses qu’il vaut mieux que tu ne saches pas, tout court. Beaucoup de choses … Et crois moi … Si tu savais certaines de ces choses tu changerais radicalement d’avis sur le fait que je mérite le bonheur. » Haussant un sourcil tout en croisant les bras sur ma poitrine, je le regardais longuement en souriant faiblement. Je n’étais pas de nature curieuse en général, voir pas du tout, mais là il fallait l’avouer… Il me donnait envie d’en savoir plus, beaucoup plus. « Trop tard… annonce, je ne suis pas là pour te juger, ni la juger … Je ne suis personne pour juger on a tous notre vie, plus ou moins sale, ou propre… Quoi que tu fasses Heath, pour moi tu mérites le bonheurs, tu as traversé trop d’épreuve assez merdique dans ton adolescence… Tu sais que j’ai toujours été muette comme une tombe quand on me confie quelque chose… » soufflai-je doucement en le regardant droit dans les yeux pour lui faire comprendre qu’il pouvait me faire confiance, de toute façon a qui le dire ? Je m’en foutais de ça moi… Je voulais simplement l’écouter, savoir sa vie, lier quelque chose avec lui… Lui racontant alors plus ou moins ce que je faisais dans la vie, je lui appris mon métier en ayant plus ou moins honte. Laver des chiottes dans un lycée, il n’y avait rien de bien glorieux… Non vraiment pas… qui pourrait s’en venter ? a part un abruti. « En tant que femme de ménage, tu peux toujours chercher à travailler ailleurs que dans un lycée non ? Peut-être que des entreprises paient davantage pour ce genre de services. Et de bon matin il y a un tas d’emplois possibles. Les marchés, l’ouverture des fast food, certains restaurants et snacks qui proposent des petits déjeuners. Tu n’as pas suffisamment cherché c’est tout. Au pire … Vend de corps ! Prostitué ça rapporte. » Le regardant surprise de la fin de sa phrase, j’entrouvris lentement la bouche en la refermant aussitôt, choquée de cette annonce. Me prostituée… J’y avais déjà pensé… Faire l’amour ne me gênait en aucun cas… Mais autant être Escort girl dans ces cas là et ne pas faire les trottoirs… Je ne me voyais pas non plus coucher avec n’importe qui, des pervers en tout genre et tout ce qui s’en suit. Il était tout de même horrible… Vraiment ! Il me proposait ce genre de boulot, si tant est que ça soit réellement un boulot… Franchement c’était déroutant… Soupirant longuement tout en posant mes coudes sur mes genoux, je le regardais longuement en souriant faiblement. « J’ai cherché dans des entreprises, j’ai eu quelques entretiens mais à l’époque j’étais plus jeune et ils n’ont pas voulu de moi, trop jeune pas d’expériences etc… Les fast-foods… Ouais pourquoi pas, j’avais déjà cherché aussi, sauf que les horaires changent beaucoup et je ne peux pas avoir l’exclusivité sur les matins, je ne suis pas seule à bosser… Vendre mon corps ? J’y ais pensé… Beaucoup à la fac le fond… Le soir après les cours elles vont faire le trottoir pour payer le loyer etc… Mais… Je préfère à la rigueur Escort Girl… » soufflai-je doucement en plissant le nez, signe de dégout de ma part. Non mais vraiment…

C’était tout de même bizarre qu’il me propose ce genre de chose… Parlant d’autre chose, en venant alors à parler de mon frère et de ce que je ressentis pour lui il me proposa d’épouser un riche, un vieux et de le tuer. Comme si j’étais capable de ce genre de chose non mais on aura tout vu… Et puis quoi encore ? « T’es peut-être un petit génie mais parfois t’es terriblement stupide ! » Frissonnant au ton de sa voix, je me figeais quelque peu, en fronçant les sourcils. Il parait que les personnes intelligentes avaient parfois du mal avec tous ce qui était relations humaines, j’en étais la preuve humaine… On était doués dans les maths, dans les cours et ainsi de suite mais pour ce qui était de penser et de réfléchir correctement a des situations de la sorte, il parait que c’était plus dure. On ne pouvait pas tout avoir non plus… L’intelligence avait ces défauts comme ces avantages… « Si Nath’ est parti c’est plus pour toi qu’à cause de toi. S’il a fait ça pour arrêter de se droguer, tu dois te douter qu’il a bien fait de ne pas rester à tes côtés pour ça, sachant ce que provoque l’arrêt brutal des drogues … » Déglutissant longuement, je baissais vaguement mon regard sur mes genoux trifouillant mes mains les tournant dans tous les sens sur mes genoux comme une gosse qui se faisait engueuler, dans le fond c’était a peu près ce que j’étais… Une gosse qui se faisait gronder par son ainé… « Tu peux toujours trouver quelqu’un qui le tuera à ta place ou le fera tuer. » Fronçant les sourcils, ce type me faisait peur, non mais il était devenu si horrible que cela ? A vouloir tuer des gens ? Pour peu, j’étais carrément en train de me demander s’il n’était pas un tueur ou avait l’habitude de faire tuer des gens. Regardant autour de moi au cas où un tireur s’y trouverait, ça ne m’étonnerait pas. Heath pouvait parfois être surprenant… S’en était presque désolant… « Tu ne savais pas que les génies pour les relations humaines n’étaient pas forcément doués ? On n’est pas des robots Heath… Peut être que Nath est parti ouais… Mais cinq ans c’est long pour stopper la drogue… Il t’a fallut combien de temps toi ? Tu as l’air en pleine forme là… » soufflai-je doucement en évitant de le regarder préférant ne pas voir son regard noir qui me terrifié plus qu’autre chose. Je préférais le regard voilé par la drogue qui me regarde sans trop d’émotion… foutue habitude… Préférant changer de sujet, on en vint alors à parler de femme de ménage et de sa maison, ou plutôt demeure, manoir, ou dieu sait quoi … Parlant aussi de ses horaires de boulot et de sa fatigue… « Je rentre rarement chez moi avant six heures du matin et six ou sept heures de sommeil me suffisent amplement. Mais oui ça m’évite de m’épuiser à bosser une fois chez moi, inutilement. Etant devenu ce que je suis aujourd’hui, je m’imagine fort mal vivre dans un studio. Voir même un appartement ! Le même studio ? Il ne fait pas la taille de ma cuisine mais plutôt de la plus petite de mes salles de bain. » Levant les yeux au ciel je pouvais parfaitement voir son regard, il avait toujours aimé se moquer des gens ce vilain… Lentement je passais ma langue sur mes lèvres tout en souriant.

« Très drôle, j’ai pas envie de voir cette salle de bains… » Surement de marbre et j’en passe… Lui demandant alors si dans cette grande demeure il ne s’ennuyait pas tout seul. Après tout ça ne devait pas forcément être la joie tous les jours… « On a qu’à vivre ensemble ! » Surprise sous le coup, je me redressais quelque peu en lui lançant un regard surpris avant de sourire en coin. Heath… sacré Heath, il ne changerait donc jamais ? Il fallait que de temps en temps il fasse des blagues légèrement pourrie pour taquiner les gens. Il faisait toujours cela quand j’étais petite, au fond il n’avait pas si changé que cela, enfin, si tout de même… Voyant son sourire en coin, j’eus très vite confirmation, qu’il plaisantait. En même temps vivre avec lui ne me dé rangeait aucunement, on ne pourrait pas dire que sa soit si nouveau que cela… Certes en cinq ans les gens ont le temps de changer… Mais de ce que je me souviens d’étant gamine, Heath était quelqu’un de très poli, discret et il ne dérangeait pas souvent. Il n’était pas le moins du monde bavard, il était le colocataire parfait en quelque sorte. Combien de nuit avait-il passé au studio ? Je ne les comptais plus… J’avais l’habitude d’être avec lui… De me réveiller et d’en trouver un a côté de moi… En général c’était Nathanaël, il n’aimait pas trop quand ces potes drogués s’immisçaient dans le même lit que moi… Ce qui paraissait tout à fait normal à vrai dire… Mais il arrivait que parfois je me retrouve a coté de Heath. Pour ma part ça ne changeait strictement rien… Lui ou mon frère, c’était ceux avec qui j’avais le plus l’habitude de vivre… J’avais pratiquement directement connu Heath à mon arrivé ici, en fait, c’était comme un frère pour moi. J’avais vécut qu’avec un de mes trois frères, autant dire que Heath pouvait bien en remplacer un des deux pour le coup ! C’était Heath merde quoi ! Malgré le temps, il resterait a la même place pour moi… Rien ne changerait mais je savais que rien ne redeviendrait comme avant, c’était perdu d’avance… « J’aime vivre seul. Ne pas avoir de compte à rendre, pas d’obligation de tenir la conversation à qui que ce soit, pas de présence quotidienne lourde et pesante, pas de bruit … J’aime la solitude bien plus qu’il n’y a cinq ans. » Oui… C’était vrai, Heath avait toujours aimé la solitude, combien de fois l’avais-je vu calé dans le lit contre le mur a regarder par la fenêtre avec que mon frère et moi étions là ? J’avais toujours respecté cela, je n’étais pas non plus une sale gosse, surtout qu’à l’époque j’étais beaucoup plus discrète et je savais que parfois sous l’emprise de la drogue les gens réagissaient un peu… différemment … Je ne voulais pas leur faire de mal, me faire du mal… Mais ça m’avait toujours peiné de le voir si… Seul. Au fond l’argent ne faisais jamais le bonheur, je le savais parfaitement, Heath en était la preuve vivante, depuis que je le connaissais il n’avait jamais été réellement heureux. La drogue l’aidait, parfois il souriait, parfois il rigolait comme jamais et bizarrement dans ces moments là j’aimais le regarder, tout comme je contemplais mon frère. Ils étaient ailleurs dans une autre planète et même si j’étais anti drogue… Même si je les avais vus se détruire sous les multiples overdoses faites… Parfois j’étais contente de les voir un peu heureux. Mais j’étais jeune… Aujourd’hui j’étais grande, je vivais plus ou moins dans le monde des adultes et je pouvais voir les choses bien différemment…

« En même temps j’ai toujours vécut seul pour ma part alors je suis habitué et je ne me vois pas changer cela. » Souriant faiblement, je ne pouvais constamment m’empêcher de penser au passé. Lui venir chez nous, manger, faire le repas, s’occuper de moi comme si j’étais sa sœur, me donner des ordres, et ainsi de suite… Fais le ménage, fais la vaisselle, tu n’as pas fini tes devoirs… En fait il était carrément pire que mon frère pour ça qui lui me laissait autonome au vu du petit génie que j’étais. Parfois quand je rentrais chez moi avec des tonnes de devoirs et la grosse flemme de les faires je repensais toujours à ça… La télévision allumée, les garçons allongés sur le lit plus ou moins sous l’emprise de la drogue… Moi qui viens simplement leur faire un bisou a chacun pour dire bonjour et Heath qui m’ordonne de faire les devoirs avant d’aller sur l’ordinateur. Il avait toujours aimé donner des ordres… Je n’avais jamais sillé, toujours obéit… Il me manquait, tout comme mon frère me manquait… Heath était a mes yeux la famille… Un grand frère… Inspirant doucement, tout en souriant faiblement, je ne pus m’empêcher de lui lancer un regard attendrit, remplit de tendresse et d’amour. Amour ? Pas de l’amour amour, non, de l’amour fraternel, une sorte de sentiment comme ça… « Vivre avec toi ne me dérangerai pas… On l’a déjà fait … Plus ou moins… » soufflai-je doucement en souriant un peu plus essayant de ne pas trop y repenser. J’avais envie de pleurer pour le coup, pleurer de voir qu’aujourd’hui j’étais toute seule… J’étais tellement tactile, tellement…contact, j’avais terriblement envie de le prendre dans ms bras, comme avant, toujours comme avant, j’en avais marre de penser toujours au passé... pourquoi je n’avais pas de présent moi ? « La solitude a toujours été en toi c’est vrai. Tu es quelqu’un de solitaire, mais dans le fond, je suis sûre que tu as besoin d’une femme, de celle que tu aimes, avec elle tu ne le serais pas, même si tu te dis être le plus con, le plus enfoiré, ou bien même le plus solitaire… Je sais que dans le fond, tu es quelqu’un de bien, quelqu’un en qui on peut faire confiance quand on atteint ton cœur. Cette fille là… Elle ne sait pas encore ce qu’elle rate … » Murmurai-je doucement en le regardant longuement. Il méritait l’amour, le bonheur, la joie, d’être heureux avec tout ce qu’il avait vécut il en avait bien besoin… Je voulais tellement le voir épanouit et heureux, ne plus voir se froncement de sourcil, se petit plis et le voir si triste… Non… Je le voulais heureux mon Heath ! Inspirant doucement, sans même réfléchir, je me levais rapidement en venant m’assoir en douceur à ces côtés. Le prenant alors dans mes bras comme à l’époque je posais ma tête sur son épaule en inspirant fortement mon corps tremblant sous les larmes qui embrumé mes yeux, je n’y voyais plus rien. « Heath, c’est con, mais tu me manques, vous me manquez ! J’ai grandi avec vous, j’étais jeune… Tu as été comme un frère pour moi… Combien de fois tu t’es occupé de moi ? Je ne les compte plus. Et du jour au lendemain je me suis retrouvée seule… Abandonné, je savais que c’était pour votre bien…Et tu t’en es bien sorti je suis putain de fière t’as pas idée… Je sais que tu n’es pas tactile et que dans genre dix secondes tu vas me relâcher comme toujours, mais j’ai besoin… » sans finir ma phrase le serrant fortement contre moi, les larmes coulant, je me trouvais faible, je l’étais, je l’admettais, j’étais une fille d’une sensibilité hors norme, pire qu’avant… Reniflant doucement tout en serrant mes poings j’inspirais fortement alors que mon cœur s’emballait. « Je vais… Je vais peut être y aller avant que tu ne me vires de chez toi a coup de pieds aux fesses… » Soufflai-je en riant nerveusement essuyant rapidement mes larmes d’un coup de main.
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Une nuit, j'ai rêvé que j'étais Dieu.
Au matin, je réalisais mes rêves

MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Lun 11 Juil 2011 - 1:23

Ce qui est au passé ...
Appartient au passé.



« T’es con ma parole… Parfois je me demande comment tu as fait pour avoir ton bac et tes diplômes… surement l’argent comme pas mal de chose… » Serrant fortement les dents sous cette attaque des plus virulentes, je sentis le sang battre férocement à mes tempes tant elle venait de m’énerver au plus haut point en touchant un point franchement sensible. Elle savait parfaitement que c’était là mon point faible. A savoir, que je ne supportais vraiment pas que l’on dise que tout ce que je pouvais avoir aujourd’hui, était du à l’argent et uniquement l’argent. C’était comme tous ceux qui trouvaient le moyen de dire que j’avais ouvert mon club grâce à l’argent de mes parents. Autant dire que ça avait le don de me mettre hors de moi. Pourtant il fallait vraiment que je prenne sur moi pour garder un tant soit peu mon sang froid et ainsi éviter au maximum de commettre la moindre petite connerie qui serait toujours forcément de trop dans ma vie. Passant lentement ma langue sur l’intérieure de mes joues et de mes lèvres, je détaillais longuement Vanillé de mon regard noir et franchement assassin, finissant par laisser apparaître un sourire franchement froid et faux. « Tu seras ravie d’apprendre que je n’ai pas de diplôme. Heureuse ? Ca confirme le fait que je sois outrageusement con, stupide, sans la moindre culture général. Tu comptes fêter le fait que je sois idiot par rapport à ton petit génie ? » Demandais-je d’une voix franchement froide et dangereusement calme. Mieux valait qu’elle mesure ses propos si elle ne désirait pas que je la foute dehors sans autre forme de procès et sans le moindre espoir de retour. Je ne supportais pas que l’on se fiche même un tout petit peu de moi et ça ne changerait très certainement jamais, c’était certain. Et mieux valait qu’elle soit de suite mise au parfum pour éviter tout problème à l’avenir. A l’avenir ? Quel avenir ? Je ne comptais nullement avoir un quelconque lien avec elle pour les temps à venir ! C’était terminé tout ça. Elle faisait pleinement et uniquement partie de mon passé et j’avais marqué une croix rouge et bien épaisse sur ce putain de passé ! Autant dire que je ne comptais pas l’intégrer dans mon présent et encore moins dans un avenir plus ou moins proche ou lointain. La conversation continuant, je ne me privais pas pour la décevoir lorsqu’elle crut m’atteindre en mentionnant ma propre chute, alors que je venais clairement de dire que j’attendais sa chute à elle avec une grande impatience. Oh oui je rêvais du jour où elle se prendrait un mur en plein visage qui la ferait tomber à terre sans le moindre espoir de se relever. Moi j’étais tombé bas, très bas. Mais j’étais parvenu à me relever parce que j’étais une personne forte. Etait-ce son cas ? Je n’en savais rien à vrai dire. Ca restait encore à voir. Apprenant que j’avais raté sa chute, je ne pu m’empêcher de lui montrer combien j’étais déçu par une telle nouvelle, lâchant alors que ça devait être vraiment très drôle et plaisant à souhait. Histoire de bien marquer le coup à l’aide de ma gentillesse légendaire, j’en concluais sans me faire prier que je me rabattrais sur la prochaine idiote de son genre qui n’avait pas encore connue ça pour sa part. Mais au moment de la voir partir, je ne pus m’empêcher de me rétracter en lui disant d’entrer et vite avant que je ne change d’avis. Ce qu’elle fit sans se faire prier, prenant même la peine de déposer un baiser sur ma joue ce qui me donna plus l’envie de vomir puis la foutre dehors, qu’autre chose à la vérité.

Une fois installés dans mon salon, elle ne trouva rien de mieux que de me parler de mes parents. Grave erreur ! Je ne pu toutefois pas m’empêcher de lui dire qu’elle devrait sans doute les remercier. Car sans eux, elle serait arrivée chez moi bien plus tôt et je n’aurais pas été aussi calme qu’aujourd’hui concernant la réception qu’elle aurait reçue. La voyant rire pour toute réaction à mes paroles, je haussais un sourcil sans la quitter du regard, attendant qu’elle explique ce qu’elle trouvait de si drôle dans mes paroles et la situation actuelle. Je la trouvais culotée et idiote de trouver matière à rire alors que j’étais tout bonnement sérieux. « A la rigueur, je préfère crever que de remercier tes parents… Non mais on aura tout vu… ah ça fait du bien de rire ! » En effet ça fait du bien … Ahah ! Avais-je l’air de rire ? Pour ma part, pas le moins du monde. Toujours aussi sérieux et froid, je ne pu m’empêcher de soupirer doucement devant sa naïveté et je ne savais trop quoi d’autre. Quelque chose qui lui donnait l’envie de rire en ma présence alors qu’il n’y avait strictement rien de drôle. « Dommage que tu ne sois pas venue plus tôt alors. Je me serais occupée de ça ! » Lâchais-je le plus sérieusement du monde, sans l’ombre d’un sourire ou d’une envie de rire en la regardant longuement, finissant par me détourner pour m’installer plus confortablement dans mon canapé en regardant face à moi sans broncher un seul instant. Apprenant par la suite ce qu’elle faisait dans la vie, mais plus précisément concernant les personnes droguées mais plus encore les strip-teaseuses, je ne pu m’empêcher de tourner un regard froid et calculateur vers elle en lui faisant clairement comprendre que par sa faute, mes filles risquaient de perdre leur boulot si ce qu’elle disait était vrai. Prendrait-elle le risque de faire perdre leur place à des filles et les faire tomber dans la rue sans emploi et sans le sou ? Je penchais plutôt pour le non. Ce n’était pas son genre. J’avais même plutôt l’impression qu’elle tenait bien plus de l’ange que du démon à toujours vouloir aider et rendre service. Chose complètement stupide que je ne comprenais vraiment pas soit dit en passant ! Bien évidemment, comment aurait-il pu en aller autrement ? « Putain tu crains, t’es un ancien toxico et tu remarques même pas que certaines de tes filles se droguent… Tu crois que je poirote devant ton club pour draguer le vigile ? J’attends que certaines filles sortent… J’en ai rien a foutre qu’elles perdent leurs boulots ! Chacun sa merde… Au moins elles n’auront pas d’argent pour se payer des consommations a moi qu’elles se prostituent beaucoup le font… » Me redressant quelque peu dans mon canapé sans la quitter du regard, je posais à nouveau mes coudes sur mes cuisses et pressais mes mains l’une contre l’autre, les frottant avec lenteur en signe d’agacement et de contenue pour ne pas m’énerver malgré l’envie grandissante. J’avais la sensation qu’elle faisait tout pour me faire sortir de mes gonds et qu’au final, il se pourrait bien qu’elle y parvienne. « Bordel mais je t’emmerde ok ? » Lâchais-je d’une voix forte et claquante, redevenant l’ancien Heath le temps d’une seconde. Un Heath qui perdait les pédales, s’énervais et lâchais des insultes. Alors que le nouveau Heath restait sur la réserve, n’ouvrait la bouche que pour parler froidement et sèchement mais toujours de manière bien calculée et de façon faussement calme. Bref, elle avait pu apercevoir le Heath qu’elle avait connu. Le mauvais côté de ce Heath là bien entendu. Prenant une longue inspiration pour tenter tant bien que mal de me calmer et de redevenir moi, je détournais le regard en fermant les yeux avant de la regarder à nouveau. « Très bien ! Dans ce cas je vais faire une descente moi-même. Et s’il s’avère que certaines se droguent, les trottoirs de Chicago vont se remplir de putes qui ont besoin de s’acheter leurs putains de drogue ! » Terminais-je d’une voix légèrement tremblante sous la colère qui grondait en moi et semblait vouloir littéralement exploser.

Changeant rapidement de sujet, je regrettais presque de ne pas avoir continué sur la dangereuse lancée des drogues tant je supportais encore moins de parler amour avec qui que ce soit. Surtout pas avec elle qui osait me dire que j’avais droit à l’amour. Tu parles ! Tout le monde savait parfaitement que ce n’était pas le cas. Je ne méritais nullement d’avoir l’amour. Je ne méritais nullement que la femme de ma vie soit aussi parfaite que l’était Isobel. Je ne me fis d’ailleurs pas prier pour lui en faire la remarque. « Trop tard… annonce, je ne suis pas là pour te juger, ni la juger … Je ne suis personne pour juger on a tous notre vie, plus ou moins sale, ou propre… Quoi que tu fasses Heath, pour moi tu mérites le bonheurs, tu as traversé trop d’épreuve assez merdique dans ton adolescence… Tu sais que j’ai toujours été muette comme une tombe quand on me confie quelque chose… » Tournant un regard narquois vers elle, j’eus l’envie durant une seconde, de lâcher que j’étais juste un putain de maquereau qui recrutait des filles à la sauvette pour les foutre sur un trottoir et ce, peu importe leur âge. J’avais envie de lui dire que je savais être assez convaincant et tordu pour inciter certaines femmes à se prostituer alors que rien ne les prédestinait à faire une chose pareille. Mais devais-je le dire de cette façon ? Un peu de calme et de prise sur soit serait le bienvenue sans doute. Non pas parce qu’elle le méritait mais que pauvre petite j’allais la choquer. « Très bien tu veux savoir ? Tu veux vraiment savoir ? Mais sache que si j’ai une descente de flic je saurais qui a ouvert sa bouche. Je suis proxénète et elle bosse pour moi. Ca répond à ta question ? Et avec ça tu crois toujours que j’ai droit au bonheur ? Moi je ne pense pas non. Mais tu sais quoi ? Je le vis atrocement bien parce que bordel elle me ramène un max de tunes ! » Lâchais-je sur un ton on ne peut plus sérieux sans la quitter du regard comme pour bien faire passer le message, des fois qu’elle ne me croit pas et mette mes paroles en doute. D’un côté, je ne doutais pas qu’elle ne pouvait que me croire. Après tout rien ne poussait à croire que ce n’était pas le cas. Et puis le fait que j’ai un club de strip-tease pouvait laisser à penser que j’étais très tourné vers ce genre de chose. Allait-elle être choquée ? Très certainement ! J’osais l’espérer en tout cas. J’avais bien besoin de rire à mon tour … Continuant de parler l’air de rien, j’appris alors qu’elle avait du mal à vivre avec son seul salaire de femme de ménage dans un lycée. A mes yeux, c’était très certainement qu’elle avait mal cherché. Il ne pouvait en aller autrement. Tout le monde avait sa place et peu importait à quelle place. Je ne doutais pas qu’elle pouvait largement trouver un emploi plus gratifiant ou qui rapporterait plus. Elle était un génie oui ou merde ? Si moi j’étais parvenu à être ce que j’étais à présent sans diplôme, cela ne signifiait-il pas qu’elle-même pouvait arriver aussi haut ? Ou presque en tout cas ? « J’ai cherché dans des entreprises, j’ai eu quelques entretiens mais à l’époque j’étais plus jeune et ils n’ont pas voulu de moi, trop jeune pas d’expériences etc… Les fast-foods… Ouais pourquoi pas, j’avais déjà cherché aussi, sauf que les horaires changent beaucoup et je ne peux pas avoir l’exclusivité sur les matins, je ne suis pas seule à bosser… Vendre mon corps ? J’y ais pensé… Beaucoup à la fac le fond… Le soir après les cours elles vont faire le trottoir pour payer le loyer etc… Mais… Je préfère à la rigueur Escort Girl… »

Plissant les paupières, en réfléchissant longuement, je posais lentement ma tête sur le dossier de mon canapé en regardant le plafond sans vraiment le voir. En cet instant, je ne pouvais m’empêcher de penser à Owen. Il m’avait fait bosser dans sa boîte et en découvrant mon potentiel, m’avait gardé et pousser à ouvrir ma propre boite ou club, ou tout ce que je voulais. Pourquoi je pensais à lui en cet instant ? Tout simplement parce que j’avais l’impression d’être à sa place et que Vanillé c’était moi. Non pas que je la pousserais à ouvrir une boite ou autre truc de ce genre. Je n’étais tout de même pas aussi généreux que lui. Loin de là même ! Mais aurais-je la conscience tranquille si je venais à apprendre qu’elle cessait ses études faute d’argent alors qu’elle était capable de sortir bardée de diplômes en moins de temps qu’il n’en faudrait pour des gens normaux ? Non … Pour le coup je ne pourrais pas. Ne serait-ce qu’en mémoire du passé. Certes un passé que je voulais oublier plus que tout. Mais dans mon passé, elle était bien la seule chose de positive que j’avais connu. Merde j’étais vraiment trop bon ! « Bosser pour moi ? Pas en tant que strip-teaseuse puisque tu es mineure. Ni en tant que pute parce qu’apparemment ça te tente pas. Mais j’ai besoin d’une femme de ménage au club. Sur trois il y en a une qui compte arrêter. Apparemment laver les salles privées ça la débecte. De quatre heures à sept heures tous les matins du mercredi au dimanche. J’ignore ton salaire actuel mais je ne doute pas que tu toucheras le double. » Lâchais-je d’une voix sans timbre comme si je me contentais d’annoncer un fait sans intérêt et sans la moindre importance. J’osais espérer qu’elle allait calmer ses ardeurs et ne pas trop sauter de joie à cette proposition. Car je ne doutais pas qu’elle allait accepter. Comment refuser alors que je lui promettais tout de même une belle somme d’argent ? J’avais beau être le dernier des enfoirés sur cette terre, il n’en demeurait pas moins que je payais plus que bien toutes les personnes qui bossaient pour moi. Du moins les personnes qui bossaient pour moi de façon légale ! A savoir, les femmes de ménage, les strip-teases, les gardes du corps, les videurs et tous les autres bien entendu. Même les ripoux que j’avais à la bonne. Parlant ensuite de son frère qui avait disparu de la circulation peu de temps après que j’eus moi-même décidé de quitter le monde des drogués, je ne pu m’empêcher de lui faire remarquer qu’elle avait beau être un génie, elle était parfois stupide. Sans attendre, je lui fis donc remarquer que si Nath’ était parti, c’était tout simplement pour elle et non pas à cause d’elle. Simplement parce qu’au vu du comportement des drogués lorsqu’ils cessaient tout cela, c’était bien mieux pour elle qu’elle n’ait pas à assister à tout cela. « Tu ne savais pas que les génies pour les relations humaines n’étaient pas forcément doués ? On n’est pas des robots Heath… Peut être que Nath est parti ouais… Mais cinq ans c’est long pour stopper la drogue… Il t’a fallut combien de temps toi ? Tu as l’air en pleine forme là… » Moi, encore moi … Pourquoi ça revenait toujours à moi et à mon passé de drogué ? Je savais que cette petite m’adorait mais au point de toujours en revenir à moi, tout de même ! « Moi ? J’ai arrêté du jour au lendemain. J’ai cru que j’allais en crever mais apparemment non. Quant au sujet des relations humaines, ce n’est normalement pas moi qui suis le mieux placé pour donner des conseils là-dessus pourtant. » La voyant éviter mon regard, je ne pu m’empêcher de sourire un coin d’un air narquois. Dieu que j’aimais le fait que je puisse lui faire un tant soit peu. C’était foutrement bon de voir que ça fonctionnait encore !

Mentionnant ensuite la taille de ma villa et de son studio, je ne pu m’empêcher de me moquer d’elle pour ne pas changer, en lui faisant remarquer que son studio faisait plutôt la taille de la plus petite de mes salles de bains et non pas de la taille de ma cuisine comme elle venait elle-même de le dire. « Très drôle, j’ai pas envie de voir cette salle de bains… » Haussant un sourcil narquois, je ne pu m’empêcher de lever vaguement les yeux au ciel. « Je ne t’ai pas proposé de la voir. » Me contentais-je de dire franchement moqueur. Parlant ensuite quelque peu de ma solitude car je venais d’émettre l’idée, sur le ton de la plaisanterie bien entendu, qu’elle vienne vivre chez moi, je fus quelque peu choqué par son regard qui me donna la chaire de poule et l’envie de fuir sur le champ. Fuir alors que j’étais chez moi ? Plutôt crever ! Merde c’était à elle de fuir et non pas à moi ! « Vivre avec toi ne me dérangerai pas… On l’a déjà fait … Plus ou moins… » A ces paroles, je ne pu m’empêcher de lever les yeux au ciel en voyant combien elle pouvait encore vivre dans le passé. C’en était presque désolant. « Tu parles d’une époque où je supportais encore plus ou moins la présence des autres et où les autres pouvaient plus ou moins me supporter moi. Ca a changé ! » Me contentais-je de lui dire d’une voix las en haussant vaguement les épaules en signe d’agacement. « La solitude a toujours été en toi c’est vrai. Tu es quelqu’un de solitaire, mais dans le fond, je suis sûre que tu as besoin d’une femme, de celle que tu aimes, avec elle tu ne le serais pas, même si tu te dis être le plus con, le plus enfoiré, ou bien même le plus solitaire… Je sais que dans le fond, tu es quelqu’un de bien, quelqu’un en qui on peut faire confiance quand on atteint ton cœur. Cette fille là… Elle ne sait pas encore ce qu’elle rate … » Pourquoi les petits génies s’imaginaient-ils toujours avoir raison à propos de tout même sur des sujets pareils ? Dieu que c’était irritant ! « Bon sang le génie faut arrêter d’idéaliser les choses comme ça ! Je n’ai besoin de rien et de personne. Et dans le fond je ne suis pas un autre. Je n’ai rien de sympa, de compatissant ou de je ne sais quoi. Je suis jute moi, un enfoiré de première catégorie, froid et sans cœur. Tu veux d’autres adjectifs ou t’as compris à peu près ? » Demandais-je d’une voix irritée en lui lançant presque malgré moi un nouveau regard noir. La regardant se lever par la suite, je cru le temps de quelques petites secondes, qu’elle allait partir. Mais la voyant s’approcher de moi, je me figeais franchement, mon regard se faisant alors des plus paniqués. Lorsqu’elle s’asseyait sur le canapé près de moi, je tournais un regard franchement choqué vers elle, n’arrivant pas vraiment à croire qu’elle ait vraiment pu avoir le culot de s’approcher ainsi de moi et de s’asseoir à mes côtés comme si c’était la chose la plus naturelle qui soit alors que … Bon Dieu il n’en n’était vraiment rien ! Sentant ses bras s’enrouler autour de moi, je me figeais plus encore en plissant le nez, luttant contre l’envie féroce de la repousser sur le champ tant ce genre de contact avait le don de me faire fuir sans autre forme de procès. Pourtant, je restais immobile en songeant qu’elle en avait vraiment besoin. Pourquoi moi ? Parce qu’elle n’avait personne d’autre. Bon sang c’était quoi cette foutue manie de toujours avoir besoin de prendre les gens dans ses bras pour se rassurer ou je ne sais quoi ? Je ne comprendrais décidément jamais les gens de la sorte ! « Heath, c’est con, mais tu me manques, vous me manquez ! J’ai grandi avec vous, j’étais jeune… Tu as été comme un frère pour moi… Combien de fois tu t’es occupé de moi ? Je ne les compte plus. Et du jour au lendemain je me suis retrouvée seule… Abandonné, je savais que c’était pour votre bien…Et tu t’en es bien sorti je suis putain de fière t’as pas idée… Je sais que tu n’es pas tactile et que dans genre dix secondes tu vas me relâcher comme toujours, mais j’ai besoin… » Soupirant longuement, je levais quelque peu les yeux au ciel avant de me tourner à demi vers elle pour la prendre à peine dans mes bras, restant toutefois quelque peu figé et froid comme un glaçon tant ce genre de contact me faisais horreur. « C’est pas moi qui te manque. Le Heath qui te manque n’existe plus. Faut vraiment te faire à l’idée tu sais ? Et le nouveau Heath ne va pas t’aider et s’occuper de toi pour un oui ou pour non. Ce Heath là va plutôt te laisser dans une merde noire si ça lui apporte plus que de t’aider. » Soupirant longuement, je me détachais à nouveau d’elle, me reculant quelque peu sur le canapé pour m’échapper pour de bon à son étreinte. « J’ai tenu vingt secondes. J’ai compté ! » Lâchais-je presque dégoûté en plissant le nez et détournant le regard. C’était bien parce que c’était elle que j’avais fais l’effort de tenir vingt petites secondes. Une autre personne aurait put jurer de se suicider devant mes yeux que je l’aurais laissé faire plutôt que de la prendre dans mes bras ou autre connerie du même genre. « Je vais… Je vais peut être y aller avant que tu ne me vires de chez toi a coup de pieds aux fesses… » Souriant faiblement en coin, je lui lançais un nouveau regard narquois. « Si j’avais du te foutre dehors à coups de pieds au cul, crois moi que ça serait déjà fait ! Mais oui pars c’est une bonne idée. » Dis-je en me relevant pour qu’elle en fasse de même et parte. Sans me faire prier et sans attendre une minute, je filais en direction de la porte d’entrée, l’ouvrant et plissant le nez en voyant la pluie tomber à verses. Ouvrant grand la porte, je me reculais pour la laisser passer en lui lançant un bref regard. « N’oublie pas ton parapluie, évite de tomber malade de façon aussi stupide, n’oublie pas que je ne suis pas le seul méchant de la ville, ne tombe pas dans la drogue, fais gaffe aux garçons, révise tes cours, rate pas ton année, lâche pas la fac, arrête de trop fréquenter les strip-teaseuses et ne tombe pas dans la prostitution ! » Lâchais-je le plus sérieusement du monde en prenant une mine inintéressée avant de sourire quelque peu en coin, ayant fait ces stupides recommandations en souvenir de tous les autres que j’avais pu lui donner dans le passé. Histoire de marquer le coup puisque je doutais que nous nous revoyions par la suite. « Au revoir Vanillé ! »


You got curves like the ocean, gonna take it in slow motion got emotions that'll make it last. You got freckles on your shoulder. I've been dreaming that we could, dreaming that we could be sticking together. I got evidence cause every time I turn a corner, it's up against the wall and as the rest of the world fades out. As the rest of the world fades out.



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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Dim 17 Juil 2011 - 13:55

« Tu seras ravie d’apprendre que je n’ai pas de diplôme. Heureuse ? Ca confirme le fait que je sois outrageusement con, stupide, sans la moindre culture général. Tu comptes fêter le fait que je sois idiot par rapport à ton petit génie ? » Soupirant longuement en plongeant mon regard dans le sien, je secouais vivement la tête de façon négative en soupirant longuement « Non… Mais non ! Tu es loin d’être con Heath… Tu n’as peut être pas de diplôme, mais a l’époque tu… N’étais pas dans ton état… La drogue était présente… tu es vraiment loin d’être con, si tu l’étais tu n’aurais pas ce club de Strip-tease… Tu ne serais pas si riche, un abruti ne s’en sort pas aussi bien… » soufflai-je doucement en lui annonçant alors comment je l’avais trouvé. Simplement via ses parents en ayant un peu de jugeote dans la tête on s’en sort finalement… « Dommage que tu ne sois pas venue plus tôt alors. Je me serais occupée de ça ! » Levant les yeux au ciel, je le regardais longuement en me retenant de lui faire un Fuck, avant de réellement lui faire levant alors bien droit mon majeur accompagné d’un franc sourire bien ironique, qui disait en clair de fermer sa bouche. Oui, surtout il pouvait la fermer… Inspirant doucement en posant ma main sur ma cuisse je changeais littéralement de sujet, parlant alors des filles de son club qui se droguaient, mais bizarrement il avait l’air de ne rien avoir remarqué… Ce que je lui fis remarquer, car pour un ancien drogué ne pas voir ce genre de chose c’était tout de même bizarre…« Bordel mais je t’emmerde ok ? » Souriant en coin, je reconnu cette phrase que je connaissais forcément par Coeur ! « Oh… Je la connais cette phrase tiens ! » dis-je l’air de rien en souriant en coin. J’aimais bien lui montrer que je n’avais rien oublié de lui, non même malgré les années… « Très bien ! Dans ce cas je vais faire une descente moi-même. Et s’il s’avère que certaines se droguent, les trottoirs de Chicago vont se remplir de putes qui ont besoin de s’acheter leurs putains de drogue ! » Riant doucement sans pouvoir m’en empêcher, j’imaginais très bien les rues de Chicago se remplir de pute. Merde, il y allait avoir de la concurrence en plus pour les autres putes qui sont en train de vendre leur corps pour avoir de quoi vivre…

« Pauvre putes qui sont déjà en train de faire le trottoir, elles vont avoir de la concurrence… » soufflai-je doucement en souriant en coin. Autant je pouvais pleurer si on m’engueulait, autant parfois je pouvais me montrer froide et m’en foutiste… J’étais a double tranchant en fait, mais c’était tout de même rare… Puisque j’étais pratiquement comme ça qu’en compagnie de Heath, il m’avait plus ou moins immunisé… J’avais grandit avec lui après tout… Parlant de la femme qu’il aimait je le questionnais alors pour savoir ce qu’elle faisait dans la vie puisqu’il disait ne pas la mériter. Je ne voyais pas d’abord pourquoi il pensait un truc de la sorte… C’était totalement puéril ce genre de raisonnement non ? « Très bien tu veux savoir ? Tu veux vraiment savoir ? Mais sache que si j’ai une descente de flic je saurais qui a ouvert sa bouche. Je suis proxénète et elle bosse pour moi. Ca répond à ta question ? Et avec ça tu crois toujours que j’ai droit au bonheur ? Moi je ne pense pas non. Mais tu sais quoi ? Je le vis atrocement bien parce que bordel elle me ramène un max de tunes ! » Le regardant longuement surprise mais pas choquée, je me choquais à vrai dire moi-même de ne pas être choquée qu’il soit proxénète… ça aurait du me choquer non ? Mais non… Même pas… Comme si c’était normal… Comme si le fait qu’il obligé des filles a faire le trottoir comme si le fait qu’il soit un mac était normal… Une descente de flic ? Comme si j’avais la gueule a dénoncer les gens, surtout lui, il pourrait être un putain de tueur, violeur j’en passe que je ne le balancerai pas… Ma bonté me perdra surement un jour … Mais le pire dans tout ça c’était qu’il le vivait bien car elle lui ramenait un max de fric… C’était désolant de voir Heath en arriver à ça… « Proxénète… Je me surprends à ne pas être choquée… Tu sais que je suis une tombe… Je ne dirais rien, jamais… Je trouve ça même courageux d’être un mac. L’adrénaline, la peur d’être chopé par les flics… Mais tu sais… Ok, la femme que t’aime c’est une de tes putes… elle te ramène pas mal d’argent et tout, genre pute de luxe ? Tu aimes l’argent, mais aimes-tu à la savoir écarter les jambes sans fin le soir ? La savoir au lit avec d’autre que toi ? Prendre du plaisir sous les coups de reins d’un connard de riche qui est surement ton voisin alors que toi tu n’as que son fric et pas son corps ni cœur ? Heath… Réfléchis-y… L’amour c’est mieux que l’argent… »

Oui c’était mieux l’amour que le fric tout de même… Cette fille écartait les jambes constamment pour d’autre, il ne pouvait pas rester insensible tout de même non ? Parlant de mon job, de mon travail humiliant il chercha a me motiver pour trouver autre chose mais malheureusement ce n’était pas forcément dans mes cordes entre la fac et l’association je n’avais pas trop de temps pour moi… « Bosser pour moi ? Pas en tant que strip-teaseuse puisque tu es mineure. Ni en tant que pute parce qu’apparemment ça te tente pas. Mais j’ai besoin d’une femme de ménage au club. Sur trois il y en a une qui compte arrêter. Apparemment laver les salles privées ça la débecte. De quatre heures à sept heures tous les matins du mercredi au dimanche. J’ignore ton salaire actuel mais je ne doute pas que tu toucheras le double. » Ecarquillant les yeux surprise qu’il me propose clairement de bosser dans son club, j’entrouvris les lèvres en souriant quelque peu aimant entendre cela. Passant lentement ma langue sur celle-ci, je me pinçai les lèvres en passant ma main dans mes cheveux. « Je n’en doute pas moi non plus… J’accepte… je commence mercredi je suppose ? Je préviendrais le lycée… Je préfère laver des salles privées… Que des toilettes, crois moi les gens sont super crades… Pitié… Préviens ton vigile… » soufflai-je doucement en relevant un vague regard vers lui souriant faiblement. Femme de ménage pour lui c’était on ne peut plus gratifiant que de le faire dans un lycée… Oui largement mieux. Je préférais ça que de faire prostituée… Largement mieux quand même… Parlant alors de drogue mais surtout de lui, de comment il avait arrêté et s’il y était arrivé facilement je vis plus ou moins que mes questions le dérangeait un peu… « Moi ? J’ai arrêté du jour au lendemain. J’ai cru que j’allais en crever mais apparemment non. Quant au sujet des relations humaines, ce n’est normalement pas moi qui suis le mieux placé pour donner des conseils là-dessus pourtant. » Passant lentement ma langue sur mes lèvres, je plissais quelque peu les yeux en croisant mes bras sur mon buste tout en le regardant longuement. « Tu as eu du courage et un déclencheur… Normal que tu ais fait ça du jour au lendemain… » Soufflai-je doucement en le regardant longuement avant de parler de sa salle de bains qui était à elle toute seule plus grande que mon studio… J’aimais comme il aimait à se vanter … « Je ne t’ai pas proposé de la voir. »

Levant les yeux au ciel préférant ne rien répondre, j’inspirais longuement en cherchant a canaliser mes émotions. Il provoquait en moi colère et incompréhension, être si méchant était si … Méchant ! Je ne le comprendrais jamais en quoi cela pouvait bien lui rapporter d’être aussi mauvais avec les gens, si froid et si… Hautain, a croire qu’il n’avait que ça a foutre qu’on lui avait arraché son cœur… La mort de sa sœur l’avait réellement changé et pas forcément en bien, je m’en apercevais de plus en plus… « Tu parles d’une époque où je supportais encore plus ou moins la présence des autres et où les autres pouvaient plus ou moins me supporter moi. Ca a changé ! » Inspirant doucement en me pinçant plus ou moins les lèvres, je souriais faiblement en le regardant de haut en bas. C’était plus ou moins brutal comme changement, les gens changeaient et mois je n’évoluais pas pour autant… Préférant ne rien répondre je ne pus m’empêcher de lui dire que la solitude avait toujours fait parti de lui, il avait toujours été un peu solitaire, et dans le fond, ça, ça n’avait pas réellement changé. « Bon sang le génie faut arrêter d’idéaliser les choses comme ça ! Je n’ai besoin de rien et de personne. Et dans le fond je ne suis pas un autre. Je n’ai rien de sympa, de compatissant ou de je ne sais quoi. Je suis juste moi, un enfoiré de première catégorie, froid et sans cœur. Tu veux d’autres adjectifs ou t’as compris à peu près ? » Fronçant les sourcils en le regardant droit dans les yeux je détournais rapidement ceux-ci en me pinçant les lèvres. Pourquoi était-il obligé d’être si désagréable et si… Provocateur ? Pour moi il n’était pas froid, il n’était pas un enfoiré de première… Je savais comment il pouvait se montrer ! Je le savais parfaitement … Inspirant fortement en hochant brièvement la tête signe que je m’en fichais ou bien même que je ne préférais pas répondre, nous changeâmes plus ou moins de sujet. Me relevant je vint alors a ses côtés le prenant dans mes bras sans attendre lui murmurant qu’il me manquait et que je ne voulais plus réellement le perdre. Sentant au bout d’un moment ses bras se refermant sur mon corps je pris une longue bouffée d’air tout en le serrant de plus belle. « C’est pas moi qui te manque. Le Heath qui te manque n’existe plus. Faut vraiment te faire à l’idée tu sais ? Et le nouveau Heath ne va pas t’aider et s’occuper de toi pour un oui ou pour non. Ce Heath là va plutôt te laisser dans une merde noire si ça lui apporte plus que de t’aider. »

Fermant quelque peu les yeux j’inspirais fortement de voir que Heath avait réellement changé, il n’était plus le même, ou était le Heath que je connaissais ? Qui venait s’allonger avec moi dans le lit pour regarder la télévision et manger des viennoiseries ? Ou était celui qui me piquait des parts de pizza ? Qui changeait de chaine en me poussant du lit pour que je dégage mais qui riait par la suite ? Ou était le Heath qui m’aider à réveiller Nath quand il ne se réveillait pas malgré mes claques ? Le sentant me lâcher, un faible gémissement s’échappa alors de ma bouche. Je me souvenais des fois ou il me prenait dans ses bras pour me foutre sur le lit alors que je n’avais que sept, huit ans… Je vivais bien trop dans le passé et s’en était désolant. « J’ai tenu vingt secondes. J’ai compté ! » Souriant faiblement en voyant son visage se détourner et sa grimace, je baissais quelque peu le visage vers mes genoux tout en inspirant longuement. J’avais envie de parler mais ma gorge était bien trop nouée pour dire quoi que se soit… Raclant rapidement ma gorge je lui fis remarquer alors que je ferais peut être mieux de partir avant qu’il ne me foute dehors, oui se serait le mieux… « Si j’avais du te foutre dehors à coups de pieds au cul, crois moi que ça serait déjà fait ! Mais oui pars c’est une bonne idée. » Souriant en coin en le voyant se relever, je compris alors ce qu’il se passait, pas besoin d’être devin ou tout autre chose de ce style là. Il était en train de me dire que je pouvais bien partir… De toute façon il venait de me le dire, il aurait pu rire, mais Heath faire des blagues ce n’était franchement pas son style… Le suivant alors dans sa villa, on filait en sens inverse retournant alors dehors, ou la pluie battait toujours le sol a grande averse. « N’oublie pas ton parapluie, évite de tomber malade de façon aussi stupide, n’oublie pas que je ne suis pas le seul méchant de la ville, ne tombe pas dans la drogue, fais gaffe aux garçons, révise tes cours, rate pas ton année, lâche pas la fac, arrête de trop fréquenter les strip-teaseuses et ne tombe pas dans la prostitution ! » Entrouvrant la bouche surprise d’entendre de telles paroles, je mis un bon petit moment à comprendre le tout. C’était… Plaisant, je retrouvai là l’ancien Heath, celui que j’avais connu, celui qui m’avait vu grandir, celui avec qui j’avais grandi a vrai dire même…

Il était là, plus ou moins… Heath… Lui qui m’avait éduqué, qui m’avait forcé à faire mes devoirs quand j’avais la flemme, celui qui avait même signé mes papiers d’absence quand je n’allais pas en cours pour aller les voir à l’hôpital… Il avait été un frère pour moi, et il l’était toujours dans le fond… Mais ce qui était drôle dans tout ce qu’il disait c’était qu’il m’intimait de ne pas tomber dans la prostitution, lui le mac… Et la drogue, lui l’ancien Junkie… Heath était ce qu’il était et je l’aimais pour ça ! Il était quelqu’un d’important, un frère ! Une famille et je savais parfaitement que malgré ma pauvre faiblesse et mon petit âge je serais prête a tout pour lui, tout comme pour Nathanaël ou bien Jared et Stefan… Quatre hommes auxquels je tenais franchement beaucoup… « Au revoir Vanillé ! » Souriant faiblement en plongeant mon regard dans le sien, je m’avançai alors vers lui prenant mon parapluie dans ma main en me mordillant les lèvres. La rencontre fut courte mais plaisante malgré les pleures et les énervements… C’était Heath, je l’acceptais comme il était, je n’avais pas réellement le choix en fait… Souriant de plus belle je le pris une seconde fois dans mes bras mais d’un seul bras cette fois déposant alors un doux et tendre baiser sur sa joue en restant tout contre fermant alors les yeux en déglutissant longuement. « Merci… Merci Heath… De te préoccuper de moi, d’être ce que tu es… Tu as changé mais j’accepte la nouvelle version de Heath ! Tu es comme un frère pour moi, tu l’as toujours été ! Tu as été plus présent que mes deux autres grands frères… Merci … On se reverra bientôt… Au club… Qui sait… » Murmurai-je doucement en déposant un nouveau baiser sur sa joue avant de me reculer. Mettant son chapeau sur ma tête j’ouvris le parapluie m’engouffrant alors dehors sous la pluie battante sans me retourner, partant d’une allure simple la tête haute les larmes aux yeux. Je savais une chose. Je venais de le retrouver et je ferai tout pour ne plus le perdre. Je n’avais plus que lui…Nathanaël était surement mort, peut être pas, mais il fallait que je tourne une page… La vie était dure.
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MessageSujet: Re: Quand le passé vous rattrape... Heath & Vanillé   Dim 17 Juil 2011 - 14:37

RP terminé


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